"Sept à Huit" : le gynécologue d'Arras accusé de viols et agressions sexuelles s'exprime pour la première fois


La rédaction de LCI – 2021-10-12T10 :15 :00.000+02 :00 Plus de 60 victimes potentielles, une vingtaine de plaintes déposées, sept ans d’instruction et toujours pas de procès. Pourtant, Florence et sa sœur restent déterminées, unies dans un même combat : faire comparaître leur gynécologue pour des faits de viols et d’agressions sexuelles. 

En 2014, Florence a 39 ans. Suite à son accouchement, elle pratique chaque semaine des séances de rééducation auprès de son gynécologue. Jusqu’au jour où la consultation aurait dérapé. « Au bout d’une demi-heure, je sens le souffle du nez, sur moi. enfin sur mon clitoris », se rappelle-t-elle dans la vidéo de « Sept à Huit » en tête de cet article. Sidérée, elle n’ose rien faire pour le repousser.Toute l’info sur « C’est bizarre à expliquer, même à l’heure d’aujourd’hui, je m’en veux vachement de ne pas avoir réagi », témoigne-t-elle, des sanglots dans la voix. La presque quarantenaire est également rongée par la culpabilité d’avoir recommandé ce gynécologue à sa jeune sœur, Marie. Cette dernière n’avait jusque-là jamais consulté de spécialiste, mais elle est également très vite troublée par le médecin. 

Les deux sœurs déposent alors plainte contre Bernard Henric. Après enquête, près d’une soixantaine d’autres patientes racontent des faits de viols, d’agressions, certaines rapportant « des mouvements de va-et-vient avec les doigts dans le vagin » ou encore des « caresses appuyées sur le clitoris, sans gants ». Le médecin est mis en examen, mais continue de clamer son innocence. J’ai jamais fait ça- Bernard Henric, gynécologue d’Arras accusé d’agressions sexuelles »Je ne comprends même pas ce qui m’est reproché », assure publiquement et pour la première fois face aux caméras de « Sept à Huit » ce notable d’Arras, qui exerce depuis 1995. « Parce que j’ai jamais fait ça, tout simplement, parce que j’ai jamais fait ça. Est-ce que vous pensez que ça, je ne m’en souviendrai pas ? », interroge-t-il lors d’une rencontre dans le bureau de ses avocats. Pourtant, durant l’instruction, la juge a demandé un rapport d’expertise concernant le médecin, qui établit que ses pratiques « sont sans justification médicale » et ont « un caractère sexuel évident ». Malgré cette conclusion, le Dr Bernard Henric continue d’exercer. Si la gynécologie lui est interdite, il peut toujours pratiquer l’endocrinologie.

Une situation qui révolte les femmes qui se sont déclarées victimes. « Je demande vraiment pas qu’il fasse de la prison. Je veux qu’il s’arrête, c’est tout », confie simplement Florence, qui craint d’autres victimes. 

Face à ces témoignages, le gynécologue se dit, lui, prêt à affronter un procès. « J’aspire à pouvoir répondre simplement aux vraies questions et je pense que j’ai les réponses parce que les réponses sont plus faciles quand on est innocent », dit-il. S’il est reconnu coupable, Bernard Henric encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.

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