Abdou Mbow interpelle Diomaye, Bassirou Faye sur le CSM, Madior Fall clarifie ses propos


Bonjour et bienvenue dans la matinale de Senego de ce vendredi 05 juillet 2024. Aujourd’hui, nous vous présentons les articles les plus débattus pendant cette nuit, avec une sélection qui reflète les préoccupations actuelles de la société sénégalaise.Dans une tribune, le député de Benno Bokk Yakaar (BBY) Abdou Mbow, met en lumière les préoccupations grandissantes de la population face à une gestion gouvernementale marquée par la confusion et les controverses.

« Les Sénégalais sont fatigués… l’arrogance est une étrange maladie », souligne-t-il, pointant du doigt les manquements perçus dans les premiers mois de cette administration. « Monsieur le Premier Ministre, les Sénégalais ont voté, ils ont élu Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Il est temps de vous y faire », insiste-t-il, rappelant l’importance de répondre aux attentes des électeurs sans s’enliser dans des querelles politiques stériles.

Abdou Mbow exhorte le Premier Ministre à abandonner les attitudes de campagne électorale et à se concentrer sur les véritables défis du pays. « Cent jours déjà, que le temps passe vite, pour des Sénégalais qui s’impatientent de vous voir vous atteler aux urgences de l’heure », déplore-t-il, appelant à une action résolue sur des questions cruciales telles que la Déclaration de Politique Générale (DPG), les réformes électorales, et la gestion de la vie chère.« Au-delà de ces cents jours, les Sénégalais peuvent être enclins à vous faire comprendre que l’arrogance est une étrange maladie », met-il en garde, soulignant l’importance d’écouter et de répondre aux besoins de la population plutôt que de s’enfermer dans une bulle de pouvoir déconnectée de la réalité.

Enfin, Abdou Mbow évoque la différence entre la gestion des affaires courantes et l’exercice du pouvoir avec intégrité et respect pour les institutions. « Une menace, une promesse, une insolence, une courtoisie : cette balance est celle des affaires. Pas celle du Pouvoir », conclut-il, invitant à une réflexion profonde sur les responsabilités et les exigences d’une gouvernance républicaine.

Lisez l’article complet sur SenegoLe président de la République Bassirou Diomaye Faye a tranché sur la question de sa présence au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) point sur lequel il n’y avait pas eu de consensus lors des assises sur la réforme de la justice.« Il m’est revenu que des magistrats ne sont pas d’accord pour que le président de la République quitte le conseil supérieur de la magistrature. Je tiens à préciser que je ne tiens ni en rester ni en sortir.

Je suis neutre par rapport au Conseil supérieur de la magistrature », a déclaré le président Bassirou Diomaye Faye.Le Chef de l’Etat recevait ce jeudi les conclusions des assises sur la Réforme de la justice au Palais de la République avec les acteurs.Bassirou Diomaye Faye précise qu’il ne fait pas du conseil supérieur de la magistrature une obsession.

Néanmoins, qu’il y a lieu de prêter une oreille aux magistrats, car il s’agit de leur indépendance. Il annonce que sa décision de rester ou non au CSM dépendra des arguments évoqués par les magistrats à l’appui de leur demande.« Si les arguments du plus grand nombre ont plus de poids par rapport à la pertinence, sachez que je ne resterai plus dans le CSM.

Et je n’en fais pas une obsession. Mais, je pense qu’il y a lieu de prêter une oreille attentive aux magistrats qui veulent que le président de la République reste au CSM, parce qu’après tout, il est question de leur indépendance. Mais, même si on les écoute, et que leurs arguments ne sont pas convaincants, je ne resterai pas.

Donc, je ne tiens absolument pas à rester là-bas, mais je ne tiens pas aussi à en sortir », a conclu le président sur ce point.Par ailleurs, le Chef de l’Etat rassure que tous les points qui ont fait l’objet de consensus seront matérialisés. Les seuls qui peuvent avoir du retard, concernent ceux qui ont une incidence directe sur les finances, car il faut l’assentiment du ministère des Finances, important dans le cadre d’un cadrage budgétaire.

