un an après la réouverture, « le bilan est très positif »


Réalisé sous deux mandats municipaux successifs, le projet était pourtant périlleux. le projet était pourtant périlleux, avec un budget de 11 millions d’euros et des ambitions d’une ville de strate supérieure. « Un an après, nous sommes très satisfaits car le bâtiment attire énormément de monde. Les 20 commerçants implantés à l’ouverture sont toujours là. Ce n’est pas le cas dans toutes les halles que nous avons observées. »

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Année après année, on en fait le constat  : on peut manger bon et sain en feria, et les nouvelles halles de Dax, ouvertes pendant cinq jours, sont venues s’ajouter à une offre de restauration déjà riche

Le bâtiment en lui-même a bien connu quelques petites infiltrations d’eau dans les semaines suivant son ouverture, mais le problème a été assez vite résorbé. Et les commerçants ne tarissent pas d’éloges au moment d’évoquer leur nouvel écrin. « Par rapport aux anciennes, c’est le jour et la nuit », souffle François Bondarneau, de la Crémerie dacquoise. « Je ne m’imaginais pas un endroit aussi beau », s’enthousiasme même Franck, qui gère le café O’Marcat.

François Bondarneau a emménagé dans les Halles, il y a vingt-trois ans.

Isabelle Louvier/SUD OUEST

Bonne fréquentation

Seule ombre au tableau  : des températures trop élevées en été et basses en hiver, qui couperaient quelque peu l’envie de certains clients de s’installer pour manger. « On ne peut pas climatiser ni chauffer une aussi grande surface, encore moins avec la crise énergétique, souligne Grégory Rendé, en contact permanent avec les commerçants. Pourquoi ne pas faire comme les bars qui n’ont plus le droit de chauffer leur terrasse et qui distribuent des plaids à leurs clients. »D’un point de vue extérieur, la question d’une fréquentation inégale se pose  : le samedi, les Halles profitent des effluves du marché attenant. Le reste de la semaine, notamment le mardi et mercredi, les clients se font moins nombreux. « Personnellement je travaille toujours bien », répond Gina, de Chez Thi Hoa, qui affirme que son chiffre d’affaires a quasi doublé depuis l’année 2019, quand quelques commerçants des Halles campaient sous un chapiteau provisoire. « Mon bon emplacement joue beaucoup, je suppose que la mairie a récompensé les ‘‘anciens’‘», confie-t-elle.

Gina tient un stand de plats asiatiques.

Isabelle Louvier/SUD OUEST

Pour Franck d’O’Marcat, c’est surtout la météo qui fait évoluer son nombre de couverts  : « Dès qu’il y a un rayon de soleil, ma terrasse est presque pleine. En hiver, en revanche, j’ai deux fois moins de clients. Mais dans l’ensemble, le bilan est très positif  !  »

Horaires et signalétique

Pour faire fructifier encore le nouvel équipement phare de la ville, Grégory Rendé explique que la mairie s’est entretenue avec les commerçants pour plancher sur un allongement des horaires en été et sur la période de Noël. Actuellement, les Halles ferment le vendredi et le samedi à 18 heures, le reste de la semaine à 14 heures et n’ouvrent pas le lundi.« Les changements d’horaires sont très compliqués », avance Vincent Anquetil. Le poissonnier du Grand Bleu depuis quinze ans est également coprésident de l’association de commerçants des Halles. « Certains font de la restauration et réclament donc d’être ouverts pour le dîner, d’autres vendent des produits à cuisiner et ne s’y retrouveraient donc pas. Je ne suis pas non plus pour des horaires de saison car notre clientèle est locale et les gens n’aiment pas que ça change tout le temps. Je plaide plutôt pour une journée par mois bien identifiée où les curieux pourront découvrir les Halles plus longtemps. »

Le nouveau venu, Balme, a déjà touché sa clientèle.

Isabelle Louvier/SUD OUEST

Vincent, tout comme Ludovic de la Maison des pâtes, estime en revanche que la signalétique, sur et en dehors des Halles, doit être améliorée. « Il ne vous aura pas échappé que tout le centre-ville est en travaux, souligne Grégory Rendé. Nous travaillons sur un parcours marchand qui profitera à tous les commerçants. »De quoi possiblement améliorer le chiffre de vacances commerciales du centre-ville, passé selon l’élu de 17 % à 4 % en l’espace de quatre ans.