Question de boulevard et de bollards


La question de la synchronisation des feux du boulevard Pierre-Roux a refait surface au conseil municipal de Victoriaville, sujet qui a aussi permis d’aborder la sĂ©curisation de cette artĂšre dans le secteur des «oiseaux» et de la rue Allard.

Et le citoyen qui a soulevĂ© la question par le biais du Web a, de plus, questionnĂ© la pertinence d’installer des bollards Ă  l’intersection «en Y» des rues De BigarrĂ© et de la Bonaventure.

D’abord, au sujet de la synchronisation des feux, ils sont synchronisĂ©s sur le boulevard Pierre-Roux, a assurĂ© le maire AndrĂ© Bellavance.

«Il se peut qu’il y ait des amĂ©liorations Ă  apporter», a-t-il toutefois reconnu.

Concernant la sĂ©curitĂ© dans le secteur du quartier, dont les rues portent le nom d’oiseaux, et de la rue Allard. «Le ministĂšre des Transports du QuĂ©bec (MTQ) a jugĂ© crĂ©dibles nos rĂ©solutions.

Les gens du MTQ ont constaté le problÚme. Ils vont se pencher sur quelque chose pour régler la situation», a fait savoir le conseiller Alexandre CÎté, responsable du comité des transports à la Ville.

Quant aux bollards installĂ©s au coin De BigarrĂ© et de la Bonaventure, le conseiller CĂŽtĂ© a soulignĂ© qu’il s’agit d’une installation temporaire dĂ©coulant d’une consultation publique.

«L’amĂ©nagement fait suite Ă  une consultation des citoyens du secteur. On effectuera un autre sondage plus tard auprĂšs de la population avant une possible installation permanente», a-t-il expliquĂ©.

L’intersection en cause, a-t-il prĂ©cisĂ©, se situe Ă  cheval avec le secteur industriel.

«On y enregistre un grand achalandage de vĂ©hicules. On pense Ă  la sĂ©curitĂ© des piĂ©tons et des vĂ©los, d’autant que la piste cyclable se trouve Ă  proximité», a notĂ© le responsable du comitĂ© des transports.

«Il faut que les gens comprennent qu’il s’agit d’une installation temporaire, le temps que les Ă©quipes de la Ville procĂšdent Ă  une analyse et voient si l’amĂ©nagement atteint les objectifs visĂ©s.

Ensuite, si des corrections sont nécessaires, elles seront faites», a renchéri la conseillÚre Chantal Moreau.

Des bollards, la Ville en a installé ailleurs sur son territoire dans différents quartiers, a rappelé le maire Bellavance. «Des critiques, il y en aura toujours, a-t-il soutenu.

Mais la principale plainte que nous recevons concerne la vitesse dans les rues. On ne rĂ©ussira pas Ă  attĂ©nuer la vitesse simplement en disant aux gens d’aller moins vite. Ça prend une sĂ©rie de mesures, comme le contournement, le rĂ©trĂ©cissement des voies, pour forcer les gens Ă  rĂ©duire leur vitesse afin d’assurer la sĂ©curitĂ© des piĂ©tons et des cyclistes.

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Pas de compensation

Le maire AndrĂ© Bellavance compatit, a-t-il dit, avec la rĂ©sidente d’un condo au rĂ©servoir Beaudet qui a demandĂ© aux Ă©lus s’ils avaient envisagĂ© des mesures pour compenser les inconvĂ©nients qu’elle subit en raison des travaux en cours.

En plus du bruit et de la poussiĂšre, la citoyenne a fait valoir la perte d’intimitĂ© avec le nouveau tronçon cyclable amĂ©nagĂ© et qui passe sur trois cĂŽtĂ©s de l’immeuble, sans compter, a-t-elle soulignĂ©, l’intrusion de gens sur la propriĂ©tĂ© et des dĂ©chets qui aboutissent sur le terrain.

«Je compatis avec vous, lui a rĂ©pondu le maire, mais il n’y aura pas de compensation.

Vous ĂȘtes en premiĂšre ligne, mais le bien collectif doit l’emporter. Les travaux sont nĂ©cessaires pour assurer la pĂ©rennitĂ© en eau potable de 50% de la population et 95% des entreprises.»

La Ville, a-t-il expliqué aussi, a voulu laisser à la population en général un accÚs au réservoir Beaudet en aménageant la piste cyclable pour contourner les travaux.

Le maire Bellavance s’est cependant montrĂ© ouvert Ă  Ă©valuer la possibilitĂ© d’attĂ©nuer les impacts des travaux. «On n’a peut-ĂȘtre pas pensĂ© Ă  tout», a-t-il admis.

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