Où en est la saison 2 de Fallout ? « On travaille aussi vite qu’on peut »


Les showrunners assurent que la suite se fera plus vite, car ils peuvent « s’appuyer sur tout ce qu’ils ont déjà construit dans la saison 1 : des décors, des objets et costumes, des effets-spéciaux… »

Graham Wagner et Geneva Robertson-Dworet ont à peine dévoilé la première saison de Fallout au public que Prime Video leur a immédiatement commandé la suite. Le duo de showrunners planche donc activement sur la saison 2… et le milliard de suivantes ?

Où en est la saison 2 de Fallout ? « On travaille aussi vite qu’on peut »

« On s’amuse à dire qu’on en fera un milliard sur le ton de la blague pour éluder la question, car ce n’est pas vraiment nous qui décidons de cela, répond Wagner à The Hollywood Reporter. En fait, ce qu’on aimerait, c’est terminer chaque nouvelle saison avec une conclusion en partie satisfaisante, mais qui ouvrirait en même temps vers des choses inédites. Plus sérieusement, on a parlé de trois ou de cinq saisons dans l’idéal, et vu le succès qu’a reçu la série, cinq semble à présent un chiffre plus attractif. Enfin, cette industrie évolue au fil de l’eau, donc on essaye d’envisager chaque nouvelle saison en nous disant : ‘C’est la dernière.' »

« Sans compter qu’on sera peut-être remplacés par des robots d’ici à la saison 5 », rétorque sa complice.

Fallout atomise le genre post-apocalyptique (critique)

Confirmant qu’il ne tournerait plus la suite dans l’Etat de New York, mais en Californie, ce qui colle mieux à l’ambiance post-apocalyptique et désertique de la série, et qui devrait leur offrir une météo plus clémente, ils expliquent aussi que Fallout saison 2 sera certainement plus rapide à mettre en place que les 8 premiers épisodes. Sans pour autant donner de date précise. La série sera-t-elle prête en fin d’année 2025 ? Ou plutôt début 2026 ?

« On travaille aussi vite qu’on peut, et on pourra s’appuyer sur tout ce qu’on a déjà construit dans la saison 1, jurent-tils. On a des décors, des objets et costumes, des effets-spéciaux… on a plein de trucs qui sont déjà au point. Donc on pourra se permettre de passer la seconde pour sortir cette suite le plus vite qu’il est humainement possible. »

Prime Video

Sans compter que maintenant, les acteurs connaissent parfaitement leur partition, Ella Purnell (Lucy), Aaron Clifton Moten (Max) et Walton Goggins (La Goule) en tête.

« On a vraiment poussé un ouf de soulagement quand on a compris qu’Ella était une interprète si incroyable qu’elle parvenait à ne pas rendre Lucy irritante, raconte à ce propos Robertson-Dowret. On avait très peur de cela comme notre héroïne était une personne issue d’un milieu privilégié, on craignait que le spectateur puisse lui en vouloir à cause de cela. Elle vient d’un monde où les gens ont des biens et se retrouve dans ce désert rempli de survivants qui n’ont rien, et elle les prend un peu de haut au début, elle est capable de juger leurs décisions, ce qu’ils font pour rester en vie. On sait que les gens apprécient le fait que Max est un personnage plus ambigu, et on a envie de continuer à explorer cela dans la saison 2, de mélanger les tons. Ce show peut avoir des moments presque tirés de sitcoms, et l’instant d’après tout le monde se tire dessus de façon sanglante. »

Amazon

Ne comptez pas sur eux non plus pour divulgâcher des surprises quant à l’intrigue de cette suite : si des éléments scénaristiques sont clairement teasés à la fin de la saison 1, il faudra attendre la suite pour savoir précisément quels clins d’oeil ils feront aux jeux.

« On a derrière nous 25 ans de jeux, poursuit-elle. Il y a tellement de choses qu’on rêvait de placer dès le départ dans notre histoire, des idées de personnages brillantes, ou de créatures, ou même de décors. Plus on avance, plus on peut se permettre de continuer à apporter de nouvelles choses pour nourrir la mythologie de Fallout. »

Des propos rassurants, complétés par cette confession de Graham Wagner ne début d’interview :

« La popularité de la série a été une immense surprise pour nous. Peut -être parce qu’on ne la pas construite pour les autres ? On l’a faite d’abord pour nous, c’est quelque chose d’important dans notre approche. »

Il poursuit en expliquant qu’ils poursuivrons l’approfondissement de questions existentielles, entre deux blagues grinçantes sur la société, mais aussi des moments plus touchants entre des personnages clés de l’intrigue. Réagissant à une réplique de la saison 1 où la jeune fille explique à la Goule qu’elle pourrait « finir par lui ressembler, mais jamais finir comme elle », il précise :

« La question qui court pendant toute la série est la suivante : Lucy parviendra-t-elle a conserver sa ligne de conduite ? C’est une sorte de dilemme autour du sujet : qu’est-ce qui est naturel et qu’est-ce que l’on acquiert par l’apprentissage ? Comment le fait de grandir dans un abri protégé a profondément affecté sa façon de se comporter ? On va finir par le savoir. Ce qu’on a déjà écrit de la saison 2 explore justement cela, jusqu’où peut-on pousser cette héroïne ? »

Geneva ajoute que ces questions marchent aussi pour les deux autres personnages principaux :

« Lucy est dehors depuis seulement quelques jours, Maximus a grandi là depuis 20 ou 30 ans, et la Goule y est depuis 200 ans. C’est pour ça que Maximus est un personnage plus affecté par la question de la violence que la Goule. Il espère toujours faire ce qui est juste, mais il sait à quel point c’est dur, s’il fait quelque chose d’immoral, c’est toujours dans le but de prendre in fine une bonne décision. »

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