Les nouveaux soins hydratants et les nouvelles routines pour une peau éclatante cet été


Parce qu’une peau désaltérée est la clé de tout, on revient à l’essentiel avec des actifs de référence. Parmi eux, les nouveaux soins hydratants, qui décuplent leurs bienfaits et comblent notre soif d’éclat.

Hydrater sa peau ? Mais ça coule de source. C’est l’alpha et l’oméga de la beauté, l’anti-âge de base, le brevet de l’éclat et la feuille de route de tout cosmétique qui se respecte. Une peau bien hydratée, ça se voit et ça se sent. Elle est plus lisse, plus douce, plus lumineuse, plus rebondie, résiste mieux aux diverses agressions et au temps qui passe. Le sujet peut paraître un peu plan-plan à l’heure des neurosciences, de l’épigénétique, des cellules souches et de la médecine esthétique ? Peut-être pas quand on voit les jeunes tiktokiennes s’enduire de vaseline pour booster leur glow et des gamines de 12 ans zapper l’essentiel pour s’acheter des sérums anti-âge au rétinol.

Les nouveaux soins hydratants et les nouvelles routines pour une peau éclatante cet été

À lire aussiLe meilleur savon hydratant coûte seulement 4 euros selon l’UFC-Que Choisir

Back to basics

L’eau, c’est la vie. Tous les processus biologiques en ont besoin. Le corps humain en contient 75 % à la naissance et 50 % au soir de la vie. «Entre-temps, on en perd environ trois litres par jour, soit 3 à 4 % de notre poids, juste en respirant ou en transpirant. Plus encore quand il fait chaud, froid, qu’on vit sous clim, qu’on fait du sport, que notre peau est une passoire», rappelle Madie Fanguin, responsable de projet chez Pierre Fabre. Il faut donc commencer par renouveler cette eau précieuse chaque jour avec les boissons (non alcoolisées), les fruits, les légumes. Arrivée dans le derme, elle remonte vers la surface où elle s’évapore progressivement. C’est ce qu’on appelle la perte insensible en eau. Intelligente, la peau ne la laisse pas filer sans rien faire. Elle fabrique plein de micro-éponges naturelles qui la retiennent dans la couche cornée.

« 

data-script= »https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js »

>

C’est le fameux NMF ou facteurs naturels d’hydratation, composés essentiellement d’acide hyaluronique, d’acides aminés, d’urée, d’acide lactique, de sels minéraux qui sont capables de capter l’humidité de leur environnement et de réguler le niveau des nappes phréatiques cutanées. L’autre clé de l’hydratation, c’est le film hydrolipidique de surface, une émulsion naturelle d’eau, de corps gras (sueur, sébum) et de bactéries (celles du fameux microbiome). Cette barrière cutanée isole la peau des agressions extérieures et freine l’évaporation de l’eau. Si elle est abîmée, déséquilibrée, maltraitée, bonjour les ridules, l’inconfort, voire les boutons. «La tendance actuelle consiste à maintenir une barrière en pleine santé, en prenant soin de sa flore cutanée (microbiome) et, en même temps, à aider la peau à fabriquer par elle-même ses propres facteurs naturels d’hydratation», souligne Marie-Hélène Lair, directrice de l’innovation chez Clarins.

On commence donc par boire suffisamment, on nettoie sa peau avec des produits doux qui respectent l’écosystème du visage et on ne zappe pas le soin quotidien. Il doit contenir à la fois des humectants qui captent l’eau et des émollients qui nourrissent et forment une seconde peau invisible en surface. Les humectants les plus utilisés sont l’acide hyaluronique, le sorbitol, le glycérol (glycérine), le panthénol (provitamine B5), mais chaque marque a son ingrédient, son peptide, son algue, sa fleur ou sa plante arrosoir. Côté émollients, on compte sur divers corps gras (squalane, beurre de karité, céramides, huiles végétales…). On adapte la texture à la nature de sa peau et à la saison.

Plus il fait froid, plus elle est sèche, sensible ou pathologique, plus elle a besoin de gras, mais pas forcément de textures riches et collantes. Les nouvelles formules allient performance et légèreté. Le combo idéal ? Un sérum qui pénètre, suivi d’une crème ou d’une huile. Le matin pour protéger, la nuit pour nourrir et/ou relancer les mécanismes d’auto-hydratation. Un signe qui ne trompe pas : la ride de l’oreiller au réveil. Plus elle s’imprime, plus la peau a soif. Enfin, on n’oublie pas le corps, surtout en été où il est… à nu.

