l’envers du décor des crèches privées


Dans le cadre d’une enquête réalisée par L’Obs, nous avons interrogé les professionnelles de la petite enfance sur leurs conditions de travail. Un appel à témoignage a été lancé : 1 423 personnes nous ont répondu. Et leur ressenti est clair, implacable : le secteur est en grande souffrance. Laura [son prénom a été changé], 42 ans, a embrassé le métier d’agent de crèche sur le tard, en 2018. A l’époque, cette chargée de communication lasse de son métier réalise un bilan de compétences, qui lui révèle qu’elle a professionnellement « fait fausse route ». Elle décide alors de tout plaquer pour passer un CAP Petite enfance, mais dès son premier stage, c’est la désillusion. Voici son témoignage.« Ma première expérience, je l’ai réalisée dans une petite structure privée non loin de là où j’habite, à Lille. Avant d’en franchir le seuil, j’étais persuadée d’entrer dans un univers de bienveillance au sein duquel l’enfant et son bien-être l’emportaient sur tout le reste. Après tout, c’est ce qu’on apprend en formation et c’est l’image des crèches véhiculée par la société. Mais, dès les premiers jours de mon stage, j’ai compris à quel point ce tableau était loin de la réalité. Rentabilité à tout prix, burn-out et maltraitance cachée : les crèches au bord de l’implosion Ma responsable m’a tout de suite mis le grappin dessus. De par mon âge, elle a vu en moi quelqu’un de confiance sur qui elle pouvait compter, un membre de l’équipe à part entière. Or, je n’étais que stagiaire, je n’avais auc Cet article est réservé aux abonnés.Pour lire la suite, profitez de nos offres dès 1€ Je teste sans engagement En choisissant ce parcours d’abonnement promotionnel, vous acceptez le dépôt d’un cookie d’analyse par Google.

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