France Télévisions  : Laurent Guimier maintenu malgré la motion de défiance : France


« J’ai confié à Laurent Guimier et à l’équipe de la direction de l’information le soin de proposer et de mettre en œuvre au plus vite une méthode nouvelle, une organisation et des actions concrètes pour répondre à ces attentes », souligne Delphine Ernotte dans un e-mail envoyé à la rédaction. « Ils auront tout mon soutien dans cette nouvelle démarche qui doit permettre de rétablir rapidement la confiance au sein de la rédaction », poursuit-elle.Cette motion de défiance a été votée jeudi soir à une large majorité par les rédactions nationales de France Télévisions  : 79,52 % des suffrages exprimés.09 % sur l’ensemble des quatre rédactions (France 2, France 3 National, la rédaction web de franceinfo.fr et la rédaction d’info en continu franceinfo  : TV).

Des CDD non renouvelés

Le catalyseur a été la question du non-renouvellement de certains CDD mais, selon des sources internes, la motion s’explique plus largement par des « relations compliquées » entre la rédaction et Laurent Guimier, en poste depuis septembre 2020.Selon des témoignages concordants.Le vote de la motion de défiance est « le témoignage de réelles difficultés dans un contexte de tensions croissantes entre l’exigence éditoriale qui est la nôtre d’une part ; notre organisation et ses ressources d’autre part », estime Delphine Ernotte dans son message interne.

« Retrouver la sérénité »

« Il est donc urgent de trouver collectivement des solutions pour répondre à vos attentes et améliorer l’exercice de nos missions, comme de retrouver la sérénité des équipes au sein de la direction de l’information », conclut-elle.« La présidente ne pourra pas se contenter de cette seule réponse ». en faisant part de son « impatience accrue ».« Nous attendons autre chose », a poursuivi le syndicat, en citant notamment « un changement global des lignes éditoriales ainsi que des pratiques managériales » et « la fin de la précarité organisée ».En avril 2016. Il avait finalement démissionné un an plus tard, alors qu’une seconde motion de défiance s’annonçait.