Olivier Dussopt n'écarte pas l'hypothèse d'un report de l'âge légal de départ à 64 ans


Et ce, pour une entrée en vigueur l’été prochain. Alors que la chef du gouvernement, invitée de France Info mardi matin, n’a pas fait du report de l’âge légal de départ à 65 ans un «totem», le ministre du Travail vient lui emboîter le pas. Dans une interview au Parisien publiée mercredi soir, Olivier Dussopt n’écarte pas l’hypothèse d’une réforme relevant le seuil minimal à 64 ans. «Cela fait partie des pistes que nous avons présentées aux partenaires sociaux avec la première ministre», précise-t-il alors qu’Élisabeth Borne a entamé, depuis mardi, un nouveau cycle de consultations à Matignon.Si Emmanuel Macron avait fait du report de l’âge légal de départ en retraite à 65 ans l’une de ses promesses phares lors de la dernière campagne présidentielle, il avait adopté pendant l’entre-deux tours une position beaucoup plus modérée, ouvrant la porte aux 64 ans. Façon à l’époque de mieux capter les voix de la gauche. «Des concessions contre-productives»Pour ne pas faire défaut à l’ADN réformatrice du président de la République, Olivier Dussopt, qui ne veut pas de «tabou» sur la question de l’âge, martèle donc l’objectif  : «Rétablir l’équilibre du système en 2030». Selon le membre du gouvernement, «nous pourrions l’atteindre (l’objectif, NDLR) avec la mise en place d’une mesure d’âge à 64 ans, si tant est qu’elle soit accompagnée d’une accélération de la mise en œuvre de la réforme Touraine, pour arriver plus vite aux 43 ans de cotisations.»

Une «réponse» aux syndicats réformistes

Quant à l’emploi des séniors En cas d’absence de communication, il y aura des sanctions», explique-t-il.L’ensemble des syndicats reçus ayant déjà annoncé une mobilisation de leurs troupes si le gouvernement ne renonçait pas à un report de l’âge légal, le ministre du Travail dément vouloir adoucir sa réforme pour apaiser le mécontentement de ces derniers  : «Nous avons travaillé à la fois avec les partenaires sociaux et les forces politiques. Notre but n’est évidemment pas d’accorder aux uns une victoire, aux autres une défaite. Notre démarche est de construire (.). le plus grand nombre de convergences.» Concernant celles-ci, les organisations syndicales devraient être fixées dans quelques jours.