le grand oral de l'imperturbable Fofana avec les Bleus


Sélectionné pour la première fois en septembre, le milieu de l’AS Monaco va disputer sa première Coupe du monde. Il s’est prêté à l’exercice de la conférence de presse ce samedi, à Doha.Envoyés spéciaux au Qatar,Quid de son avec Tchouameni, son ancien coéquipier à Monaco  : «Si je lui ai demandé de faire la pub de notre tandem ? Non, il l’a fait de lui-même (sourire).

Pour la paire, on se connaît par cœur car on a joué deux ans ensemble non-stop. Ce qu’on peut apporter à l’équipe de France, il n’y a que le coach qui le sait. On essaiera de ne pas le décevoir (s’il est titulaire).

Il y a des joueurs en sélection… L’exigence ? Si on s’entend bien, ça passe par là. Il sait que je suis exigeant avec moi et lui aussi, ça a tout de suite accroché et la complémentarité vient de là. (son regard sur Tchouameni et son évolution depuis son transfert au Real l’été dernier) Il joue comme un grand (sourire), il est très content d’être là-bas, il a une mentalité de bosseur, il est exigeant, il kiffe Madrid.

»État d’esprit et une potentielle place dans le 11 : «En tant que jeune arrivant, on vient pour découvrir cette belle compétition. La première Coupe du monde est toujours importante, qu’on ait 23 ou 30 ans. Mais en tant que compétiteur, je vais tout faire pour gratter ma place dans le onze, comme les 25 autres joueurs, mais toujours dans le respect de mes coéquipiers.

qui répond aux questions d’anciennes stars des BleusOusmane Dembélé : «C’est impressionnant ce qu’il fait car on ne sait jamais s’il va aller à gaucher ou à droite. On ne sait pas où l’emmener, on ne sait pas quoi faire. Si on vient trop vite, il nous élimine avec un crochet.

Je le regarde de loin, comme un spectateur. Ce qu’il peut apporter à l’équipe, il n’y a que Monsieur Deschamps qui le sait. Ousmane est très moteur, il met très à l’aise les nouveaux.

On est tous très content de l’avoir durant cette compétition.»L’Australie, premier adversaire de la France au Mondial  : «C’est une équipe assez compacte. Ils reviennent très vite en transition et n’y vont pas mollo dans les duels.

Ils sont 38 ou 39e au classement Fifa. Il ne faudra pas prendre cette équipe à la légère, ils nous ont posé des problèmes en 2018, il faudra rectifier le tir.»

Il faut mettre le bleu de chauffe.

Youssouf Fofana

Émotions à l’idée de disputer une première Coupe du monde  : «Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de noter les émotions que j’ai ressenties. Dès notre arrivée. Je n’ai plus le temps de dire si je suis content ou fier, la compétition débute dans deux jours pour nous (mardi en fait), il faut mettre le bleu de chauffe.

«Peut-être vous, mais moi, ça fait plus d’un an, depuis que je suis à Monaco. pas pour être à la Coupe du monde mais pour approcher l’équipe de France. Ça s’est fait juste avant la compétition, j’ai fait mes preuves, le coach a validé.»Absence de préparation, un mal pour un bien  : «C’est sûr qu’il y a beaucoup plus d’excitation.

On sort tous de nos championnats respectifs tout de suite après. Je vous rassure, avec les kilos que j’ai perdus, il y a une belle préparation. Pour la chaleur, je vous assure qu’il fait vraiment chaud.

Ce sera pour les deux équipes et vous allez le ressentir dans les tribunes aussi. c’est l’union» : les confidences d’Adil Rami sur les BleusMilieu sans expérience  : «Vous avez raison de vous poser ces questions. Il y a deux absents majeurs qui ont beaucoup d’expérience.

Mais quand ils ont commencé, ils n’en avaient pas. Il y a un début à tout  ! Peut-être que lorsque vous me reverrez dans 8 ou 10 ans, vous serez content de me voir, pas surpris (sourire).»Sa mentalité  : «Ça vient de mon passé mais aussi du chemin parcouru.

Depuis mes 18 ans, ça va très vite, j’ai appris à gérer mes émotions, faire abstraction et aller de l’avant.»Strasbourg : «C’est un club qui a des valeurs et des principes je me suis attaché à ne pas les lâcher.»Son regard sur ses deux premières sélections  : «J’aurais pu mettre un triplé, au moins un retourné (rires).

J’ai bien répondu aux attentes j’ai été présent dans les deux surfaces et c’est ce que je retiens.»Des références tirées de la Coupe du monde en 2014 ou 2018  : «Sans manquer de respect à personne, non, mais il y a des joueurs que j’ai aimés, comme (Paul) Pogba. C’est toujours plaisant de le voir jouer, c’est un milieu qui a mis à jour notre poste en faisant le box to box.

Maintenant tout le monde joue de cette manière.»La suite  : «Imiter Tchouameni ? Chaque joueur a son parcours. Après, c’est une belle trajectoire.

Tout joueur aspire au haut niveau et le real en fait partie mais il y a d’autres clubs en Europe… Proche de ce niveau ? Je suis proche de jouer titulaire à l’AS Monaco pour l’instant (sourire).»

Tout le monde rêve de jouer avec un Ballon d’or.Youssouf Fofana

Karim Benzema  : «Tout le monde rêve de jouer avec un Ballon d’or.

Malheureusement pour moi. J’espère prendre mon pied. Ça doit être facile de jouer avec ce type de joueur.

Eduardo Camavinga ? C’est un talent pur, qu’il faut choyer, façonner, c’est très prometteur dans le futur. les quatre ans mouvementés de l’équipe de France championne du mondeSa présence et l’absence de certains cadres au milieu  : «L’absence des cadres nous fait mal à tous, après il y a des sélectionnés et non sélectionnés, j’aurais pu ne pas être appelé même dans ces conditions… Après, le coach fera ses choix, mais si on est là, c’est qu’on se sent capable de jouer dans cette équipe. N’Golo Kanté ? Ce n’est pas facile de le remplacer.

Il a des capacités qu’aucun joueur n’arrive à reproduire, même de se rapprocher de son niveau. Après, on est six milieux avec d’autres qualités, il faudra s’appuyer dessus.»La pression extérieureet les «consignes» à son entourage  : «Je leur ai dit de ne pas lire (ce qu’on peut dire sur moi), mais moi, je lis pour passer le temps mais ça me passe au-dessus.

Des fois ça me plaît, des fois non, mais tant que vous n’être pas le sélectionneur, ça va (sourire).»Propos recueillis en conférence de presseCoupe du monde  : les 26 Bleus en imagesAccéder au diaporama (26).