tout le monde se mobilise contre les violences faites aux femmes


Près de 3 500 personnes, selon la préfecture du Rhône, 8000 selon les organisatrices/teurs ont répondu à l’appel du Collectif droit des femmes du Rhône le 26 novembre pour manifester contre les violences faites aux femmes.

Au lendemain de la journée de la journée de l’élimination de la violence faite aux femmes, les lyonnais.es ont manifesté.e.s pour la bonne cause. Près de 3500 personnes selon la préfecture se sont données rendez-vous à 14h, place Bellecour, à l’appel du Collectif droit des femmes du Rhône qui regroupe des associations telles que Filactions, Nous Toutes Rhône, le collectif Mee Too Lyon, le Planning familial 69, Femmes Solidaires… mais aussi des partis politiques comme le PS, le PCF ou EELV. 

tout le monde se mobilise contre les violences faites aux femmes

Comme l’année dernière, la manifestation a commencé par un rassemblement place Bellecour et par le happening « Femmes en blanc » organisé par l’association Filactions, une association qui lutte depuis 2005 contre les violences sexistes et sexuelles, dont la subvention n’a pas été votée lors du dernier conseil régional qui s’est réuni en assemblée plénière les 20 et 21 octobre dernier, suite à l’intervention de la conseillère du Rassemblement national Isabelle Surply. 

que  « 2 à 3 enfants par classe étaient victimes d’inceste », que « 15 à 20% des femmes et 4 % des hommes ont subi des violences sexuelles » et que « 91 000 femmes ont été victimes de viol ou de tentative de viol en France, soit un viol ou une tentative de viol toutes les 7 minutes ».

La Révolte iranienne 

Ce slogan condense les aspirations de l’ensemble des Iraniennes à la liberté et aux rejets du régime théocratique dictatorial ».

Les mineures isolées

Anne du Collectif soutien migrants croix rousse a expliqué que « Parmi les dizaines de mineur.e.s isolé.e.s, il y a des filles et elles arrivent de plus en plus ». « Des lieux d’accueil ont été ouvert pour héberger les jeunes pendant leurs démarches en justice. Cependant, pas tous les jeunes, seulement les garçons. Rien n’a été prévu par la métropole pour les filles en recours (…) Elles se retrouvent remises à la rue  sans aucun examen médical, sans soutien psychologique, sans aucun accompagnement les laissant à la merci des mêmes dangers et violences qu’elles ont déjà subits durant leur parcours. »

Anne a ajouté que « Le centre géré par Forum réfugié pour mettre à l’abri ces jeunes le temps de l’évaluation est lui aussi non mixte, il n’accueille que des garçons ». « Nous demandons à la Métropole qui se dit engagée contre les violences faites aux femmes, qu’elle créait des places au plus vite pour ses jeunes filles qui doivent être mises à l’abri dès leur arrivée en France et jusqu’à la reconnaissance de leur minorité par le juge pour enfant. »

Le Collectif des femmes sans papiers 

ou pourtant nous venons prendre soin des personnes des bébés jusqu’aux personnes âgées. Nous subissons des harcèlements racistes et sexistes chaque jour, sans pouvoir les dénoncer ». 

Les élu.e.s ont répondu présent.e.s au rendez-vous

e Il a consigné une tribune dans laquelle une trentaine d’édiles comme Anne Hidalgo à Paris ou Johanna Rolland à Nantes se sont engagés à prendre des mesures contre les violences faites aux femmes. 

Une attaque de milices fascistes et antiféministes

Le cortège s’est ensuite rendu jusqu’aux Terreaux en passant par les quais de Saône. Là des fascistes auraient attaqué les manifestants, comme en témoigne ce tweet de Raphaël Arnault, le porte-parole de la jeune garde antifasciste et ancien candidat à l’élection législative dans la 2e circonscription du Rhône. « C’est la 4e fois en 3 ans sur des manifs féministes & LGBTI. Et c’est à chaque fois à quelques pas de leurs locaux qui existent depuis + de 10 ans dans notre ville », précise-t-il.

Les réactions des manifestant.e.s 

On sait que les mouvements féministes et ecoféministes sont une composante importante du mouvement écologiste et on est ravis d’être là aujourd’hui, c’est une cause importante ». 

Nous avons également croisé la secrétaire générale de la CNFSU Rhône, le syndicat des enseignants, Nadège Pagliaroli. « Ce n’est plus possible en 2022 qu’il y ai encore des violences sexistes et sexuelles. Cela se retrouve dans nos métiers, dans l’enseignement ou la fonction publique, on voit bien que les femmes touchent moins de primes ou ont des promotions qui arrivent plus tardivement dans leurs carrières », nous a-t-elle expliqué. 

Nous avons également rencontré une membre du parti ouvrier indépendant et démocratique qui « se devaient d’être là aujourd’hui pour soutenir toutes les femmes du monde ». « Je vois qu’il y a beaucoup d’hommes et c’est très bien, car ce n’est pas un combat contre les hommes, c’est une lutte pour que l’on puissent être des êtres humains qui se respectent tout simplement. »

Un couple nous a confié que « le sujet du féminisme était dans l’actualité que c’était un sujet majeur ». « Hommes comme femmes c’est bien de déambuler et de faire vivre cette cause ». 

Nous avons aussi interrogé Aurélie Gries l’adjointe au maire du 7e ardt de Lyon qui « a toujours été dans les violences contre les violences faites aux femmes ».