Montigny-lès-Metz. Des enfants se piquent de couture et prennent des cours !


Souvent, les parents qui inscrivent leurs enfants aux cours de Mélissandre Cholvin lui disent ignorer « d’où vient leur envie d’apprendre à coudre ». Ce mercredi 12 octobre, on a fait un petit tour aux Ateliers couture de Metz, que la trentenaire anime rue Louis-Blériot à Montigny-lès-Metz avec son associée Françoise Toulas. Les élèves du jour ont volontiers répondu à la question.

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L’envie de créer dès 7 ans

« Maman faisait des masques (pour se protéger du Covid). Je voulais apprendre », confie Louise, 8 ans, affairée sur un tablier pour son petit frère. « Ma mémé, couturière, avait plein d’aiguilles et de tissus alors j’ai essayé de faire des vêtements de poupées. » Pour la remercier, la Longevilloise de 11 ans lui a confectionné une trousse à maquillage avec la machine qu’elle emporte à chaque fois à l’atelier. Seychel, le même âge, a, elle, un papy couturier. Un an à peine qu’elle manie fil et ciseau et la voilà qui lui réalise un coussin en wax, brodé s’il vous plaît  ! À presque 13 ans, Agathe s’attelle carrément à la création d’un sac de sport. « J’ai commencé plus jeune avec ma grand-mère », explique l’adolescente de Mars-la-Tour qui revient chaque semaine.

Des cours quasi-complets

« Depuis 2016 qu’on s’est lancé, la demande est exponentielle. Après la crise sanitaire, ça a fait carrément un bond », s’enthousiasme leur professeur. Je reçois même des infirmières qui arrivent à trouver un moment dans leur emploi du temps. Comme c’est six personnes maximum par cours afin de les accompagner à chaque étape, c’est vite plein  !  » Mélissandre Cholvin vit de son métier aujourd’hui et ne regrette pas sa reconversion. « En 2015, je suis tombée malade. Revenue à Metz, j’ai rencontré Françoise, une septuagénaire qui coud et tricote depuis l’enfance. Durant des années, elle avait enseigné la couture en tant que bénévole dans une MJC. On s’est lancé  !  », raconte l’ex-étudiante en histoire de l’art, passée par plusieurs emplois avant son CAP couture. « Au début, on était 4 auto-entrepreneurs, installés durant trois ans à Queuleu. »

En attendant la mercerie  !

Dans le local montignien loué selon un bail commercial, le duo s’apprête à bientôt ouvrir une mercerie. « À la fin du mois si tout va bien, espère la jeune femme originaire de Saint-Quirin. Elle s’appellera Jeanne & Mathilde en hommage à mes grands-mères. On y trouvera des boutons, des élastiques, des rubans… et de la laine, fabriquée en France. Il y a aussi un véritable engouement pour le tricot  !  »