Guimier maintenu mais la motion de défiance est "un signal important", selon Ernotte


Publié le : 01/07/2022 – 18 :18Modifié le : 01/07/2022 – 18 :16

mais elle représente un « signal important qui doit être pris en compte », a indiqué la présidente du groupe public Delphine Ernotte vendredi.

« J’ai confié à Laurent Guimier et à l’équipe de la direction de l’information le soin de proposer et de mettre en œuvre au plus vite une méthode nouvelle, une organisation et des actions concrètes pour répondre à ces attentes ». »Ils auront tout mon soutien dans cette nouvelle démarche qui doit permettre de rétablir rapidement la confiance au sein de la rédaction », poursuit-elle.

Cette motion de défiance a été votée jeudi soir à une large majorité par les rédactions nationales de France Télévisions: 79,52% des suffrages exprimés.09% sur l’ensemble des quatre rédactions (France 2, France 3 National, la rédaction web de franceinfo.fr et la rédaction d’info en continu franceinfo :TV).Le catalyseur a été la question du non-renouvellement de certains CDD mais, selon des sources internes, la motion s’explique plus largement par des « relations compliquées » entre la rédaction et M.

Guimier, en poste depuis septembre 2020.

Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télévisions, sur le plateau de l’émission « Elysée 2022 » sur France 2,/Archives

Selon des témoignages concordants.

Le vote de la motion de défiance est « le témoignage de réelles difficultés dans un contexte de tensions croissantes entre l’exigence éditoriale qui est la nôtre d’une part; notre organisation et ses ressources d’autre part », estime Mme Ernotte dans son message interne. »Il est donc urgent de trouver collectivement des solutions pour répondre à vos attentes et améliorer l’exercice de nos missions, comme de retrouver la sérénité des équipes au sein de la direction de l’information », conclut-elle. »La présidente ne pourra pas se contenter de cette seule réponse ». en faisant part de son « impatience accrue ».

La présidente du groupe public Delphine Ernotte en mars 2021 à Saint-Denis,/Archives

« Nous attendons autre chose », a poursuivi le syndicat, en citant notamment « un changement global des lignes éditoriales ainsi que des pratiques managériales » et « la fin de la précarité organisée ».En avril 2016. Il avait finalement démissionné un an plus tard, alors qu’une seconde motion de défiance s’annonçait.