Lire l’intégralité sur SenegoLors de l’émission « L’invité de MNF » sur la chaîne 7TV, diffusée le 3 juillet 2024, l’ancien ministre de la Justice Ismaël Madior Fall a répondu à une question controversée qui a rapidement suscité des réactions. La journaliste Maimouna Ndour Faye l’a interrogé sur l’inclusion de l’affaire Fulbert Sambou et Didier Badji dans le cadre de la loi d’amnistie. Cette loi, rappelons-le, a été promulguée pour couvrir les événements politiques survenus entre mars 2021 et 2023.

À la question de savoir si l’affaire des deux disparus entrait dans le champ d’application de cette loi, Ismaël Madior Fall a répondu affirmativement. Il a déclaré que « Oui, on peut le considérer parce que la loi d’amnistie est large. On a dit tous les événements qui sont liés depuis mars 2021 jusqu’à 2023… En principe, cela les inclut… ».

Cependant, cette réponse a été prononcée avec une certaine hésitation, laissant transparaître une possible incertitude.

Réactions et Polémique

La réponse de Madior Fall a immédiatement déclenché une vague de critiques et de confusion. Beaucoup ont été surpris et choqués par cette déclaration, étant donné que la disparition de Fulbert Sambou et Didier Badji n’est pas liée aux manifestations politiques.

En effet, la loi d’amnistie vise spécifiquement les événements politiques, et non des cas de disparition sans lien avec des manifestations ou des mouvements politiques.Clarifications et ExcusesConscient de l’ampleur de la controverse, Ismaël Madior Fall a rapidement réagi en publiant un message sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme X, pour clarifier ses propos et s’excuser. Dans son message, il a précisé que sa réponse lors de l’émission était un lapsus.

Il a expliqué : « Réagissant à une curieuse relance inattendue sur l’éventuelle intégration de ‘l’affaire Didier Badji et Fulbert Sambou’ dans le champ d’application de la loi d’amnistie, j’ai, spontanément et par inadvertance, répondu par ‘en principe oui’ ».Madior Fall a ensuite tenu à corriger cette erreur en affirmant que l’affaire des deux disparus n’a « aucun rapport avec la loi d’amnistie ». Il a ajouté : « Ma réponse est tout simplement un lapsus dont je voudrais m’excuser auprès des téléspectateurs et de toutes personnes que ces propos auraient choqués ».

Contexte de la Loi d’AmnistieLa loi d’amnistie, promulguée sous le régime de Macky Sall, vise à apaiser les tensions politiques en offrant une amnistie pour les événements liés aux manifestations politiques entre mars 2021 et 2023. Cette période a été marquée par de nombreuses manifestations et tensions politiques, et la loi a été conçue pour favoriser la réconciliation nationale en effaçant les condamnations liées à ces événements.Pour plus de détails, cliquez ici

  • Coalition au pouvoir : La coalition au pouvoir « Diomaye Président » se prépare activement pour marquer les 100 jours depuis son accession à la présidence, avec Abdou Mbow critiquant vivement la gestion actuelle.

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  • Réaction d’Aminta Touré : L’ancienne première ministre Aminata Touré critique Ismaïla Madior Fall pour ses propos sur la loi d’amnistie et l’affaire Didier Badji et Fulbert Sambou. Lisez l’article
  • Préparation à Keur Massar : Mouhamed Bilal Diatta arme les populations de Keur Massar Sud contre le risque d’inondations. Il a réceptionné une soixantaine de motopompes pour prévenir les dégâts.

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  • Démission à l’APR : Omar Coundoul, ancien coordonnateur de la COJER, démissionne de son poste et de l’APR après 15 ans de militantisme, exprimant une volonté de poursuivre un rêve avec Aliou Sall. Lire les détails

Merci de nous avoir suivi dans cette matinale de Senego. Passez une excellente journée et rendez-vous demain pour de nouvelles actualités.

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