Jennifer Lopez se confie sans filtre à Vogue, de son mariage avec Ben Affleck à son nouvel album


Au même moment, la chanteuse entame en privé un processus d’introspection et de développement personnel qui émane de son expérience de la maternité. Elle prend conscience que ses relations amoureuses infructueuses ont suivi des schémas récurrents et se sent enfin prête à les rompre. “J’avais l’habitude de me plier en quatre pour les autres en pensant que c’était une chose noble, de me faire passer au second plan. Mais j’avais tout faux. Et quand je me suis rendu compte que j’étais malheureuse, c’était trop tard. C’est ce que j’ai ressenti pendant longtemps. Je savais que je devais me ressaisir, pas seulement pour moi, mais aussi pour mes enfants. Et même à partir de là, avec toute ma bonne volonté, il m’a fallu des années et des années pour vraiment recoller les morceaux.”AIRTIME

“Tous les deux, on s’est perdus puis retrouvés”, dit Jennifer Lopez à propos de l’acteur Ben Affleck, qu’elle a épousé cet été. Veste, soutien-gorge et jupe, Dior. Bottes, Alaïa.

Un long cheminement pour prendre soin de sa santé mentale

Jennifer Lopez grandit à Castle Hill, un quartier du Bronx, à New York, dans ce qu’elle décrit comme un foyer typique de la classe moyenne portoricaine. Dès l’enfance, elle travaille à sa future grandeur : éducation stricte, église tous les dimanches, goût précoce pour les comédies musicales, brillante carrière athlétique au lycée. Sa mère, Guadalupe Rodríguez, est aussi jeune et drôle que dure à cuire. Souvent débordée par ses trois filles, il lui arrive de recourir à des châtiments corporels, une tendance que JLo mettra pendant longtemps sur le compte de l’époque et de ses usages. “On la craignait autant qu’on la respectait, se souvient-elle. Disons qu’elle a fait ce qu’elle a pu pour nous maintenir dans le droit chemin.” Quant à David Lopez, son père, il travaille de nuit et passe peu de temps avec sa famille. Lorsque ses parents divorcent après 33 ans de mariage, la petite Jennifer Lopez le vit comme un véritable choc.Au fil de notre conversation, la chanteuse évoque les choses qui lui font du bien : la méditation, la psychothérapie, la psychiatrie, le coaching. Elle s’est récemment attaquée à son plus ambitieux projet, celui de surmonter les traumatismes de son enfance et leurs répercussions actuelles, qui se manifestent sous forme d’attachements malsains, projet qu’elle entend mener avec le même degré d’intensité que celui qu’elle a appliqué à sa carrière. “Mes parents m’ont appris la valeur du travail et l’importance d’être quelqu’un de bien, explique-t-elle. Mais c’est le moyen de combiner les deux que j’ai dû découvrir par moi-même. Les parents sont comme des modèles positifs ou négatifs qu’on doit surmonter dans la vie. Leur façon d’être, de m’aimer, de m’apprendre à aimer : tout cela m’a façonnée sur le plan personnel.”

Le nouvel album de Jennifer Lopez est en préparation

Je retrouve Jennifer Lopez quelques jours plus tard pour poursuivre notre entretien. Elle m’a donné rendez-vous à l’heure du petit-déjeuner, au Polo Lounge du Beverly Hills Hotel. Notre table est située tout au fond du jardin, et une grande plante en pot fait office de barrière de sécurité. Le restaurant est une sorte de point de rencontre par défaut pour les résidents des quartiers huppés de Los Angeles tels que Bel Air et Holmby Hills. La chanteuse arrive sans son garde du corps. Si sa vie privée lui appartient, elle a également à cœur de montrer qu’elle reste une personne comme les autres, malgré sa célébrité. “L’autre jour, se souvient-elle, l’un de mes enfants voulait aller au marché aux puces. Quand je lui ai proposé de l’accompagner, il m’a répondu : ‘Désolé, maman, mais tu sais bien comment ça se passe quand tu es là…’ Ça m’a un peu blessée. Je comprends, hein. Ils veulent passer du temps avec leurs amis sans être traqués par des paparazzis, et c’est normal. Je le sais. Ils ne me le disent pas directement, mais je le sais.”