les intentions de vote pour le deuxième tour


Depuis quelques mois, une quarantaine de trains neufs sillonnent la région Normandie. Le tout pour un montant de 730 millions d’euros, réglé par la région. C’est en effet le conseil régional de Normandie, dirigé par Hervé Morin, qui a pris cette décision. De toutes parts, les candidats à l’élection régionale normande exposent donc leur position et leur stratégie au sujet du transport ferroviaire en Normandie.

Pour le candidat RN Nicolas Bay par exemple, « cette régionalisation (.) a laissé la région Normandie seule face à des investissements absolument colossaux ». Quant à Laurent Bonnaterre, candidat sans étiquette mais investi par LREM, ce dernier axe son discours sur la fiabilité et la régularité du réseau de transport, ainsi que sur l’accessibilité des gares. Mélanie Boulanger, candidate PS et EELV, revient quant à elle sur la vitesse des trains et les infrastructures qui ne permettent pas d’accélération : « Il n’y a pas de train qui vont plus vite sur ces six dernières années ». Sébastien Jumel, candidat PCF et LFI, estime quant à lui que les grandes villes ont été favorisées au détriment des plus petites. Les transports ferroviaires pourraient donc faire partie des sujets abordées par les candidats de Normandie ce soir, lors de leur premier débat, un « Grand oral des régionales », organisé par le club de la presse et de la communication de Normandie, de 19h à 21h. Il sera retransmis en direct sur Facebook notamment.

26 mai. Laurent Bonnaterre est soutenu par David Nicolas

Laurent Bonnaterre a obtenu le soutien de David Nicolas, une première puisque le président de la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie n’avait jusque-là jamais apporté son soutien à un candidat, toutes élections confondues. Cette année, le fait que le candidat sans étiquette mais anciennement socialiste et sa colistière Angélique Ferreira, de droite, ait décidé de dépasser les clivages traditionnels pour porter le projet régional a peut-être changé la donne. « Comme individu, je le soutiens ainsi qu’Angélique. Il défend des valeurs sans logique partisane gauche-droite, qui polluent la vie publique. Comme président de la communauté d’agglomération, je ne dicte pas de conduite et respecte le choix de chacun. On veut dépasser ces clivages. » a assuré David Nicolas, tandis que la tête de liste réaffirmait son projet : « La Normandie que je souhaite, c’est celle de la relance, avec tout le monde ».

20 mai. Mélanie Boulanger axe son programme sur les jeunes

Mélanie Boulanger chef de file pour les socialistes et les écologistes fait campagne sur un argument phare de son programme : « La gratuité des transports pour les jeunes et les demandeurs d’emploi de moins de 26 ans » et les réinstaurations des petites lignes intercommunales. Mais la candidate propose d’autres mesures qui selon elle peuvent trouve un écho chez les Normands comme l’augmentation de nombre de places de formation dans Instituts de formation en soins infirmiers, un projet non sans rapport avec la crise sanitaire, mais aussi la mobilisation des habitants autour des enjeux et pour accélérer la transition écologique avec par exemple une « conférence climat régionale ».

18 mai. La députée Stéphanie Kerbarh ne songe pas à quitter LREM

Après avoir annoncé se lancer sans étiquette dans l’aventure des régionales, la marcheuse Stéphanie Kerbarh a assuré ne pas songer à quitter LREM. « Il n’y a aucune raison de renier d’où l’on vient » ajoutait-elle indiquant que sa volonté de défendre sa vision de la Normandie, même face à un candidat LREM, ne l’éloignait pas de son parti. Mais l’exclusion pourrait être décidée par LREM elle-même. Le délégué général du parti, Stanislas Guerini, a ouvert la voie à cette possibilité sur LCI ce 18 mai. A la question « Sera-t-elle exclue du parti ? » l’homme a répondu « Cela me semble évident, c’est une aventure totalement personnelle ».

11 mai. Nathalie Goulet (UDI) retire sa candidature

Nathalie Goulet, tête de liste de l’UDI et première candidate à s’être présentée annonce ce mardi 11 mai se retirer des élections régionales, la faute à un débat d’idées inexistant. Elle expose sur les réseaux sociaux les raisons de son désistement, étrangères aux résultats des sondages : « Le joker au sortant. interdisent un vrai débat d’idées. Le score très haut du Rassemblement national, dont on perçoit l’ancrage chaque jour davantage sur le terrain, et le coût d’une campagne d’un million d’euros interdit de jouer les apprentis sorciers. » Le contexte n’est pas favorable à l’émergence de nouvelle liste contre des poids lourds de la politique régionale et ont presque tué dans l’œuf le projet de la candidate. Si elle renonce aux élections régionales, Nathalie Goulet restera toutefois présente sur la scène politique en juin avec des listes UDI dans tous les départements normands.

11 mai. Contre le « mirage éolien », Yves Bonnet rejoint la liste RN

Yves Bonnet, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire et ancien préfet rejoint les listes du Rassemblement national en Seine-Maritime. La nouvelle recrue considère que « seul Nicolas Bay peut mettre fin au mirage éolien qui menace notre indépendance énergétique » rapporte Le Parisien. Le candidat RN salue également l’arrivée d’Yves Bonnet, « un homme d’expérience et de talent ».

10 mai. La députée LREM Stéphanie Kerbarh se présente, sans le soutien de son parti

Une candidate surprise s’invite aux élections régionales en Normandie. La députée LREM, Stéphanie Kerbarh se présente sans étiquette alors que Laurent Bonnaterre a reçu l’investiture du parti présidentiel le 4 mai. La Normande a choisi les colonnes de Libération pour annoncer la nouvelle ce 10 mai. « J’ai un programme pour la Normandie, un projet que je défends. Je ne me présente pas contre une personne, je me présente pour ma région », a fait savoir la huitième candidate.

5 mai. Hervé Morin évoque la fusion « réussie » de la Haute et Basse Normandie

« On a un capital exceptionnel qui s’appelle la Normandie mais qui est fragile. Il faut être vigilant sur l’équilibre entre Rouen et Caen. Il faut un équilibre entre les grandes villes et le monde rural.   On a réussi la réunification sur 7 mois. La Haute et la Basse-Normandie figuraient toujours entre la quinzième et la vingtième place des classements., Hervé Morin.