les échos politiques satiriques de la semaine


Ambiance plutôt potache pour ce conseil municipal de reprise à Marmande, où les sourires ont parcouru l’assemblée – sans ostracisme politique – à plusieurs reprises ce lundi 19 septembre. Le premier à faire feu a été le conseiller d’opposition Stéphane Francis qui constatait que les lumières étaient restées éteintes au-dessus de son siège et de ceux de ses colistiers. « C’est ça les économies d’énergie », lançait-il, sourire en coin. Avant de poursuivre, espiègle, à l’intention de la presse  : « On ne va pas faire de mauvais esprit en disant que c’est seulement. où les sourires ont parcouru l’assemblée – sans ostracisme politique – à plusieurs reprises ce lundi 19 septembre. Le premier à faire feu a été le conseiller d’opposition Stéphane Francis qui constatait que les lumières étaient restées éteintes au-dessus de son siège et de ceux de ses colistiers. « C’est ça les économies d’énergie », lançait-il, sourire en coin. Avant de poursuivre, espiègle, à l’intention de la presse  : « On ne va pas faire de mauvais esprit en disant que c’est seulement du côté de l’opposition. » Laquelle retrouvera la lumière quelques minutes plus tard.

Bientôt des cours

de tricot ?

Joël Hocquelet non plus n’a pas été avare de bons mots lors de cette séance. Notamment après l’annonce que le thermostat restera figé à 19 °C dans les bâtiments administratifs marmandais, économies d’énergie oblige. Un peu rude pour les agents qui restent assis toute la journée à leur bureau  : « Il va falloir réapprendre à tricoter des pulls », a grincé le premier édile avant de lancer à sa colistière et présidente du Conseil départemental, Sophie Borderie  : « Le Département relance la filière laine en Lot-et-Garonne, il faut en profiter. »

Balle perdue

Interpellé par l’opposition sur le phénomène des rodéos urbains, auquel Marmande a été confrontée cet été, et sur la passivité supposée des forces de gendarmerie, Joël Hocquelet a répondu goguenard  : « Je vous ferai remarquer que peu de temps après que je me sois exprimé , le ministre de l’Intérieur a pris les choses en main. » Sourires dans l’assemblée. « Mon prédécesseur aurait vendu ça », a-t-il poursuivi dans une perfide allusion à Daniel Benquet. Encore une balle perdue… Que fait la police ?

Baptême

le 14 septembre, à Tonneins, quand les élus ont eu à voter une délibération rebaptisant le théâtre de verdure de la Cité des tabacs, « théâtre de verdure Jean-Pierre-Moga ». D’autant plus que le baptême en question avait eu lieu dès l’été. L’opposition de gauche a tout simplement boycotté le scrutin, quand Henia Khamissi (liste Unis pour Tonneins, menée par Jonathan Biteau) a voté contre. De là à dire que Rinaudo souhaite enterrer la candidature de Moga au Sénat…

Transfert

Le 20 septembre. Puis finalement non, plutôt le lundi 26. Il n’aura fallu que quelques heures à Frédéric Rauch. Ces quelques jours seront précieux pour digérer le lourd argumentaire qui accompagne l’invitation à suivre l’appel des organisations syndicales du 29 septembre. Il n’en a sans doute jamais caressé l’idée mais parce qu’il va rarement droit au but, Frédéric Rauch ne jouera jamais à l’Olympique de Marseille.

Balance ton Portes ?

Sale temps pour les députés de La France insoumise. Dans le sillage de l’affaire Quatennens, c’est au tour de l’Agenais Thomas Portes, désormais député LFI de Seine-Saint-Denis, de faire l’objet de signalements auprès des instances du parti. Selon le site d’informations « Mediapart », plusieurs militantes du PCF auraient été victimes, en 2018, de harcèlement de la part du cheminot. Celui qui était à l’époque porte-parole du Parti communiste dans le Lot-et-Garonne a répondu au site d’informations qu’il n’avait pas connaissance d’éléments sur ces accusations. D’habitude très bavard sur son compte Twitter, le trentenaire ne s’est pas non plus exprimé sur les violences sexistes commises par son homologue du Nord, ni sur le tweet polémique de Jean-Luc Mélenchon qui avait salué le courage de ce dernier…

Inversion

le conseiller départemental du Fumélois, Daniel Borie, a salué la visite de l’Insoumis François Ruffin sur le site de Tellus-Ceram, la briqueterie de Monsempron-Libos, dernier grand témoin de l’histoire industrielle de ce bassin qui a vu disparaître en quelques années l’usine de Fumel et les Parquets Marty à Saint-Front. Ils sont quelques-uns à penser que c’est plutôt le contraire qui est survenu…

Un agenda de sénateur ?

Chaque semaine, dans un élan de transparence – histoire de montrer que les élus bossent ? -, Nicolas Lacombe, le maire de Nérac et premier vice-président au Conseil départemental, publie son agenda de la semaine sur les réseaux sociaux. Cela suscite rarement des commentaires. Mais la probable candidature de l’élu de l’Albret aux élections sénatoriales a changé quelque peu les choses. Illustration cette semaine, quand il a publié son agenda  : la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, qui pourrait bien rempiler finalement, a feint de s’extasier devant l’emploi du temps de Nicolas Lacombe, adversaire potentiel donc. « Mais c’est l’agenda d’un ministre  !  », s’est-elle exclamée. Et de conclure son intervention non sans humour  : « Ce serait dommage de changer tout ça… »

Meilleur espoir masculin