Manifestation des policiers : des milliers de personnes devant l'Assemblée nationale


mais « aucun responsable politique ne pourra accéder à la tribune ni s’y exprimer », avaient fait savoir les organisateurs dans un communiqué commun.

L’essentiel à retenir

  • Selon les organisateurs, 35.000 personnes étaient présents devant l’Assemblée nationale cet après-midi, deux semaines jour pour jour après le meurtre d’Eric Masson.
  • Des représentants de tous les groupes parlementaires, à l’exception de celui de La France insoumise, étaient à la manifestation. 
  • Côté revendications, les syndicats ont notamment demandé « la mise en oeuvre de peines maximales » pour « les agresseurs des forces de l’ordre. » Lors des prises de paroles, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a été de nombreuses fois ciblé.

Jean-Luc Mélenchon condamne les propos du Secrétaire général d’Alliance

Le Secrétaire général d’Alliance dit : ‘Le problème de la police, c’est la justice. La justice doit rendre des comptes’. Menaces, intimidations : les factieux les font toutes. Je condamne leurs propos. Vite une police républicaine ! » écrit sur les réseaux sociaux le président du groupe parlementaire de La France insoumise. 

Manifestation des policiers : des milliers de personnes devant l'Assemblée nationale

Une minute de silence en hommage « aux collègues blessés ou tués »

La Marseillaise est ensuite entonnée par les manifestants, qui sont appelés par les organisateurs à se disperser. 

Plus de 35.000 personnes présentes, annoncent les organisateurs.

A la tribune, les organisateurs annoncent que plus de 35.000 personnes se sont rendues devant l’Assemblée nationale à l’appel de l’intersyndicale.  

Sébastien Chenu (RN) : « Les peines planchers sont efficaces et doivent exister »

« Le Garde des Sceaux a fait le choix d’être le ministre des taulards, des prisonniers, et des délinquants », a lancé le député RN Sébastien Chenu au micro de LCP. Le candidat aux élections régionales pour le Rassemblement national dans les Hauts-de-France estime que « les peines planchers sont efficaces » et qu’elles « doivent exister avec beaucoup plus de force pour les agresseurs de ceux qui nous protègent. »

« 

de politique, de moyens », a de son côté affirmé Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle pour Debout la France. 

Les syndicats prennent la parole

  • Fabien Vanhemelryck (Alliance-Police nationale) : « Le problème de la police, c’est la justice ! »

Fabien Vanhemelryck, Secrétaire général d’Alliance-Police nationale, énumère des faits de violences contre des forces de l’ordre et les peines « insuffisantes » qui ont été prononcées par la justice, huées à chaque fois par la foule. « Tout ça est insupportable ! Le problème de la police, c’est la justice. Elle doit rendre des comptes ! » a notamment déclaré le responsable syndical, qui demande une « réponse pénale forte » avec la mise en places de peines minimales. Le nom du Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a été hué. 

  • Olivier Varlet (Unsa-Police) : « Monsieur le Garde des Sceaux, réveillez-vous ! »

estime le secrétaire général de l’Unsa-Police, ajoutant qu’il « est temps de frapper les petites frappes. »  « Il y en a assez des réformes successives qui ne se font pas », a-t-il dit, appelant Eric Dupond-Moretti à « se réveiller. »

Quelques minutes avant les prises de paroles, sur un écran géant installé devant le Palais Bourbon, des vidéos de violences contre les forces de l’ordre ont également été diffusées. Sur la tribune, une immense banderole est déployée avec l’inscription : « Payés pour servir, pas pour mourir. »

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« Les peines planchers ont été essayées, et ça ne fonctionne pas »

à leurs côtés », expliquant que les forces de l’ordre avaient besoin de « reconnaissance ». Interrogée sur les revendications de l’intersyndicale, la députée LaREM a toutefois déclaré que la mise en place de peines planchers « n’était pas la réponse à apporter. »

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a-t-il déclaré « Tous les matins quand je me lève 

Gérald Darmanin a également été sifflé par des manifestants, comme l’ont constaté nos confrères de Loopsider.

Damien Abad, Laurent Wauquiez, François Baroin et Xavier Bertrand devant l’Assemblée 

De très nombreuses figures de la droite et des Républicains sont présentes aujourd’hui devant l’Assemblée nationale. « C’est essentiel de montrer que la nation est réunie autour des forces de l’ordre », a notamment déclaré au micro de LCP le président du groupe Les Républicains Damien Abad. « La sécurité est un thème majeur de préoccupation des Français », a abondé le président du parti, Christian Jacob.

Olivier Faure : « La question de la sécurité n’est pas réservée à la droite »

« Oui nous sommes prêts à vous écouter, nous sommes prêts à veiller avec vous à ce que la sécurité des Français soit assurés. »

Les syndicats ont décidé d’organiser ce rassemblement après le meurtre d’Eric Masson, tué sur un point de deal à Avignon le 5 mai. Un drame qui a ébranlé la police, déjà marquée par l’assassinat le 23 avril de Stéphanie Monfermé, agente administrative au commissariat de Rambouillet (Yvelines),

Et à limiter strictement les possibilités de réduction des peines pour ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre. Mais les syndicats déplorent que leur « revendication la plus importante », « la mise en œuvre de peines minimales pour les agresseurs des forces de l’ordre », n’ait pas été « prise en compte.

Tous les partis politiques étaient représentés, sauf la France insoumise

Fait assez rare, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était présent dans le cortège. Chose qui n’a pas fait l’unanimité à l’Assemblée nationale ces derniers jours. 

expliquant dans un communiqué ne pas partager les revendications des organisateurs. 

De nombreux députés de la majorité, dont Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, avaient eux aussi annoncé leur présence. À droite, les parlementaires LR étaient également très nombreux au rassemblement, tout comme Xavier Bertrand, candidat déclaré à l’élection présidentielle et François Baroin, maire de Troyes.