La bêtise auscultée par le Dr Bérard


Alors, disons docteur en droit, c’est passe-partout et ça unifie pas mal de mes trucs. »


Leçons de base

Un troisième florilège de ses chroniques (additionnées de quelques inédits) vient de paraître aux Éditions Somme toute.

La bêtise auscultée par le Dr Bérard

Les plus fortes donnent encore des leçons de base sur des questions de droit. La proposition resucée pige dans une production à chaud, produite surtout pour le journal Métro pendant la pandémie, entre mai 2020 et février 2021.

avec le recul, une perspective, une espèce de trame », explique le tireur de portraits de groupe.

Laquelle ? « La trame, c’est que le populisme a gangrené l’Occident, assez rapidement, notamment avec l’aide des médias sociaux. La situation a vite dégénéré.

On l’a vu avec la présidence de Trump. » Le titre de l’album de famille fait référence plutôt à la bêtise à partir d’une citation de Camus. Albert, pas Renaud  : « La bêtise insiste toujours », dit l’extrait du roman La Peste (1947) qui ajoute  : « On s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi.

 »

Deux chiens dans le char

En parlant de bêtise, il l’écrit et il le redit franchement, il pense surtout aux complotistes qui foisonnent maintenant partout. « La pandémie a révélé une fracture immense dans nos sociétés avec une partie de la population qui sombre maintenant dans l’irrationnel en mettant la démocratie en péril. On se doutait bien que quelque chose ne tournait pas rond.

Mais à ce point ? Que des gens croient si facilement et en si grand nombre aux bêtises sur la 5G, que le virus n’existe pas, que Justin Trudeau est un pédosataniste, ça me dépasse. »

La trame, c’est que le populisme a gangrené l’Occident, assez rapidement, notamment avec l’aide des médias sociaux. La situation a vite dégénéré.

On l’a vu avec la présidence de Trump.

 » Les textes décortiquent donc cette bêtise présumée en croissance et très nuisible dans le combat contre la pandémie, mais aussi contre les changements climatiques. Parfois, dans ses chroniques, le Dr Bérard s’interroge poliment en se mêlant au groupe (par exemple en se demandant s’il doit lui aussi aller télétravailler dans le Sud).

D’autres fois, il sort la cognée et tape dans le tas.

Une des chroniques les plus féroces, en forme de lettre ouverte, s’en prend à Richard Martineau, chroniqueur des plateformes de Québecor. « Richard Martineau est un drop-out du cégep et apparemment il a le droit de donner son opinion sur tout et sur rien et souvent sur ce qu’il ne comprend pas », ajoute Frédécic Bérard en entrevue.

Plusieurs chroniques traitant de sujets comme le déboulonnage des statues ou le racisme systémique ne laissent aucun doute sur ses positions idéologicopolitiques. Cela fait-il pour autant du Dr Bérard un petit lapin woke ?

qui est valable sociologiquement et très simple à comprendre, est rejeté.

C’est du délire et encore de la bêtise. »

le nombrilisme et autres ignominies

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