Des efforts déployés en Estrie pour accélérer la vaccination des 5 à 11 ans | Coronavirus


Nos équipes travaillent à ajouter des plages de rendez-vous. Nous avons aussi plus de 15 000 personnes à rejoindre dans le milieu scolaire. Il y a eu une consommation très rapide des rendez-vous, mais il reste certaines disponibilités. Nous travaillons à en ajouter, explique le directeur de la campagne de vaccination en Estrie, Jean Delisle.
Il ajoute que les équipes tentent également d’accélérer le processus en milieu scolaire. Nous sommes à évaluer de devancer la vaccination dans plus de 80 écoles à compter du 6 décembre. Toutes les écoles ont été identifiées. Nous allons tenter d’ajouter des milieux dans le Granit, le Haut-Saint-Francois et Sherbrooke 
Dix-sept écoles sur les 38 du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) ont été identifiées pour le moment pour que les élèves y soient directement vaccinés.
Nous avons établi cette liste d’écoles où il y avait des clientèles plus vulnérables ou plus sensibles, explique le secrétaire général et directeur du service des communications du CSSRSCentre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Donald Landry. Les parents vont recevoir les informations pour soit prendre un rendez-vous sur Clic Santé ou sur le processus de vaccination à l’école. Les formulaires d’autorisation vont être joints. Notre rôle est d’accompagner la santé publique et de travailler à la logistique. Ce sont des équipes de la santé publique qui vont se déplacer pour vacciner les élèves dont les parents auront autorisé la vaccination.

« Nous sommes en attente de l’horaire final. La vaccination ne va pas commencer la semaine prochaine dans toutes ces écoles. Ça va se dérouler sur trois semaines. »— Une citation de  Donald Landry, secrétaire général et directeur du service des communications du CSSRS

Ce dernier signale qu’il y a une augmentation du nombre de cas positifs à la COVID-19 dans les écoles du CSSRSCentre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke.
Il y a plusieurs cas, notamment aux écoles Beaulieu et des Avenues où c’est plus préoccupant. La vaccination va diminuer cette progression que l’on constate, souhaite Donald Landry.

Écoles identifiées pour la vaccination en milieu scolaire

  • École Desjardins
  • École du Cœur-Immaculé
  • École Jean-XXIII
  • École de la Croisée
  • École LaRocque
  • École de l’Écollectif
  • École Le Monarque
  • École Marie-Reine
  • École Notre-Dame-de-la-Paix
  • École de la Passerelle
  • École Pie-X-de l’Assomption
  • École des Quatre-Vents
  • École Sainte-Anne
  • École du Soleil-Levant
  • École Sylvestre
  • École du Touret

De la vaccination sur rendez-vous seulement

Jean Delisle précise qu’un enfant qui a eu la COVID-19 doit attendre huit semaines avant la fin de l’incubation et la première dose de vaccination. Tout comme un adulte, un enfant qui a contracté la maladie et recevra une dose de vaccin sera considéré comme pleinement immunisé.
Lors d’un point de presse, mercredi, il rappelait que le centre de vaccination à Sherbrooke a été déplacé sur la rue J.-A.-Bombardier, et que la vaccination n’est possible que sur rendez-vous.

« Nous sommes en train de terminer les aménagements. Nous avons misé sur la fluidité des rendez-vous et sur la sécurité pour que ce soit une belle expérience. »— Une citation de  Jean Delisle, directeur de la campagne de vaccination en Estrie

Nous ne voulons pas créer plus de pression. Nous espérons que ça se passera vite, mais tout en prenant le temps pour répondre à toutes les questions. Nous allons accompagner les enfants pour l’attente, signale M. Delisle.

La pédiatre Marie-Claude Roy souligne que l’expérience sera plus facile pour l’enfant si le parent reste rassurant, surtout que les jeunes ont été bombardés d’informations concernant la maladie.
La première chose est de ne pas transporter ses émotions et son anxiété comme parent. Nos enfants ont appris beaucoup de choses sur la COVID. De poser des questions sur ce qu’ils en pensent et comment ils se positionnent. Il faut répondre à leurs questions et commencer par ce qu’ils savent de la vaccination, souligne-t-elle.

Des risques de COVID longue et de contamination

Le microbiologiste-infectiologue Alex Carignan admet qu’il s’est posé des questions comme père de famille sur la vaccination de ses enfants, et qu’il est normal pour un parent d’hésiter à faire ce choix.
Il ne faut pas marginaliser ses questions et ses doutes. Le choix de faire vacciner un enfant est évolutif. Nous allons continuer notre travail d’éducation et d’information. Nous espérons que ça va se transposer dans le taux de vaccination pour que les enfants reprennent leurs activités normales, indique le Dr Carignan. Nous voulons être certains de bien faire les choses. Au fur et à mesure que les informations vont entrer, nous allons passer du 60 % anticipé à 70 ou 75 %.
Il confirme que les enfants sont à faible risque de développer des complications liées à la maladie, mais que ce risque existe.
Les enfants ont été épargnés de l’hospitalisation et il n’y a eu aucun décès. Il faut voir au-delà des complications classiques. Il peut y avoir des complications inflammatoires avec des conséquences cardiaques. La COVID longue existe chez les enfants. Il y a aussi toutes les conséquences sur la santé mentale et sur le cheminement pédagogique, signale le Dr Carignan.

« Les effets secondaires sont bénins comparativement à l’infection. Avec l’expérience aux États-Unis et les essais cliniques, plusieurs experts sont à l’aise avec la vaccination au Québec. Je le suis pour mes propres enfants. Ma fille de 10 ans a déjà son rendez-vous pour samedi après-midi. »— Une citation de  Dr Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue

Il ajoute par ailleurs que la vaccination des enfants pourrait atténuer la transmission dans le temps des Fêtes. La Dre Marie-Claude Roy abonde dans le même sens en précisant que la vaccination permettra de limiter les éclosions, et donc, les limites à socialiser.

Par la suite, ce sera de courir vers l’ami qu’ils veulent sans avoir peur d’être infectés. La vaccination nous permet d’anticiper un retour à une vie saine et normale. Nous allons pouvoir arrêter de penser en fonction de la COVID, signale la pédiatre Marie-Claude Roy. La vaccination est un choix individuel, mais il y a un aspect collectif.
La pédiatre Dre Marie-Claude Roy rappelle qu’il faut toutefois s’informer auprès de sources fiables.
Il faut limiter la désinformation et se fier à des sources fiables. Il faut soupeser les pour et les contre et ce qu’il y a à gagner avec la vaccination. Il faut prendre le temps de faire cette démarche en s’informant adéquatement, croit la pédiatre.


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