Est-ce que la religion et la pandémie font bon ménage ?


Le professeur constate que la pandémie a privé la religion de l’un de ses aspects les plus importants, soit les assemblées, qui sont limitées par la situation. Beaucoup de personnes doivent avoir mal à cause de ça. C’est une occasion de thérapie et de bien-être pour les gens.

Malheureusement, Melchior Mbonimpa pense que la religion n’apporte pas tant de réconfort en ces temps troublés, sauf pour les personnes qui peuvent se satisfaire de l’exercice de leur religion dans le privé. Pour un certain nombre de personnes, celles qui ont besoin de ces foules surchauffées dans l’occulte, ça va rester un manque. Mais je ne dis pas que la religion est une affaire privée, c’est une affaire collective.

Un autre problème, en temps de pandémie, c’est que certaines personnes qui dirigent des sectes apocalyptiques pourraient en profiter. Elles vont brandir ça comme un signe éminent de la fin du monde et l’utiliser pour renforcer leur emprise sur leurs adeptes, qui sont des victimes consentantes, pense-t-il.

Pratiquer sa spiritualité en solo

Toutefois, il n’y a pas de grand changement pour les personnes qui pratiquent une spiritualité privée, comme la méditation. Elles n’ont pas besoin de la foule.

Ça peut se multiplier, c’est-à-dire que celles qui n’étaient pas habituées ou adeptes peuvent l’apprendre. Et il y a des choses qui transcendent toutes les religions, car on trouve la méditation dans toutes les religions.Une citation de :Melchior Mbonimpa

A-t-on besoin d’être croyant ou croyante pour méditer? Non, jusqu’à un certain point. Ce que l’Oriental va appeler méditation et zen, ça sera nécessairement religieux. La méditation, pour des personnes non croyantes, est un détournement occidental de la pratique orientale. Est-ce que ça fait du bien? Oui, évidemment. Si ça ne faisait pas de bien, pourquoi l’aurait-on détournée?

Cependant, Melchior Mbonimpa pense que la population peut aussi s’adapter et que chaque personne invente des stratégies de survie.

Il y a un proverbe dans ma langue qui dit que si tu as une jambe brisée, tu apprends vite à boiter. La vie est plus forte que la pandémie. Les stratégies sont diverses. Ça peut être la spiritualité ou alors le jogging, la lecture, la cuisine. Une citation de :Melchior Mbonimpa

La joie d’avoir son œuvre choisie

L’écrivain était très heureux du choix de son livre Le totem des Baranda par Tanya Lapointe. Mais il avoue avoir été étonné. On s’attend à ce que le dernier-né vole la vedette, et c’est le premier qui a été choisi. Il a rappelé ses droits d’aînesse. Le premier livre, on y met toute la puissance créatrice qu’on a au commencement. Pour les autres, on continue sur la lancée.

La couverture du livre Le totem des Baranda, de Melchior Mponimba, défendu par Tanya Lapointe. Éditions Prise de parole / Radio-CanadaCe qui plaît le plus à Melchior Mbonimpa dans Le combat national des livres, c’est de voir une lectrice comme Tanya Lapointe, qu’il ne connaissait pas, qui a lu le livre à sa sortie, qui l’a aimé, qui s’en souvient après tout ce temps et qui veut le défendre. C’est flatteur, ça signifie qu’on laisse une trace. C’est ce que veulent tous les auteurs. Avoir une influence sur ses contemporains. Je suis content d’avoir impressionné une jeune personne, dit-il.

Melchior Mbonimpa est un franco-ontarien et Canadien d’adoption qui est arrivé au Canada en 1987.

Jean Mohsen Fahmy, écrivain, auteur du roman « La sultane dévoilée », publié aux Éditions David,: de la maison d’éditions DavidJean Mohsen Fahmy a publié des romans, des essais littéraires et des romans jeunesse. Né en 1942 au Caire, en Égypte, il habite maintenant à Ottawa, en Ontario. Il a notamment écrit Amina et le mamelouk blanc (Éditions l’Interligne) et La sultane dévoilée (Éditions David).

L’autrice,: Radio-Canada / Hamza AbouelouafaaMonia Mazigh est une autrice et une universitaire canadienne née en Tunisie qui habite Ottawa. L’un de ses livres, Les larmes emprisonnées, raconte son histoire après l’arrestation de son mari, Maher Arar. Son troisième roman, Farida, est sorti en 2020.

Didier Leclair en entrevue à Radio-Canada au Salon du livre de Sudbury en 2016. Radio-Canada / Jérôme LeclercDidier Leclair – de son vrai nom Didier Kabagemam – est un auteur canadien né à Montréal et qui a grandi en Afrique, puis est revenu s’établir au Canada, à Toronto. En 2000, son premier roman, Toronto, je t’aime, a remporté le Prix littéraire Trillium. Il a aussi été finaliste au Prix du Gouverneur général en 2004 pour Ce pays qui est le mien. Son plus récent roman, Le vieil homme sans voix, est sorti en 2019.

 Yves VillemaireAngèle Bassolé-Ouédraogo est née à Abidjan et habite maintenant Ottawa. elle est poète et éditrice. Elle a remporté le Prix de poésie Trillium en 2004 pour son recueil Avec tes mots.

 Radio-Canada / Hamza AbouelouafaaGabriel Osson a publié en 2017 un premier roman, Hubert le restavèk, qui se déroule en Haïti, sa terre natale. Depuis 2018, il est président de l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français (AAOF).

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