Karim Benzema blessé, un mauvais signe ? Wendie Renard répond


Propos recueillis pas Jacques Vendroux (envoyé spécial au Qatar), édité par Gauthier Delomez

15h25, le 19 novembre 2022C’est une situation qui rappelle étrangement la Coupe du monde 2002. Karim Benzema, l’attaquant star du Real Madrid, a rejoint l’équipe de France en étant blessé à la cuisse gauche pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Il y a 20 ans, Zinédine Zidane avait aussi eu une blessure juste avant la compétition, avant que la France ne soit éliminée prématurément au premier tour. Alors que le défenseur Raphaël Varane sort lui aussi d’une grave blessure, cela peut-il perturber la préparation du groupe de Didier Deschamps à Doha ? »Ça peut, mais je pense qu’à l’intérieur du groupe, ce sont des choses qui sont claires avec les deux joueurs », répond Wendie Renard, capitaine de l’équipe de France féminine de football et consultante Europe 1 pour le Mondial au Qatar.

« Il faut être très prudent »

« Ce sont des joueurs expérimentés, ils n’ont plus 20 ans donc ils connaissent leur corps. Ils ont un protocole à suivre et à respecter parce que ce sont des blessures musculaires et articulaires. Il faut être très prudent », ajoute la footballeuse de l’Olympique lyonnais au micro de Jacques Vendroux.De là à évoquer un mauvais signe ? Wendie Renard tempère. « Pour l’avoir vécu personnellement, plus on se rapproche, plus on espère vite retrouver ses coéquipières. Je ne dis pas que c’est mauvais signe parce que dès le début, le sélectionneur a été clair en disant que les deux vont être prêts pour le premier match. Maintenant, il faut voir. Je n’ai pas d’inquiétude particulière », ajoute l’internationale française.

Ce qui se passe dans la tête des joueurs diminués

Jouer ou ne pas jouer ce premier match, telle est une décision que les joueurs diminués doivent prendre avec le sélectionneur, affirme Wendie Renard. « On ressent les choses à l’intérieur de notre corps, donc ni le préparateur physique ni le coach ne peuvent être à notre place. Quand la gêne persiste, on se dit que ce n’est pas normal. Limite, on ne pense plus au football, on ne pense uniquement qu’à ça et tout le temps, dès qu’on fait des appuis, on espère que ça va aller, que ça va tenir », confie la consultante d’Europe 1.Qui raconte dans quel état d’esprit se trouvent ces athlètes : « On est arrêté pendant plusieurs jours donc on commence à se poser aussi des questions. Physiquement, est-ce qu’on va être au top ? Est-ce qu’on va être prêt ? Tout ça, ça trotte dans la tête. Mais la décision est prise des fois le jour du match. (.) Après, c’est un début de Coupe du monde et la compétition va être longue. Ils ont l’ambition d’aller le plus loin possible, donc il faut être intelligent et prudent et je pense qu’ils le sont », partage la défenseure de l’OL auprès de Jacques Vendroux.