“Radio Metronom”, quand des airs de rock faisaient souffler un vent de liberté sur la Roumanie


Le climat politique et culturel de la Roumanie des années 1970 pèse sur chaque aspect de l’existence afin de trouver le concept Je ne leur ai pas dit que dans les années 1970, c’était comme ci et comme ça.

La seule différence, c’est qu’à l’époque si on se séparait de quelqu’un, c’était pour toujours. Si un des deux disait qu’ils ne se reverraient plus jamais, c’était vraiment un “jamais”. Aujourd’hui, “jamais” n’existe plus.

“Radio Metronom”, quand des airs de rock faisaient souffler un vent de liberté sur la Roumanie

Nous avons Skype, Internet, tu prends un vol low cost et tu retrouves l’autre, tu peux entretenir une relation à distance. Dans les années 1970, quand quelqu’un quittait le pays , c’était pour toujours. Le personnage d’Ana doit choisir entre un avenir amoureux sombre et un avenir brillant dans ses études et sa carrière.

Sans donner trop de détails, comme se déroule son évolution dans le film ? Nous voyons une Ana en transition, dans laquelle un monstre s’est lové. Oui, ils ont tous profité d’elle et, finalement, elle prend des décisions qui sont les siennes. Je ne veux pas donner trop d’interprétations, car je veux que le public puisse découvrir et comprendre les nuances du film et en quoi elles sont liées à la question de la maturité.

Je ne tiens pas à les indiquer du doigt. Dans la chambre d’Ana, plus exactement sur sa porte, se trouve un poster de Blow up, le film d’Antonioni. C’est un hommage au réalisateur italien ? Oui, c’est un hommage, mais aussi une erreur assumée, car elle n’aurait pas pu avoir accès à ce film.

J’ai beaucoup insisté pour qu’il soit mis exactement à cet endroit, sur la porte. Moi, je l’ai eu dans ma chambre pendant toute mon adolescence. J’ai souhaité qu’elle l’ait aussi.

Je ne me suis pas mis en scène dans le film, mais j’ai placé cette affiche qui, pour moi, compte énormément. L’affiche et le film. Courrier international est partenaire de ce film.