Retraites, énergie... Ces dossiers chauds qui attendent Emmanuel Macron en 2023


Réforme des retraites, crise de l’énergie ou encore refondation du système de santé : pour sa rentrée, le président de la République va devoir composer avec plusieurs sujets sensibles.Un président déjà à pied d’œuvre. Depuis le fort de Brégançon, dans le Var, où il est arrivé ce mardi, Emmanuel Macron « suit les dossiers » et « prépare la rentrée » 2023″. Elle s’annonce chargée et les sujets brûlants ne manqueront pas.

La réforme des retraites et le spectre d’une rentrée sociale explosive

blockquote comment= »embed embed_quote »>Ce nouveau calendrier doit permettre à « ceux qui viennent de prendre des responsabilités » – comme Éric Ciotti, nouveau président de Les Républicains ou son homologue à Europe-Écologie-Les-Verts, Marine Tondelier – d' »échanger avec le gouvernement » concernant « quelques éléments clés de la réforme ».

Retraites, énergie... Ces dossiers chauds qui attendent Emmanuel Macron en 2023

L’arrivée des fêtes ou la demi-finale France-Maroc en Coupe du monde, prévue un jour avant l’annonce initiale de la réforme, peuvent également expliquer le mouvement de l’exécutif. Pour autant, le terrain de la rentrée s’annonce lui aussi très glissant.Avec sa réforme, le gouvernement pourrait – comme lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron – faire face à un mouvement social d’ampleur alors que sa réforme est rejetée par une majorité de Français. Parmi les syndicats, même la CFDT, pourtant perçue comme une centrale réformatrice, est opposée à l’allongement de l’âge légal de départ à la retraite.L’exécutif n’a pas davantage de succès auprès des oppositions. Sans surprise, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) et le Rassemblement national (RN) sont vent debout contre sa réforme. Plus surprenant et embêtant pour la majorité relative : les députés LR n’ont pas accordé leurs violons sur le sujet, contrairement à leurs homologues sénateurs favorables à un report de l’âge légal à 64 ans.Reste pour le gouvernement l’option du 49.3 auquel il peut avoir recours une fois par session parlementaire en dehors des textes budgétaires.

– La crise énergétique

soit la limite fixée par le bouclier tarifaire en raison de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine le gouvernement a adopté un ton jonglant entre confiance et gravité.Objectif : rassurer, tout en préparant les esprits. Quitte à montrer des hésitations sur la communication à adopter. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a ainsi multiplié les formules au conditionnel. Début décembre, Emmanuel Macron est sorti du bois pour rassurer les Français.Au préalable, le porte-parole d’Enedis Laurent Méric avait mis le feu aux poudres, en indiquant sur BFMTV qu’en cas de coupures de courant, les personnes à haut risque vital ne seraient pas « prioritaires » et « éventuellement délestables ». »Stop à tout ça », avait répondu le président de la République. Avant de recadrer : « Le rôle du gouvernement, des ministres, des opérateurs, c’est de faire leur travail pour fournir de l’énergie, c’est tout ». Tout en appelant ces différents acteurs à ne pas « faire peur aux gens avec des scénarios absurdes ».

Le système de santé

Avant de dire, en mars, s’il faut changer ou non la loi actuelle, sans garantie d’être suivis, à partir de cette question : « Le cadre d’accompagnement de fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits? ».