Après l’évacuation violente de la fac de droit de Montpellier, le «commando» sur le banc des accusés


Des étudiants montpelliérains manifestent après l’évacuation violente de la fac de droit en mars 2018. Le procès de «commando» responsable de cette explusion s’ouvre jeudi.

Après l’évacuation violente de la fac de droit de Montpellier, le «commando» sur le banc des accusés

Des militants prêts à en découdre

Plus tôt dans la soirée qui fut candidate aux législatives de 2012 Martial R «Cet homme, insulté et sali depuis trois ans, a déjà largement payé pour ce qu’il s’est produit ce soir-là», estime son avocate, Me Iris Christol.

Des étudiants «encore très marqués»

Jean-Luc Coronel de Boissezon a, quant à lui, été révoqué, et a également fait appel. Il enseigne désormais l’histoire de la pensée économique à l’Issep, l’institut créé à Lyon par Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen. Poursuivi pour «violences aggravées», il devrait plaider la légitime défense face aux étudiants grévistes, ces «professionnels de la déstabilisation» selon les termes de son avocat, Me Laurent Libelle.Une question demeure : tous les membres du commando ont-ils été identifiés ? Les parties civiles en doutent. «C’est l’un des problèmes de ce dossier. Les images montrent une dizaine de personnes investissant l’amphi. Les membres du commando ne seront donc pas tous présents sur le banc des accusés», regrette Me Jean-Louis Demersseman, qui représente huit étudiants, «encore très marqués» par ces événements. L’avocat aurait en outre souhaité un dépaysement de l’affaire, afin de garantir «une image de neutralité et d’impartialité» des débats.Elle aussi partie civile dans cette affaire, la faculté de droit prône l’apaisement par la voix de son conseil, Me Jean-Marc Darrigade : «L’université doit rester un sanctuaire et garantir la liberté d’enseignement, la liberté syndicale, et liberté d’expression dans le respect des autres.» La Ligue du Midi fait quant à elle savoir qu’elle soutient les sept prévenus, «en raison de leur courage et du traitement indigne qui leur a été imposé».