Systèmes hydrauliques

Sérum Revitalisant au Camélia Rouge, N°1 de Chanel. Sérum Booster à l’Acide Hyaluronique, Novexpert. Concentré Repulpant Hydrabio, Bioderma. Sérum Activateur Réhydratant 24 h, Dr. Pierre Ricaud. Bi-sérum “Anti-soif” Suractivé, Clarins.

Les nouvelles éponges moléculaires

Sur le podium des actifs hydratants, l’acide hyaluronique obtient toujours la médaille d’or, en cosmétique, comme en médecine esthétique. On le croise dans quasiment tous les soins actuels. «C’est le coussin amortisseur du corps qui protège les organes, les muscles, les fascias et les articulations des chocs et assure le moelleux de la peau», plaide Madie Fanguin. Or, 50 % de notre acide hyaluronique se trouve dans le derme. Ce sucre hydrophile est capable de capter mille fois son poids en eau, mais au fil des ans, la production d’acide hyaluronique diminue d’environ 6 % tous les dix ans à partir de 25 ans, ce qui entraîne un relâchement cutané, l’apparition des premières rides, une baisse de l’activité cellulaire. À partir de 50 ans, il est prouvé que notre stock est divisé par deux  !

D’où l’intérêt des cosmétiques qui pallient le manque. Au naturel, l’acide hyaluronique est une grosse molécule qui reste en surface avec un effet lissant et tenseur immédiat. Pas mal, mais insuffisant. Pour la faire pénétrer, on l’a fragmentée et hydrolisée. Cet acide hyaluronique de moyen et de bas poids moléculaire se faufile dans les couches profondes pour capter l’eau et activer la fabrication d’acide hyaluronique naturel. «Il existe une nouvelle forme très prometteuse, l’acide hyaluronique acétylé, qui absorbe trois fois plus d’eau que l’acide hyaluronique ordinaire et lutte contre les signes de l’âge  ! », complète Marie-Hélène Lair. L’idéal ? Un hydratant qui combine plusieurs acides hyaluroniques de différents poids moléculaires : haut, moyen, bas, acétylé. Qui dit mieux ?

On parle aussi pas mal de l’ectoïne, un dérivé acide aminé qui se lie aux molécules d’eau dans la peau et renforce la fonction barrière de la peau (à découvrir, entre autres, chez Dr. Barbara Sturmet chez Sephora avec les marques Byoma, Dr.Jart+, Dr Dennis Gross…). On le voit aussi apparaître dans certains produits solaires. Toujours actuelle, la niacinamide, la molécule qui sert à tout, revendique aussi un effet hydratant. Lionel Laffont, consultant en développement et innovation produits, penche pour l’acide polyglutaminique (PGA), une molécule obtenue par biofermentation de fèves de soja qui est capable de capter jusqu’à 5 000 fois son poids en eau (soit cinq fois plus que l’acide hyaluronique) et bloque la synthèse des enzymes responsables de sa dégradation.

Les polyvalents

Voile Matité, myBlend. Sérum Spilanthes & Acide Hyaluronique, Aroma-Zone. Sérum Cicaplast B5, La Roche-Posay. Hydratant Quotidien Perfecteur de Peau, Elizabeth Arden. Aqua Gel-Crème Hyaluron Activ B3, Avène. Masque Repulpant Pro-Hyaluronic, Patyka.

«Personnellement, je trouve que l’association acide polyglutaminique et acide hyaluronique de bas poids moléculaire est le duo gagnant hydratant par excellence, ultra-efficace, ultraclean et ultracomplémentaire, note-t-il. Une team déjà repérée dans les soins Nooance. Je trouve aussi très intéressant l’extrait de lavande papillon ou le phéohydrane G qui augmentent la concentration en eau intracellulaire…» À suivre.

Les champions de la saison

Aujourd’hui, rares sont les hydratants… juste hydratants. La plupart ont enrôlé des antioxydants, font au moins deux choses à la fois, voire trois ou quatre. Seize soins qui ont un petit truc en plus.

