La SNCF refuse de retarder un train, leur chat meurt écrasé


L’affaire remonte au 2 janvier dernier. Le réveillon passé, une mère et sa fille rentrent chez elles à Bordeaux (Gironde). Comme le raconte Le Parisien, elles transportent un petit chat, Neko, 4 ans, qui parvient à s’échapper de sa sacoche. En pleine gare Montparnasse (Paris), le chat prend peur et va se réfugier sous un train. Très vite, la mère et la fille vont repérer leur chat et vont prévenir le personnel de la SNCF pour retarder le départ du train. Une discussion qui va durer vingt minutes. Interrogée également par BFMTV, la jeune fille raconte : « Les agents nous ont dit que ce n’est pas leur problème, qu’on aurait dû le garder en laisse. » Finalement, le train va partir et le chat va se faire écraser…Auprès du Parisien, la jeune fille raconte encore : « Je hurlais, je paniquais, j’interpellais des gens. Puis notre chat a été exécuté », lâche-t-elle encore émue, alors que sa mère était sous le choc. Plus de quinze jours après ce drame qui les a touchées profondément, les deux femmes veulent avoir des réponses. Contactée, la SNCF évoque une « tragique situation » et « regrette ce qu’il s’est passé », un « triste incident » même. Si la société dit se « préoccuper de la condition animale », elle tient à rappeler qu’il est « formellement interdit de descendre sur les voies ».

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« Ce n’est qu’un chat »

La jeune fille de quinze ans garde en tête une dernière image, celle de son chat lorsque le train démarre : « On l’a vu en train de courir en dessous du train, c’est la dernière fois que je l’ai vu en vie, il m’a regardé dans les yeux car il a dû m’entendre, il a continué à courir et c’est fini », déplore-t-elle. Le chat finira coupé en deux, selon BFMTV. D’autant plus déplorable comme situation que les deux femmes ont tenté de rentrer en discussion avec le conducteur, mais celui-ci aurait répondu : « Ce n’est qu’un chat » ou encore « Lorsque le train va partir, il va s’échapper ». Pour la SNCF, ce jour-là était un jour de retour de vacances donc « on ne pouvait pas arrêter la circulation aussi facilement ».Trop facile comme excuse pour la mère de famille qui fustige l’attitude de la SNCF après le drame. On leur a en effet proposé de récupérer le « corps ». « On ne pouvait pas descendre pour sauver notre chat, mais il est maintenant possible de le récupérer mort », pointe-t-elle du doigt sur BFMTV. Selon elle, il restait du temps avant que le train parte et des équipes n’ont pas daigné descendre pour les aider. Aujourd’hui, la jeune fille souhaite que « justice soit rendue » pour son chat, car « si la loi ne protège pas les animaux dans les transports, cela doit changer ». Beaucoup de questions la tracassent : les agents de la SNCF ont-ils fait leur travail ? Ont-ils respecté la loi ? Le drame aurait-il pu être évité ? Une triste fin pour Neko.

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