Fusion nucléaire : dernières nouvelles d'Iter


on peut d’ailleurs voir une présentation rapide de la nature et des enjeux de cette conférence avec un texte du Français Bernard Bigot la demande mondiale d’électricité augmentera de 45 % Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître comme on le sait, la pandémie de la Covid-19 en a décidé tout autrement et si la FEC2020 se tient bien en ce moment, c’est virtuellement du 10 au 15 mai 2021. Une conférence de presse virtuelle s’est ainsi déroulée via Zoom, notamment avec le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, le directeur général d’Iter, Bernard Bigot, et la directrice des relations internationales du CEA et gouverneur du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, Anne Lazar-Sury. Futura était présent lors de cette conférence qui a été l’occasion d’avoir quelques nouvelles d’Iter en ces temps troublés par le coronavirus SARS-CoV-2 et plus généralement d’avoir des réponses des intervenants à quelques questions générales autour des perspectives actuelles sur les progrès dans le domaine de la fusion contrôlée.

L’assemblage d’Iter se poursuit malgré l’impact de la pandémie

en travaillant plus et avec plus de moyens le fait que bien des États aient ouvert à fond les robinets de financement a certainement joué un rôle importanth2>La fusion ne pourra arriver qu’à son rythme

Cette question du financement on la pose depuis longtemps à Bernard Bigot et devant l’urgence de la décarbonation de l’économie mondiale on peut, à juste droit, s’alarmer du fait qu’on ne prévoit pas la construction industrielle de réacteurs thermonucléaires avant les années 2050, voire plus tard encore, après des expériences avec le successeur d’Iter  : Demo (DEMOnstration Power Plant).Le directeur d’Iter nous a répondu que si certes des moyens plus importants seraient utiles, il serait faux de croire que deux fois plus d’argent permettrait de diviser par deux le temps pour atteindre les étapes prévues en ce qui concerne Iter.En effet, les conditions à obtenir dans le tokamak d’Iter sont exceptionnelles. Il va falloir maintenir dans un volume d’environ 1.400 mètres cubes un volume de plasma de 840 mètres cubes (c’est dix fois plus grand que celui du plus grand des tokamaks aujourd’hui en activité) à une température de 150 millions de degrés au moins et avec des pressions de l’ordre du millionième d’atmosphère. Surtout, pour maîtriser le confinement magnétique du plasma et éviter des instabilités analogues à des éruptions solaires, il faut pouvoir produire des lignes de champ magnétique dont les positions dans l’espace sont soigneusement déterminées, au millimètre près.Il n’y a qu’une seule solution pour cela, produire des pièces du réacteur avec un très haut niveau de qualité et en faire un assemblage extrêmement précis. Si l’on va trop vite, explique Bernard Bigot, et que le travail est « bâclé », on court le risque que le tokamak n’atteigne pas les performances nécessaires. En voulant gagner du temps, on pourrait donc en réalité en perdre considérablement.

Fusion nucléaire : dernières nouvelles d'Iter

Iter et l’IA

Bernard Bigot n’hésite pas à dire que c’est une très bonne chose que l’on continue à explorer ces possibilités et qu’il serait le premier à se réjouir de leur succèsUne chose est certaine

et produisant de l’énergie propre en abondance Mais même si l’Union européenne et les États-Unis sont toujours les leaders incontestés dans la course à cette technologie Dans le meilleur des cas, nous ne disposerons pas de l’énergie de fusion avant la seconde moitié du XXIe siècle. Ce qui veut dire que la fusion ne nous sauvera pas des graves problèmes énergétiques et environnementaux qui vont advenir avant, et qui nécessiteront d’autres réponses pour limiter le plus possible leur impact.

Les premiers plasmas en 2025

la fusion nous aidera après 2050 mais c’est que nous ne pourrons pas nous passer de l’énergie nucléaire basée sur la fission Récemment, elle a fait savoir qu’elle construira six à huit réacteurs nucléaires par an entre 2020 et 2025 et portera sa capacité totale à 70 gigawatts (GW), une hausse de 43,5 %.Cela vous intéressera aussiIntéressé par ce que vous venez de lire ?