« Il a répondu à cette rumeur »... Mbappé, comme si de rien n'était


Au Parc des Princes,On a connu Parc des Princes plus rancunier. Quelques heures après le bombazo posé entre la poire et le fromage par nos amis de la presse espagnole au sujet des envies de départ de Kylian Mbappé au prochain mercato, on aurait pensé que le public parisien allait lui réserver un accueil explosif comme il sait si bien les faire. Demandez au père de Neymar, il en fait encore des cauchemars, le pauvre.Mais non, nada. Ou si peu. A peine quelques maigres sifflets quand, sur les coups de 20 heures, la trogne de l’enfant terrible est apparue sur les écrans géants de l’enceinte parisienne, puis plus rien. Le Parc a même scandé son nom à l’annonce des joueurs par le speaker, comme si, tout étourdi qu’il était par la déflagration survenue dans l’après-midi, il attendait d’avoir plus d’éléments avant de juger sur pièces. Un moindre mal pour l’état-major du PSG, qui venait de son côté de vivre un après-midi à vous donner des envies de diriger un club de bridge au fin fond de la Creuse.

Mbappé, business as usual

Du côté de Mbappé, en revanche, rien à signaler. Un petit sourire à la caméra du club en arrivant dans les coursives du Parc, un échauffement classique où il ne parut pas isolé du reste du groupe, puis un match somme toute correct vu la performance globale sans relief de ses coéquipiers, couronné par un but sur péno en fin de première période. Pour ça, déjà, on peut lui tirer notre chapeau. Car réaliser un match aussi propre après avoir mis le feu à la baraque dans de telle proportion apparaît comme un mini-exploit en soi. Mini-exploit qui aurait pu se transformer en masterclass si l’arbitre n’avait pas levé son drapeau en fin de rencontre pour annuler cette merveille de ciseau acrobatique sous la barre pour le but du 2-1.

Kylian Mbappé en pleine discussion avec Achraf Hakimi à la sortie du bus.

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Interrogé en conférence de presse après le match, Christophe Galtier a d’abord tenu à saluer le match de son petit protégé. « Il a été dangereux, il a marqué un but et il aurait même pu en marquer un autre. Il a répondu à cette rumeur », a-t-il expliqué. Une rumeur, donc. Pour l’entraîneur parisien, les infos de la presse espagnole. de L’Equipe et de France Bleu Paris ne sont que des bruits de couloirs amplifiés par de vilains médias.

Galtier, où la théorie du complot

« Ce que je sais ? Rien. Je sais simplement qu’une rumeur est devenue une information et qu’une information est quasiment devenue une déclaration. Je n’ai rien de vu de différent dans la préparation de Kylian et je n’ai jamais eu vent de quoi que ce soit avec Kylian ou la direction du club. » Relancé sur le sujet, Galtier s’est même demandé à qui profitait le crime.

« Evidemment que je suis surpris, c’est une rumeur, a-t-il répété. Et que cette rumeur sorte quatre ou cinq heures avant le coup d’envoi… J’ai le droit d’être interpellé. A qui sert cette rumeur ? A vous les médias de la poser cette question. Certainement pas à nous. »

A eux, non, mais à Mbappé peut-être ? Car de ce que rapportent nos confrères, la source de cette rumeur est parfaitement identifiée et n’est autre que l’entourage proche du joueur. Dire qu’on n’est pas surpris serait mentir. En revanche, les signaux d’un quelconque courroux du buteur parisien ne manquent pas depuis le début de saison.De son attitude détestablo-boudeuse lors du match contre Montpellier mi-août, à ces haussements de sourcils quand on lui demandait ce qu’il pensait du mercato parisien, en passant par ses déclas en équipe de France et le « #pivotgang gate », Mbappé a tout fait pour qu’on comprenne qu’il y avait un cojones dans le potage cette saison. Galtier a bien tenté d’arrondir les angles en conférences de presse jeudi dernier, il semble qu’il faudra plus pour calmer la tempête qui, on vous l’annonce, ne fait que commencer.

Mbappé retrouve sa liberté

Est-ce en ce sens qu’il faut lire l’évolution tactique du coach parisien face à Benfica ? Galette a en effet choisi de faire monter Marquinhos au milieu du terrain afin de former une sorte de 4-4-2 hybride, avec un milieu Marqui-Verratti accompagnés un peu plus haut par le duo Neymar-Vitinha, et devant la doublette Mbappé-Sarabia. On ne le saura jamais. Pour l’ancien coach niçois. « On voulait sortir de la pression de Benfica par rapport à ce qu’on avait vu au match aller. Avoir quelqu’un supplémentaire dans le dos des défenseurs de Benfica, avec donc Vitinha et Ney, pour chercher à fixer les deux milieux adverses avec les deux milieux Verratti et Marquinhos », a-t-il théorisé.Quoi qu’il en soit, il y avait quelque chose de drôle à voir le petit attaquant espagnol se positionner presque aveuglément avec Mbappé sur la même ligne, pour donner au Bip-Bip de Bondy la fameuse liberté dont il manquerait tant. A l’arrivée, la heatmap de Mbappé le prouve, en se déplaçant à sa guise et en occupant plus souvent qu’à l’accoutumée le côté gauche pour partir lancé, l’international français a retrouvé un rôle qui lui convient mieux. Suffisant à calmer sa colère contre ses dirigeants, coupable à ses yeux d’avoir trahi leurs promesses d’avant-saison ? On ne miserait pas notre plein d’essence là-dessus.