Open d'Australie : Novas Djokovic rassuré sur sa blessure à la cuisse


Un coup rassurant, un autre alarmiste. Novak Djokovic a soufflé le chaud et le froid à propos de sa cuisse gauche endolorie depuis maintenant près de deux semaines. Samedi, après avoir écarté Grigor Dimitrov en trois sets mais trois heures, il s’était montré inquiet et un brin inquiétant.

Il a d’abord confié que, juste avant le début du tournoi, il n’aurait pas imaginé pouvoir tenir deux semaines comme ça, révélant la nature pas tout à fait anodine de sa blessure. « Ce n’est pas l’idéal, c’est comme des montagnes russes (…) je ne sais pas ce qui m’attend mais je garde la foi », avait-il ajouté.Lundi, contre Alex de Minaur, balayé comme un moins que rien sur la Rod Laver Arena en huitièmes de finale (6-2, 6-1, 6-2), il aurait fallu être devin pour déceler la moindre trace d’une gêne quelconque chez le Serbe.

Open d'Australie : Novas Djokovic rassuré sur sa blessure à la cuisse

C’était le meilleur Djokovic, efficace, précis, mobile, bref, injouable pour le jeune Australien, surtout dans les conditions de jeu de Melbourne que le « Djoker » affectionne tant. « J’ai probablement affronté un Novak très proche de son meilleur niveau, a confirmé un De Minaur dépité. S’il conserve ce niveau, je pense sans aucun doute qu’il est le gars qui remportera le titre ».

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Je peux vous dire que, sur le terrain, je pouvais clairement sentir la différence

Vous aurez du mal à trouver quelqu’un de sensé pour le contredire, surtout si sa cuisse devient un épiphénomène, ce qui n’est plus très loin d’être le cas. « Aujourd’hui, ça ne s’est pas vu que j’étais blessé. Je n’ai rien senti », a d’ailleurs expliqué le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie, même s’il préfère rester prudent : « Je ne veux pas fêter ça trop tôt, je ne prends jamais rien pour acquis, mais je suis content de la façon dont j’ai joué, dont j’ai frappé la balle, dont j’ai bougé.

Aujourd’hui, ça allait très bien. » Merci pour lui et tant pis pour les autres.Cinq petits jeux laissés à De Minaur : c’était Djokovic au plus-que-parfait »La question avant ce match était ‘Comment va sa cuisse ?’ Il a répondu lui-même : suffisamment bien pour gagner le tournoi et c’est tout ce qui compte pour les fans de Novak », juge Boris Becker, consultant d’Eurosport et ancien entraîneur de Djokovic.

L’Allemand a été totalement rassuré par ce qu’il a vu lundi soir sur le court de la part de son ancien poulain. « Il a tout fait à la perfection, ajoute Becker. Il a gagné vite, il a joué de manière offensive et il a économisé sa cuisse.

Il n’a jamais été mis sous pression pendant deux heures. »Signe qu’il est peut-être lui-même beaucoup plus serein qu’il ne l’était il y a quelques jours, Djokovic s’est épanché un peu plus longuement qu’à l’accoutumée sur sa blessure. « On gère ça au jour le jour.

On fait beaucoup de choses, en fait. Franchement, c’est assez épuisant de devoir subir différents traitements, toutes ces choses-là mais, en même temps, c’était nécessaire pour me permettre d’être en état de jouer », a-t-il détaillé en conférence de presse. Un peu plus tôt, sur le court, il avait confié carburer aux « pilules anti-inflammatoires ces derniers jours pour masquer la douleur.

D’habitude, je n’aime pas ça. »Le Serbe a en tout cas bien spécifié que ses déplacements sur le court ont été affectés depuis le début du tournoi par son souci à la cuisse. « La douleur était surtout là sur certains mouvements, a-t-il encore précisé.

Notamment sur les courses un peu extrêmes, les changements de direction, etc. Peut-être que les gens qui me regardaient jouer ne mesurent pas ça, mais je peux vous dire que, sur le terrain, je pouvais clairement sentir la différence. »Trois sets mais toujours des inquiétudes : les temps forts de la victoire de Djokovic sur Dimitrov

Il y a une semaine, je ne pensais pas du tout au titre

« Il y a une semaine lui, relève que c’est tout le clan Djokovic qui apparaît « beaucoup plus détendu ».

« On les voit même faire des blagues, dit-il. Ces dernières 48 heures, c’était beaucoup plus stressant pour toute l’équipe. Puis il y avait la pression extérieure, les questions sur sa blessure, sa gravité.

Toutes ces questions ont trouvé leur réponse aujourd’hui (lundi). Ils peuvent être plus relax désormais. »Compte tenu de sa démonstration du jour et de cette nette amélioration de son état physique, les clignotants semblent plus verts que jamais pour le « Djoker ».

Qui pourrait le priver d’une dixième couronne aux antipodes ? Jusqu’à lundi, « sa cuisse » aurait peut-être constitué la réponse la plus crédible. Ce n’est plus le cas.Open d’AustralieLe Big 3 du jour : Garcia, ce statut si paralysantIL Y A 2 HEURESOpen d’AustralieLehecka : « Longtemps, j’ai été trop dur avec moi-même »IL Y A 2 HEURES.