La MNM et peanuts / C1 / Gr. H / Benfica-PSG (1-1) / SOFOOT.com


Porté par un trio offensif en état de grâce depuis plusieurs semaines, le PSG continue pourtant de poser questions dans le reste de ses lignes. Sur la pelouse de Benfica (1-1), comme face à la Juve ou au Maccabbi Haïfa, les Parisiens n’ont pas affiché une grande maîtrise du jeu, pris à plusieurs reprises par l’intensité des Portugais en première période. Pour aller au bout en Ligue des champions, il faudra que le reste du onze monte le ton.

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Après une demi-heure, Donnarumma totalisait pourtant déjà cinq arrêts, maintenant à flots le PSG à grands renforts de parades sur sa ligne. Un rôle de sauveur dans lequel l’Italien n’est pas forcément attendu vu le statut de son équipe, d’autant qu’à ce moment du match, il comptait plus de ballons joués que. Messi (22 contre 18). Il faut dire qu’encore une fois, face à l’intensité proposée par le leader du championnat portugais, l’entrejeu parisien a souffert. Oui, Marco Verratti et Vitinha ont brillé à la sortie de balle, mais dès qu’ils en sont privés. et par conséquent, pour l’ensemble d’une équipe qui se retrouve vite sur un fil.

Who else ?

« On savait que ce match allait être fait de hauts et de bas, venait à son tour plaider le capitaine Marquinhos au micro de la chaîne cryptée. On a fait quelques petites erreurs en première mi-temps, qu’on a corrigées ensuite. » Il n’empêche, la frustration est bien présente de ne pas voir la MNM mieux accompagnée. Après une saison plus que décevante livrée par les deux Sud-Américains l’an dernier, Paris possède enfin la force de frappe absolue tant espérée au moment de voir la Pulga débarquer sur le tarmac du Bourget. Les mots d’excuse ont ainsi disparu : aux sept autres bonshommes alignés à leurs côtés de hausser le curseur.Le passage à trois défenseurs (Ramos, Marquinhos et Danilo, quand Kimpembe n’est pas apte) décidé par Christophe Galtier cet été tarde encore à pleinement porter ses fruits, en particulier en ce qui concerne l’apport des pistons (Hakimi et Mendes). Tout en affaiblissant parfois la position des deux milieux (Vitinha et Verratti). Et quand, comme après la pause à Lisbonne, aucun des trois fantastiques ne parvient à faire la différence, personne d’autre ne semble en mesure de faire gagner Paris. Ce n’est d’ailleurs guère un hasard si cela fait plus d’un mois qu’aucun autre joueur n’a trouvé le chemin des filets. Alors, on change tout ça pour battre Benfica sur un coup de casque de Ramos, une frappe lointaine de Vitinha ou un déboulé d’Achraf Hakimi dans six jours ?Par Tom Binet