Ni oui ni non, bras de fer avec Jean Dujardin… Les temps forts du premier Late Show d'Alain Chabat


Tiré à quatre épingles dans un costume trois-pièces, Alain Chabat a mis TF1 à l’heure américaine. Avec un orchestre, du public, un bureau, deux canapés et le cliché d’une ville de nuit en arrière-plan, la première émission du lundi 21 novembre 2022 reprenait bien tous les codes des « late-night shows » produits outre-Atlantique. Sauf qu’aux manettes pas de Jimmy Fallon, ni Stephen Colbert, mais l’ex-roi des Nuls : Alain Chabat.

Des coups de pubs

Comme les neuf prochains numéros, Le Late avec Alain Chabat était diffusé à 22 h 55 juste après les matchs de la Coupe du Monde au Qatar. Un timing sur lequel Alain Chabat, en grand maître de l’autodérision, n’a pas manqué de rebondir dans son premier monologue d’ouverture.

« J’ai toujours eu envie de faire un late show », a-t-il confié. « J’ai failli, il y quatre ans en 2018, mais ça tombait en pleine coupe du monde en Russie donc être associé à ça, niveau image, c’était un peu touchy. Mais bon, là c’est au Qatar, donc tout va bien ».

l’animateur n’a pas non plus résisté au plaisir de ponctuer les toutes premières minutes de son Late show par plusieurs fausses pubs, directement inspirées de celles qui ont fait le succès des Nuls.

Un « dans ton c** » et un bras de fer

Il s’est ensuite fait interrompre par l’humoriste Vincent Dedienne, caché dans le public, qui l’a défié au jeu du « ni oui ni non ». S’en est suivi un échange pour le moins potache avec Sandrine Kiberlain, qui s’est soldé par un « dans ton c** » balancé par l’actrice. « Trente ans qu’on me fait cette vanne et je me fais encore avoir », a répondu Alain Chabat avec l’air satisfait de voir l’une de ses blagues fétiches placée dans les cinq premières minutes de son émission.

Alain Chabat a accueilli la guest star du soir. Jean Dujardin a débarqué sur le canapé, cravate autour du cou. Les deux acteurs ont alors joué une fausse interview ratée, comme cela peut arriver lors des entretiens télévisés. À coups de blancs gênants et de sourires gênés, ils ont enchaîné les banalités faisant mine de ne pas savoir quoi se dire. Mais « c’est de la faute de personne », ont-ils répété avec ironie. Une séquence déjà culte suivie d’un bras de fer, de déhanchés endiablés et d’un faux solo de guitare de l’acteur oscarisé.

Jean Dujardin a rapidement laissé sa place à Jean-Pascal Zadi. Le réalisateur a battu Alain Chabat au « Speed diction ». Le but du jeu ? « Dire super vite des phrases imposées et ceux dans un temps imparti mais en plus on doit bien comprendre tous les mots et chaque syllabe ».

Mais Jean Dujardin n’avait pas dit son dernier mot. « Je suis parti un peu vite, j’ai une petite frustration », a-t-il avoué, tout penaud, en revenant sur le plateau. Les trois complices ont alors joué au QQDM, pour « Quelle question de merde ».

Au bout d’une heure, le show réglé comme du papier à musique s’est achevé sur un live du groupe britannique de rock indépendant Wet Leg. Vraiment pas « Nuls » pour une première.

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