HuGui(Gui) les bons tuyaux / Swain / Wet Leg


et tu le sais Et lors d’un échange de sms en 2019 ou 2020 Et à ce titre, déjouant tes pronostics, je crois que j’aime davantage Howl, plus écorché, plus brut, plus criard. La rythmique, les guitares tranchantes, le chant, tout te saisit à la gorge pour ne plus te lâcher de la première à la dernière seconde, avec en point d’orgue « I wake to see the world go wild » (tout un programme, clairement affiché) comme tu l’as bien mentionné ou encore « Don’t let them ». En tout cas les gars se sont bien fait plaiz’ avec Kurt Ballou à la prod pour leur premier skeud et J. Robbins pour les suivants et c’est marrant mais je te rejoins là-dessus, on dirait presque trois albums de trois groupes différents. C’est assez déroutant. Marrant aussi que ça sorte sur End Hits Records, label Allemand dont je ne connaissais pas l’existence il y a encore quelques mois, quand j’ai précommandé le dernier LP de mes chouchous, pas Samiam cette fois mais Hot Water Music. Va falloir creuser davantage parce que c’est comme ça qu’on fonctionne, nous autres dénicheurs de tuyaux. Quand y a deux bons groupes sur un label, tu peux être certain qu’il y en a d’autres. Sinon ça ne m’étonne pas que ton ami Nico (que je connais plus musicalement que personnellement) t’ait branché là-dessus, ça semble bien sa came et il peut être de bons conseils. Chouette découverte et ascenseur émotionnel quand j’ai appris leur venue à Paris le 9 juin puis l’annulation de la tournée européenne récemment. Je suis tristesse, je suis déception mais ce n’est pas d’eux dont je vais te parler maintenant. Non. On va causer de Wet Leg.

les paroles avec quelques gentillets sous-entendus sexuels  : « Mommy daddy I went to school and I got the big D » (pour degree = diplôme, bien sûr  ! ) et tout le reste bourré de second degré et last but not least, la musique qui est carrément entraînante. Impossible de ne pas esquisser une comparaison avec les Breeders car on est dans ce créneau alternative rock là (avec moins de disto) mais on fait pire comme référence. C’est simple, basique mais ô combien efficace  ! Le groupe étant tout récent, il n’y avait pas grand-chose à grapiller, leur premier album étant prévu pour avril 2022. J’ai donc poncé les quelques singles sortis autant que je le pouvais, me jetant sur les nouveaux clips qui arrivaient tous les mois (« Oh no », « Angelica », « Ur mum » avec cet uppercut féministe et caustique dès les premières lignes «When I think about what you’ve become, I feel sorry for your mum, You say we’re all having fun, Do you know you’re the only one ?» ), qui sans avoir la force de frappe des premiers ne faisaient que conforter tout le bien que je pensais de Wet Leg. Ah oui, j’ai bien sûr regardé dès janvier s’il y avait un concert de programmé prochainement et c’était le cas en mai au Point Éphémère. complet. Grrh  ! Une date à l’Élysée Montmartre a été annoncée récemment et j’ai pris ma place direct. Les extraits live que j’avais pu voir sur YT n’étaient pas toujours géniaux, un poil bancal, timide mais celui d’Arte dont je parlais plus haut est lui, carrément top  ! Ça va être la folie en novembre  ! Alors certes, l’album n’est pas parfait (je me suis fait plaisir en chopant le LP pas trop cher, c’est-à-dire à l’heure actuelle moins de 25€, avec au passage le dernier cd de Machine Gun Kelly (pop punk mainstream à la Blink-182), certes, ce groupe coche un peu toutes les cases du truc indie marketé pour réussir. C’est fait avec une réelle passion, sincérité et tant mieux si ça fonctionne. C’est le cas avec moi, j’espère que tu vas te laisser convaincre toi aussi mon cher mistletoe et encore bien ouéj pour ton tuyau Swain, plus que validé.Bien content pour Swain et un peu surpris tout de même que tu accroches plus pour l’album le plus brutal et, n’ayons pas peur de dire les mots, bien malsain. Connaissant tes goûts plus sucrés qu’acidulés, c’était pour moi presque une évidence que tu enchaînes les écoutes de The long dark blue. Comme quoi, après tant d’échanges de devis pour trouver la meilleure came inoxydable, nous avons encore tellement de choses à apprendre l’un de l’autre  ! D’ailleurs, à ce sujet, « je sais que tu sais que » je suis le premier à succomber au chant des sirènes quand s’entrecroisent des guitares, des mélodies et une section rythmique plus ou moins insistante. Ma femme me rappelle d’ailleurs à de rares occasions mais bien évidemment en public que j’avais en son temps loué les mérites de The Rasmus. Une trace rédactionnelle est d’ailleurs consultable dans les pages numériques du W-Fenec. Erreur de jeunesse. Mais là où tu ne me connais pas encore assez, c’est que je suis peut-être faible mais pas dupe. COMPRIS ??? Désolé d’être un peu sanguin, mais je ne comprends rien à Wet Leg. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, rien n’y fait. Et pourtant, j’ai suivi le cahier des charges à la lettre  : d’abord les clips, ensuite le live sur Arte puis le disque. Aucun effet. À part un peu de sidération et d’incompréhension. Les mots peuvent sembler excessifs, mais j’ai vraiment essayé. À plusieurs reprises. En me disant que ça venait certainement de moi. Ma conseillère spéciale pour la vie (tu sais, cette charmante personne qui me rappelle à de rares occasions mais bien évidemment en public que j’avais en son temps loué les mérites de The Rasmus) n’a pas non plus saisi le truc. Le fait d’être des quadras est-il un paramètre pour ne pas saisir la hype autour de ce groupe (hype qui ne m’a pas intoxiqué, n’ayant jamais entendu parler du duo avant que tu ne m’en touches un mot) ? Ou alors, j’étais trop excité par ton jubilatoire tableau de la situation ? Je n’en sais fichtre rien. Au moment où je rédige mes impressions concernant Wet Leg, j’en suis à une bonne dizaine d’écoutes et je dois quand même te faire une confidence  : à la (chaise) longue, certains titres me parlent quand même. « Wet dream », par exemple, est un tube, c’est vrai. « Ur mum » aussi. Ainsi que « I don’t wanna go out ». Mais.qu’est-ce qu’il me prend ????? Je succombe à Wet Leg  ! ! ! Tel Jonathan Chase dans Manimal, suis-je en train de me transformer en mouton ? Mais non, je blague  ! Les titres précités sont divertissants, fun, légers, mais de là à crier au génie, ça sera sans moi. Aucun problème pour reconnaître une démarche sincère, mais désolé, je ne rentre pas dans le délire. Et je ne vais pas t’en vouloir pour cette fois de trouver des similitudes avec les Breeders (comme Rock ‘n’ Folk d’ailleurs, car oui, j’ai bossé le dossier à fond et suis allé lire le papier du numéro de mars), même si tu touches à une institution. Je suis un peu dur, je veux bien le reconnaître, mais ce tuyau ne sera pas en tête gondole de ma rockothèque. En attendant, je vais aller me réécouter I want to grow up de Colleen Green, ça me fera le plus grand bien. Et fais-moi plaisir d’aller jeter une oreille sur Veruca Salt, c’est la dernière fois que je te le dis. Punk-rock messed me up, mon gars. Mais pas Wet Leg, tu peux en être sûr  ! On se retrouve à la rentrée pour de nouvelles aventures mon cher Guillaume Circus  !

HuGui(Gui)

Novembre 2022

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