Grâce au retour de la photo argentique, une entreprise albertaine rayonne dans le monde


L’intérieur révèle l’ampleur de la production.

Plus de 200 produits sont fabriqués ou assemblés dans cette petite usine de campagne et expédiés aux quatre coins du monde.

Grâce au retour de la photo argentique, une entreprise albertaine rayonne dans le monde

Où sont nos clients? Partout. Pacifique Sud, Asie, Europe, Amérique du Nord bien sûr. J’ai une boîte prête à expédier qui s’en va à Israël. Donc vous pouvez ajouter le Moyen-Orient à la liste, raconte Dave Marshall, le fondateur de l’entreprise.

donc je me suis dit que j’allais les faire moi-même donc on s’est mis à assembler des films de 35 mm à partir de grosses bobines, explique Dave Marshall.

 Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Écoute et débrouillardise

L’arrière-boutique a envahi la galerie d’art, puis un autre atelier et l’espace adjacent. La poignée d’employés est aujourd’hui capable d’assembler plus de 10 000 pellicules 35 mm par semaine.

On a pris cette niche et on l’a pompée aux stéroïdes propriétaire de Flic Film

l’entrepreneur recherche et développe toute une gamme de produits.

 Radio-Canada / Tiphanie RoquetteIl fait aussi preuve d’ingéniosité et d’un bon sens des affaires. Quand Kodak a du mal à obtenir l’acier nécessaire aux bobines des pellicules, Dave Marshall les remplace par une version plastique qu’il fait fabriquer en Alberta.

Trois grosses entreprises m’ont demandé le design de mes machines. Je leur ai répondu qu’on pouvait enrouler leur film pour eux, s’amuse celui qui garde une partie de ses machines à l’abri des regards.

Une méthode ancienne avec un zeste de modernité

Pour le fondateur, l’engouement d’une nouvelle génération pour l’argentique est source d’inspiration notamment pour faire des produits plus écologiques.

 Radio-Canada / Laurence Brisson DubreuilUn de ces clients devenu employé permanent explique-t-il.

Le jeune homme est persuadé que le nouvel engouement pour l’argentique perdurera. Il y a trop de gens passionnés. Si un produit disparaît, il y a toujours quelqu’un pour le reprendre et le faire renaître. C’est la beauté de cette entreprise, je m’assure que ma passion se poursuive aussi longtemps que je le souhaite, s’amuse Dalton Samera-Handbury.

Dave Marshall n’a toutefois pas d’objectif de croissance en tête. Tant que les clients lui demanderont de nouveaux produits et que sa curiosité et son goût d’apprendre seront satisfaits, il poursuivra Flic Film.