j’ai gagné des titres.
je suis venu avec l’optique d’acquérir le maintien puis de redorer le blason du club et de gagner un titre
Avez-vous honte ?
Oui. Je ne vais pas aller pavoiser en ville.
Je suis capitaine de mon équipe et j’ai ma part de responsabilité. J’ai honte, mais je me dis que j’ai tout donné, je suis resté fidèle à moi-même. J’ai travaillé pour essayer de relever ce challenge.
J’ai quitté ma zone de confort en Allemagne pour me mettre un peu en danger. Il va falloir se relever.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
En tant que joueur et capitaine, je ne peux que parler du terrain.
Quand on analyse les matchs et qu’on sait qu’on a mené 13 fois cette saison, on aurait pris juste la moitié des points perdus et on serait largement sauvé. On n’a pas su faire le boulot. J’ai lu une interview de Mikel Arteta (ex-international espagnol et entraîneur d’Arsenal, NDLR) qui disait : « avant de jouer au football, il faut courir et se battre ».
La plupart du temps, on ne l’a pas assez fait.
« Il y a un manque de professionnalisme chez les joueurs, criant. On a essayé de trouver les solutions ; d’être radical »
Êtes-vous déçu du comportement de certains de vos coéquipiers ?
Je préfère en parler entre joueurs, entre quatre yeux.
Je ne peux que parler de moi-même et vous poserez les questions aux concernés. Ce sera à eux d’assumer et de dire ce qu’il s’est passé. Le plus gros de ma carrière est derrière moi mais je me suis mis en mode mission, intransigeant vis-à-vis de moi-même.
C’est tellement dur sur le terrain que l’on ne peut pas se permettre des écarts en dehors.
Vous avez été prêté avec option d’achat par Wolfsbourg. Y a-t-il une possibilité que vous restiez, même en Ligue 2 ?
Je ne me suis jamais projeté sur le fait qu’on n’allait pas se maintenir.
Quand vous avez un sentiment de honte, il faut vite l’effacer. Peut-être que rester peut être le bon challenge pour redorer mon CV. Il y a énormément de choses à restructurer, mais j’ai bon espoir.
En 1991, le club avait été rétrogradé administrativement et était remonté tout de suite avec des jeunes qui ont fait une belle carrière derrière. Mais avant de penser à ma petite personne, il y a beaucoup de choses à régler, il y a des salariés qui perdent leur boulot. Ma famille était ce week-end en tribunes.
À côté, il y avait des employés – des anciens, des jeunes, des femmes, des hommes – qui pleuraient. Nous sommes là pour apporter de la gaieté dans leur vie et quand on sait qu’on joue avec la vie de leur famille, de leur avenir, ça fait vraiment mal.
On a l’impression qu’il y avait un nouveau problème chaque semaine.
Avez-vous connu cela ?
cela fait une montagne.
Y a-t-il un manque de professionnalisme dans ce club ?
Chez nous les joueurs, oui. Il est criant. Nous avons essayé de trouver des solutions, d’être radical.
Vous êtes venus régulièrement devant les médias. Regrettez-vous que d’autres ne soient pas venus assumer ?
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