Football : crise à Nîmes Olympique, l'Association (section amateur) contre-attaque


Alors que la société commerciale (SASP, section pro) et l’Association (section amateur) de Nîmes Olympique sont en conflit depuis trois semaines sur fond de fermeture du centre de formation, le nouvel avocat de l’Asso, Maître Olivier Martin, s’est exprimé ce mercredi 26 mai.

– « À l’unanimité, le comité de direction de l’Association a émis la volonté de renouer le dialogue avec Rani Assaf, tout en considérant que supprimer le centre de formation agréé, qui est un actif économique inestimable du club, est une erreur.

Le fermer est une erreur stratégique importante. Le centre de formation a un coût, mais c’est aussi un actif. »

  • « L’Asso considère que le centre de formation est un élément fondamental qui structure le club.

    Détruire ça, c’est insulter le passé, même si ce n’est pas le plus important, et c’est obérer l’avenir. »

  • « J’espère que le dépôt de bilan n’est qu’une menace. En allant jusque-là, il prendrait une très grosse responsabilité.

    La volonté de l’Asso n’est pas d’aller dans une surenchère ni dans la guerre ouverte, car personne ne sortira gagnant de cette situation. Nous, on veut faire gagner le club. Le club, rien que le club, tout le club.

    L’heure est à se serrer les coudes. Ce n’est pas une lutte intestine de pouvoir. Il faut arrêter les querelles, président ci, président ça. En fermant le centre de formation, on se coupe un bras.

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  • « Le projet de l’Association pour le centre de formation agréé a un coût de 1,3 million d’euros par saison. Il manque 400 000 euros pour équilibrer le budget, et même moins si l’on règle la question de l’hébergement (qui irait à l’institut d’Alzon, NDLR). Aujourd’hui, Rani Assaf a dit qu’il voulait maintenir un centre non agréé, donc sans contrats pour les jeunes, pour un coût de700 000 euros.

    Plutôt que de mettre 700 000 là-dedans, qu’il mette les 400 000 qu’il manque dans le projet de l’Asso. Après, peu importe qui gère le centre. Ce peut être la SASP, mais l’Asso est prête à le faire, elle en a la compétence et si c’est le cas, elle en financera une grande partie.

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  • « On ne peut pas soutenir que le centre de formation est l’origine de tous les maux. Quand la presse (en l’occurrence Midi Libre) lui a demandé s’il aurait fermé le centre de formation sans la faillite de Mediapro, il a répondu : « Probablement pas ». C’est une décision qui relève d’éléments conjoncturels et pas structurels.

    Il y a des contraintes économiques certaines, mais en voulant supprimer le centre, Rani Assaf n’a pas appuyé sur le bon bouton. »

  • « Aujourd’hui, on est plus dans l’incompréhension que dans une véritable analyse.
  • « L’Asso est saine d’esprit et saine financièrement.

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  • « Si je dois être demain ou après-demain à Nîmes pour échanger avec Rani Assaf, j’y serai. Il faut que l’on se parle, que l’on assoie les gens autour d’une table. Et il faut aller vite.

    Le temps perdu ne se rattrape pas. Les autres clubs avancent. »

  • « J’ai aidé à gérer plusieurs conflits entre sections pro et amateur de clubs pros, et j’ai aidé à rédiger beaucoup de conventions.

    Je suis déjà intervenu à Nîmes à l’époque de Sigal. Aucune de ces crises ne s’est terminée au tribunal. Je ne suis ni confiant, ni pas confiant.

    Je suis confiant dans le fait que l’on puisse discuter. Il n’y a pas d’autre solution que de se mettre d’accord. Supprimer le centre, c’est une erreur.

    On a le droit de le dire, de le penser, et de proposer une solution qui évite ça. »

  • « Que Rani Assaf veuille placer ses hommes au comité de direction de l’Asso ? C’est non. C’est une déclaration de guerre qui n’a pas lieu d’être.

    Je crois que c’est une maladresse. L’Asso est bien gérée, elle fonctionne bien, elle est composée de bénévoles qui donnent de leur temps et qui font du bon travail. Ce sont les premiers supporters de Nîmes Olympique.

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  • « Si l’on n’arrive pas à s’asseoir autour de la table. La convention de 2017, que la SASP a signée il y a quatre ans à peine et pour une durée de 15 ans, ne serait plus respectée. S’il faut sortir les couteaux, on sortira les couteaux.

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