Et pourquoi pas des audiences virtuelles pour ancrer la justice dans le réel


On parle là de la capacité technique de permettre la tenue d’un procès en utilisant des moyens de vidéo communication et dans la limite des textes qui régissent la justice française. En effet, des Chefs d’Etats se réunissent et prennent des décisions en utilisant la visio, des entreprises gèrent au quotidien leurs activités en utilisant la visio. alors pourquoi pas la justice ? En France, une majorité du public trouve que la justice est longue, très longue à agir. Surtout dans un cadre complexe et sans cesse évolutif. Il ne s’agit donc pas de faire une énième critique non constructive d’une institution dont il est évident qu’elle manque de moyens et de temps pour gérer une montagne d’affaires tous types de tribunaux confondus. Mais dans ce cadre, et dans l’évident respect de toutes les parties, est-il forcément utile de déplacer un détenu depuis sa prison pour le présenter à un juge ce qui implique des ressources en personnels, en transports et qui monopolise pendant des heures les juges, avocats, greffiers, experts et autres personnels de justice ? Beaucoup d’affaires ne pourraient-elle pas être réglées plus vite si on appliquait à la justice les recettes qui vont aider à répondre aux déserts médicaux comme par exemple des salles de réunions virtuelles dédiées aux différentes typologies de cours ? Ces économies pourraient sans doute être réinvesties dans le personnel, dans les moyens accordés aux tribunaux et sans aucun doute améliorer les délais de traitement.

Décorum et engagement

de configurations de salles ; et de règles d’automatisation des flux de travail. Le maitre mot est de laisser la main au Juge dans tous les cas. La crise du Covid a poussé différents états à utiliser ces nouveaux services virtuels à l’image du Nouveau Mexique et la France n’est pas en reste sur l’usage de ces technologies qui, même si elles font débat, sont maintenant parfaitement intégrées par nos administrations judicaires qui ont également dû continuer à fonctionner durant cette période de confinement. Alors chiche  ! Si on mettait un peu de moyens sur le virtuel pour une justice plus réelle au quotidien ?