« Il faut généraliser la prise en charge des orphelins de féminicides »


en Seine-Saint-Denis

Dans un troisième cas, les enfants avaient été confiés à leur tante maternelle, dont le mari était violent. Ils ont fini par être retirés de cette famille et confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), vivant un traumatisme supplémentaire. Les familles biologiques, côté paternel ou maternel, traumatisées elles aussi, n’ont pas toujours la capacité d’absorber l’angoisse d’un enfant covictime. Après un tel traumatisme, il est parfois muet, insomniaque, incapable de tenir en place. Avec Sylvie Moisson, la procureure de Bobigny de l’époque, l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, le département de Seine-Saint-Denis, l’Aide sociale à l’enfance et des associations, nous avons voulu créer un dispositif spécifique. Cela a pu voir le jour grâce aux partenariats que nous avions déjà noués.

« Il faut généraliser la prise en charge des orphelins de féminicides »

« L’accompagnement fourni à ces enfants est aujourd’hui très inégal »

ils peuvent reprendre pied et avancerDepuis sa mise en place effective en Seine-Saint-Denis Depuis avril 2022 Il reprend les grandes lignes du nôtre. Prise en charge immédiate de l’enfant par le Samu sur les lieux ; ordonnance provisoire de placement d’une semaine ; hospitalisation dans un service pédiatrique spécialisé ; évaluation du meilleur lieu d’accueil par l’ASE, etc.

/blockquote> ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, sa suspension n’est prononcée que pour six mois. Il faut qu’elle débute dès l’enquête et dure jusqu’aux assises. Et que le retrait de l’autorité parentale soit systématique en cas de condamnation.