nos conseils pour ne pas céder à la panique


Le compte à rebours est lancé  ! Ce jeudi 30 mai, à 19 heures, les 945 500 candidats de la session 2024 commenceront à recevoir des réponses à leurs vœux émis en mars sur la plateforme d’admission post-bac.

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Le début d’une nouvelle phase de stress pour bien des familles, tant la procédure est complexe. Celle-ci s’est pourtant largement améliorée depuis son lancement il y a cinq ans. Un accompagnement est fait à chaque étape, des conseillers sont disponibles via un numéro vert (0 800 400 070), une messagerie, directement depuis leur espace personnel, et des sessions de questions-réponses sont régulièrement organisées en live sur Instagram, dont une ce jeudi soir à 18 heures avec Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur.À LIRE AUSSI Parcoursup : des applications pour aider à l’orientationLe plus difficile, en somme ? Ne pas céder à la panique et à faire trop vite des choix définitifs. Le ministère rappelle ainsi qu’« à l’issue de la campagne 2023, 95 % des néobacheliers avaient reçu au moins une proposition d’admission et 83 % en avaient accepté une ». Voici donc, à l’attention des futurs bacheliers – et surtout de leurs parents –, quelques conseils pour éviter les mauvais choix.

Ne pas paniquer à l’arrivée des premières réponses (ou en leur absence)

Les candidats pourront consulter dès 19 heures les résultats en se connectant à leur dossier personnel, mais ce n’est que plus tard dans la soirée qu’ils pourront commencer à répondre aux réponses favorables. Si la plateforme ne répond pas immédiatement, tout est normal  !

Bien respecter les délais de réponse

Le candidat ayant obtenu plusieurs réponses favorables doit accepter celle qu’il préfère et renoncer aux autres, libérant ainsi une place sur les listes d’attente de chacune de ces formations. Tout cela avant la date affichée en face de chaque proposition d’admission. Mais pas de panique : pour les premiers résultats, il s’agit du 2 juin à 23 h 59 (heure de Paris). Ce qui laisse un peu de temps pour réfléchir à son choix. Entre le 2 juin et le 10 juillet inclus, les candidats ont deux jours pour faire leur choix. Un candidat ayant reçu une proposition le matin du 8 juin devra ainsi donner une réponse avant le 9 juin à 23 h 59 (heure de Paris). Surtout, des relances sont envoyées par SMS avant la date fatidique.À noter que les délais de réponse sont suspendus entre le 16 et le 23 juin en raison des épreuves du baccalauréat.

Ne pas faire de choix définitif trop rapidement

À moins qu’il ait obtenu une place dans sa formation préférée, le candidat ne doit surtout pas valider définitivement ce choix  ! Il se peut en effet qu’une place se libère plus tard, par le jeu des renoncements des autres candidats, dans une formation qui lui plaît davantage. La bonne stratégie ? Maintenir son « oui », sans le valider définitivement, dans l’espoir d’obtenir une place dans sa formation préférée. Et cela jusqu’au 12 juillet, date à laquelle la plateforme ferme les admissions de la phase principale de Parcoursup.À savoir en revanche : tout renoncement est définitif.

Ne pas avoir peur d’un « oui, si »

L’entrée dans une filière requiert parfois de suivre un parcours spécifique : dédoublement d’une année, tutorat, cours d’été… Les modalités varient selon la formation. Le but étant de préparer au mieux les étudiants au système universitaire. Cela leur permet aussi de mettre un premier pied à la fac. Une condition à voir comme une chance plutôt qu’une punition donc. Et qui est loin d’être un cas isolé. En 2023, près de 27 500 étudiants ont bénéficié de ce dispositif.

Ne pas désespérer d’être sur une liste d’attente

Vous n’avez reçu aucune réponse positive, seulement des « oui en attente » ? Aucune raison de s’alarmer  ! Des places vont se libérer dans les jours qui viennent par le jeu des renoncements des autres candidats.Si une place en liste d’attente peut faire peur, il faut savoir que dans les universités, où les effectifs sont importants, les choses peuvent évoluer très vite. L’an dernier, des universités sont ainsi remontées au-delà de la 2 500e place. Pour aider les candidats à estimer leurs chances d’être admis, Parcoursup indique pour chaque filière le rang du dernier candidat qui a reçu une proposition d’admission en 2023.Pour les filières sélectives (prépa, BTS, BUT, grandes écoles, écoles d’architecture, instituts de formation en soins infirmiers, etc.) les choses peuvent en revanche s’avérer plus incertaines pour les candidats positionnés trop bas. Les candidats déçus peuvent demander un accompagnement directement dans leur lycée ou dans un centre d’information et d’orientation (CIO). Celui-ci leur permettra de préparer la phase complémentaire qui ouvre le 11 juin.

Miser sur la procédure complémentaire

Destinée aux candidats n’ayant pas obtenu les réponses qu’ils souhaitaient, cette phase complémentaire permet de formuler jusqu’à dix nouveaux vœux dans des filières où il reste des places : licences non sélectives, BTS, DUT et même prépas. Attention, si les candidats ont en théorie jusqu’au 12 septembre pour formuler ces nouveaux vœux, le premier arrivé sera le premier servi. Mieux vaut ne pas trop tarder pour se lancer dans cette phase.À partir du 4 juillet, il sera en outre possible de solliciter via son espace personnel sur Parcoursup un accompagnement de la commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) de son académie. Elle permettra à chaque candidat en faisant la demande de trouver une formation en fonction de son projet et des places disponibles. Près de 21 500 candidats en ont bénéficié l’année dernière.

Se méfier des formations hors Parcoursup

Surfant sur l’angoisse des étudiants, de nombreuses écoles privées vantent les mérites de leurs formations recrutant en dehors de la plateforme, avec leur propre calendrier et leur propre mode de sélection. Parmi elles ? Des classes préparatoires privées hors contrat, des écoles de commerce post-bac, des écoles d’art, mais aussi des écoles spécialisées dans le numérique, le tourisme, l’hôtellerie, la création audiovisuelle, la communication, le paramédical, etc.Ces formations, qui permettent de faire une alternance, peuvent certes présenter un intérêt pour les étudiants souhaitant aller rapidement sur le marché du travail. Mais à condition de bien faire son choix : c’est-à-dire opter pour une formation inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), si possible proposée par une école bénéficiant d’une certaine ancienneté, d’une reconnaissance par la profession, de labels de qualité (Qualiopi, Equis, AACSB), et d’un corps professoral de qualité. Si ces conditions ne sont pas remplies : méfiance  ! À savoir en revanche : non reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur, les formations hors Parcoursup ne délivrent que des diplômes d’établissement sans équivalence avec le système LMD (licence, master, doctorat). Autrement écrit, une fois votre diplôme en poche, il vous sera impossible d’enchaîner par un master à l’université.

Ne pas oublier de valider définitivement ses choix

Ceux qui ne l’ont pas encore fait, ou qui attendaient qu’une place se libère doivent absolument penser à confirmer définitivement leur « oui ». Et cela avant le 12 juillet 2024, date de fermeture définitive de la plateforme. Sans cela, la place sera perdue.