dans la tête des bacheliers


Ils étaient plus de 500 000 élèves de terminale à choisir ce matin parmi plusieurs sujets proposés lors de l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Et même si de nombreux établissements se sont retrouvés face à des bacheliers certains d’avoir validé leur épreuve de philosophie grâce au contrôle continu (A caude de la crise sanitaire, le ministre Jean-Michel Blanquer a tenu à ce que le contrôle continu représente pour 82 % de la note globale de l’épreuve de philosophie) et préférant rendre copie blanche, Le Point s’est entretenu avec cinq lycéens d’établissements publics et privés qui ont composé ce matin.

dans la tête des bacheliers

Un contrôle continu validé

strong class= »strong »>Bac 2021  : découvrez les sujets de philo et de français

« Sommes-nous responsables de l’avenir ? »

strong class= »strong »>« Remotiver l’élève »  : le soutien scolaire, miroir de la crise

« Discuter, est-ce renoncer à la violence ? »

Tom, 18 ans, étudie les maths et les sciences informatiques dans un lycée privé catholique du 77. Futur ingénieur, il est le seul à avoir opté pour ce sujet, fort de son appétence pour la philosophie qui lui a permis de valider le contrôle continu avec 12,5 de moyenne. Grand lecteur, il s’exprime d’une voix posée et réfléchie, comme pour mieux se remémorer ses idées  : « J’ai tout d’abord défini les termes du sujet puis j’ai problématisé de la sorte  : est-ce que la multiplication des interactions sociales permet de diminuer les actes violents ? »Après avoir lui aussi choisi un plan en trois parties, Tom a décidé en premier lieu de dire que les interactions adoucissent les hommes  : « J’ai parlé du rapport entre les interactions dans les religions.

Hobbes dit que si l’on part du principe que l’homme est naturellement mauvais, le mettre dans la société et lui faire nouer des relations peut adoucir son caractère. Les interactions sociales viennent alors construire une morale commune. » Après avoir embrayé en se demandant si un surplus d’interactions sociales peut pousser l’humain à l’extrême, Tom a nuancé ses précédents arguments en abordant tour à tour Marx, Nietzsche et Rousseau et en s’aventurant du côté du langage et des problématiques qu’il engendre aujourd’hui  : « J’ai abordé le langage qui régit les interactions sociales.

Il est remis en question depuis plusieurs années et il est présenté comme une source d’oppression par certains. »Mais s’il y a bien un point dont Tom est fier, c’est d’avoir pu mêler l’histoire de France à son argumentaire  : « Dans ma dernière partie, je me suis demandé si la violence est une nécessité à l’homme ? C’est là que je me suis basé sur des exemples historiques comme Jeanne d’Arc qui utilise la violence pour rassembler. L’histoire de la France m’a d’ailleurs permis de faire une ouverture à ma conclusion car j’ai expliqué qu’étudier notre histoire montre que l’on a eu un rapport assez particulier à la violence, qui a malgré tout construit notre pays.

 »