À Nantes, une recette bien gardée / Coupe de France / 16es / Thaon-Nantes / SOFOOT.com


Ce dimanche (18h30) en 16es de finale de Coupe de France, le FC Nantes se déplace dans les Vosges pour y affronter l’ES Thaon. Au-delà de l’enjeu sportif, le club de N3 peut craindre pour sa trésorerie : sous la présidence de Waldemar Kita, l’institution jaune et vert a pris l’habitude de régulièrement la faire à l’envers aux clubs amateurs et de ne pas laisser aux petits poucets sa part de recette billetterie après les matchs, comme le veut pourtant la tradition.

Mais je respecte le choix de M 2023

«  On nous avait demandé de venir jouer à la Beaujoire, et en échange on nous laissait la recette. J’avais refusé, car c’était la fête au village et aller jouer à Nantes, ça n’était pas concevable. » Nouredine Chahir de Saint-Renan

Novotel et jet privé

Règlementairement, on ne peut rien dire, mais j’ai trouvé que ce n’était pas très élégant de leur part. C’était 14 000 ou 15 000 euros, ça n’allait pas chercher très loin dans le budget d’un club comme celui du FC Nantes. » Privé du joli pactole de 42 218 euros en 2019 après avoir accueilli le FCN à Francis-Le Basser (Laval), Vitré, s’étant résolu à se déplacer en Loire-Atlantique deux ans plus tard pour un nouveau match de coupe, avait ainsi connu un Kita plus généreux, qui lui avait laissé l’intégralité du magot. « Les clubs pros se cachent derrière ce truc qui est tacite. » Eric Guillot (Senlis)Comme d’autres clubs professionnels chaque année (l’OM contre Trélissac en 2020, Brest contre Avranches cette saison, l’ESTAC contre Montceau en 2013, Reims contre Plabennec en 2013 et l’US Lusitanos Saint-Maur en 2015, Rennes contre Quevilly en 2012, Monaco contre Blagnac en 2009, Lens contre Forbach en 2003 ou encore Nancy, Nîmes et le LOSC à de nombreuses reprises), l’insaisissable Monsieur K. profite d’un flou qui perdure sur le sujet. Car dans le règlement de la compétition, rien ne stipule une quelconque obligation de céder sa part de recette au petit poucet : après déduction des frais d’organisation « fixés forfaitairement à 35 % de la recette hors taxes », la « répartition de la recette nette » se fait sur ce modèle : « 50 % pour le club recevant, 50 % pour le club visiteur ».

Règle tacite et double jeu

 » Certains ont eu plus de chance, comme l’Aviron bayonnais (N3, 32es) qui avait tout récupéré en 2019-2020, l’USSA Vertou (DH puis CFA 2) qui n’avait eu aucune mauvaise surprise lors de ses deux affrontements avec Nantes (2007-2008 et 2010-2011), l’US Bouscat (DHR, 7e tour) qui avait pu coffrer plus de 7000 euros en plus en 2011-2012 « après recouvrement des frais de déplacement » du FCN et alors que Kita était initialement parti avec l’intégralité de sa part, ou l’ASC Romagné (DSR, 7e tour) qui, en 2010-2011, avait déjà encaissé la recette au moment où l’octuple champion de France lui avait réclamé son dû : mis devant le fait accompli, le club professionnel n’avait pas insisté.

Au rayon des merci, il y en a plusieurs pour le Club de Nantes.Merci à leurs dirigeants qui ont été heureux de l’accueil. Merci particulier au président Kita qui nous a laissé l’intégralité de la recette.Merci aux joueurs et au staff qui nous ont respecté du début à la fin

Cadeau bien reçu ?

Par Jérémie Baron

Tous propos recueillis par JB, sauf mentions