Ceux qui matifient, resserrent les pores et voyagent partout : Voile Matité, myBlend et HydraPlay Huit, Elizabeth Arden.

Celui qui reprogramme les cellules : Hyaluron Activ B3, Avène. L’anti-âge vedette de la marque existe désormais en version aqua-gel pour les peaux mixtes.

Celui qui abreuve en continu : Bi-Sérum Anti-soif de Clarins. un duo d’acides hyaluroniques (classique + acétylé) combiné à un extrait de kalanchoé officinal bio pour une hydratation continue, multiniveau et une rémanence augmentée.

Celui qui vous comble : Hyalushot Capture Totale de Dior et son tube applicateur fin comme une aiguille pour remplir les creux.

Celui qui répare : Sérum Cicaplast B5, La Roche-Posay. Fluide et opalescent, ce régénérant quotidien, enrichi, entre autres, en glycérine, acide hyaluronique, eau thermale de La Roche-Posay, aide la peau à cicatriser avec un taux record de vitamine B5.

Celui qui rafraîchit : Gelée Hydratante VinoHydra, Caudalie. De l’acide hyaluronique, de l’eau de raisin et de l’aloe vera pour affronter les grosses chaleurs.

Sérum Spilanthes & Acide Hyaluronique, Aroma-Zone.

Presse

Celui qui défie la pollution et la lumière bleue : Crème Réhydratante 24 h, Dr. Pierre Ricaud.

Ceux qui rééduquent et apprennent à la peau à boire par elle-même : Sérum Hyalu+, Hydrabio, Bioderma. Sérum Booster à l’acide hyaluronique, Novexpert.

Celui qui fait une peau de fleur : Sérum Revitalisant N° 1, Chanel au Camélia Rouge, la carte vitalité des peaux jeunes.

Ceux qui défroissent illico grâce à leur effet Botox-like : Masque Repulpant Pro-Hyaluronic, Patyka, trois acides hyaluroniques purs et naturels, de l’acide polyglutaminique et une plante malgache. Sérum Spilanthes et Acide Hyaluronique, Aroma-Zone. Un antirides global pour les peaux matures et sèches. Il contient le même phyto-tenseur qui inhibe les contractions musculaires du visage pour moins de 10 € (disponible fin juin).

Celui qui donne bonne mine : Glow Screen SPF 30, Supergoop !  : une base hydratante solaire qui se décline en quatre teintes (Sephora).

Celui qui apaise : Fluide Hydratant Ultra-léger, Dermina, pour les peaux mixtes très sensibles qui ont peur du parfum.

Celle qui nettoie : l’Eau Ionisée, Officine Universelle Buly. On y verse une dose de poudre d’acide hyaluronique, on secoue pour bien mélanger, et cette eau enrichie en oligoéléments ionisés, tels que l’or ou l’argent, purifie et illumine le teint.

Routines Star

Vantées par certaines célébrités hollywoodiennes, elles font le buzz sur les réseaux sociaux.La première, le skin slugging, consiste à appliquer une couche épaisse de vaseline comme un masque de nuit. Une technique inspirée des pansements occlusifs médicaux pour favoriser la cicatrisation des plaies. «Pourquoi pas sur une peau très sèche, agressée ou abîmée, après une intervention esthétique par exemple, estime Madie Fanguin, chez Pierre Fabre. Mais c’est à éviter sur une peau non nettoyée, grasse ou à imperfections. Si on le fait trop souvent, cela empêche la peau de respirer, et à force elle perd sa capacité à s’hydrater seule.» Cela semble plus justifié sur les lèvres ou après une intervention esthétique. De plus, si la vaseline coûte si peu cher, c’est parce qu’elle est issue de la pétrochimie, donc pas du tout écolo. À choisir, préférer les nouvelles vaselines végétales comme le patch réparateur Epitheliale A.H. Ultra Balm d’Aderma.La seconde, le skin flooding, entend inonder la peau d’actifs hydratants en superposant les couches. «Une bonne idée quand les petites ridules de déshydratation apparaissent, note Madie Fanguin, à condition de respecter l’ordre d’application. On commence toujours par les formules liquides les plus riches en eau (brume, lotion), suivies du sérum, et on termine avec les émulsions à phase grasse ou cireuse (crème, masque, baume).»