Marine Le Pen et Gilbert Collard relaxés après la publication de photos de l’Etat islamique


Marine Le Pen et le député européen Gilbert Collard, ont été relaxés, mardi 4 mai, par le tribunal de Nanterre après la publication, en 2015, sur les réseaux sociaux. La présidente du Rassemblement national (RN) avait vigoureusement contesté le procès qui lui était fait, lors de l’audience du 10 février à Nanterre, à la demande du ministre de l’intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve. Marine Le Pen défend sa « liberté d’expression » C’est l’interview le 16 décembre 2015, sur RMC, de Gilles Kepel par Jean-Jacques Bourdin qui l’avait fait bondir. « Vous faites le lien entre le djihadisme français et la poussée du Front national ». L’islamologue avait répondu  : « Bien sûr, ce n’est pas la même chose. ils se ressemblent. » Jean-Jacques Bourdin l’avait alors invité à revenir sur « les liens entre Daech et le Front national, enfin, pas les liens directs, mais ce repli identitaire qui, finalement, est une communauté d’esprit ». Marine Le Pen avait aussitôt publié un premier tweet sur ce « dérapage inacceptable ». avec le commentaire  : « Daech, c’est ÇA  ! » Gilbert Collard, alors député FN du Gard, avait publié le même jour l’image d’un visage défiguré, le crâne enfoncé,: « Bourdin compare le FN à DAECH  : le poids des mots, le choc des bobos. »

« Une attaque polémique »

Saisi, le parquet de Paris s’était vite heurté à une difficulté  : la loi sur la liberté de la presse interdit, certes, la reproduction des circonstances d’un crime « lorsqu’elle porte gravement atteinte à la dignité d’une victime », mais il faut qu’une victime porte plainte. Faute de victime, le parquet s’est rabattu sur la loi qui réprime la diffusion de « message portant gravement atteinte à la dignité humaine » et « accessible à un mineur ». La question de la liberté d’expression doit-elle faire un tri de la part du parquet ?, avait objecté Marine Le Pen., 3 ans, mort sur une plage en est le summum. L’intégralité des médias français l’a publiée sans que jamais le parquet n’exerce de poursuites. Ce qu’il fallait, c’était poursuivre Mme Le Pen. » Le procureur avait malaisément répondu qu’il ne pouvait pas poursuivre tout le monde et avait requis 5 000 euros d’amende contre chacun des prévenus – ils risquaient jusqu’à trois ans de prison et 75 000 euros d’amende. Il vous reste 17. La suite est réservée aux abonnés.