Football. Ligue 2. Angers-SCO ne répond plus


Angers-SCO ne va donc pas mieux. La semaine à panser les maux de tête et de jeu, depuis le 3-0 infligé par Saint-Etienne a Kopa, n’a pas eu d’effet, et Angers a de nouveau affiché les mêmes faiblesses hier à l’extérieur. Cela fait quatre défaites en quatre voyages en 2024, une tendance donc.

Et le clair-obscur avec le match aller, un récital éclairé par Bahoya (3-0 à Kopa), n’en est que plus troublant. C’était il y a trois mois, seulement.Une passivité défensive récurrenteEncaisser un but dès le premier quart d’heure n’était sûrement pas le plan prévu, surtout après un début de match sérieux.

Football. Ligue 2. Angers-SCO ne répond plus

Mais l’hiver angevin est décidément rude, et dans les bourrasques du Calvados, la digue a cédé sur la première vague locale. Un décalage né d’une fixation de Mendy dans l’axe, qui décalait Kyeremeh à droite. Son centre et la passivité angevine faisaient le reste, et Abdi ouvrait le score.

Les Angevins retrouvaient un schéma trop connu en 2024 : courir après le score. Face à des Caennais cantonnés dans leur camp, qui laissaient l’initiative, le SCO parvenait à poser son jeu plusieurs minutes durant. Mais la pression n’aboutissait qu’à trop peu de danger, hormis une frappe de Capelle sur une bonne récupération, que Mandrea repoussait sur sa ligne (21e), et une percée d’Hanin mal conclue (24e).

Équilibré, le rapport de force tombait dans un faux rythme qui profitait davantage à Malherbe, pourtant sans génie et adepte de jeu direct vers Mendy. Simple, mais efficace, et surtout collectif.Celui du SCO allait vite se désagréger après le repos.

Là encore, au bout d’une 13e minute maudite. À l’attaque, le SCO se faisait contrer sur le côté droit de Valéry, enrhumé de bout en bout par Abdi, qui suivait sa montée pour convertir un centre en retrait, en position d’avant-centre (2-0, 58e).Un break fatal pour le moral angevin, qui sanctionnait une passivité défensive qui rappelle les mauvais souvenirs de la saison dernière, ces buts trop faciles à inscrire pour les attaques adverses.

Le SCO en ramasse beaucoup dans ses filets en 2024, déjà 12 en 7 matchs depuis la reprise, et n’en a plus inscrit depuis trois rencontres. Une pente statistique plus que glissante, et d’un collectif qui donne d’inquiétants signes de déliquescence.Voilà le SCO totalement à l’arrêt, qui relance tout seul une course à la montée et l’appétit de ses concurrents, alléchés par le fléchissement aussi soudain que surprenant de l’ex-leader angevin, devenu très anonyme avec son rythme de relégable en 2024.

Le Caen de Romain Thomas (6e), revenu à 7 points, ne dira pas le contraire, mais d’autres sont désormais plus proches encore… Vivement le printemps.