TOP 14. Nicolas Sanchez sera-t-il le sauveur de Brive cette saison ?


Après 10 journées de championnat, Brive n’a pas cessé de visiter les fonds du classement de Top 14, et l’enchaînement des matchs a laissé des traces. En effet, l’infirmerie de Brive fut l’une des plus remplies en ce début de saison, à tel point que le CA Brive a fait appel à sa jeune garde plus d’une fois pour palier à des blessures. Ainsi, Léo Carbonneau, Mathis Ferté ou encore Tom Raffy ont découvert le TOP 14, les trois joueurs sont tout juste âgés de 18 ans.

De nombreux cadres de la saison passée ont été victimes de blessure à longue durée, à l’image d’Enzo Hervé ou encore de Setareki Bituniyata. Et comme les problèmes n’arrivent jamais seuls, le capitaine emblématique Saïd Hirèche soigne toujours son tibia (fracture du péroné) et le solide deuxième ligne Mitch Lees a été contraint de mettre un terme à sa carrière en raison d’une grave blessure à la cheville. Dans toutes ces péripéties, le club corrézien affirmait tout de même son intention d’attirer un joueur de classe mondiale dans ses filets. Du côté d’Amédée Domenech, le nom de Manu Tuilagi était un temps envisagé, mais il n’en est rien. C’est l’Argentin Nicolàs Sanchez qui rejoint Brive, avec la ferme intention de réussir la mission maintient.

Un habitué du Top 14

Pourquoi aller chercher bien loin, quand dans notre championnat se cache des joueurs de ce calibre avec autant d’expérience ? Les dirigeants du CAB ont bien répondu à cette question et compte bien s’appuyer sur l’expérience de Sanchez en France. D’abord, l’Argentin a commencé sa carrière en Top 14 du côté de l’UBB, de 2011 à 2014, avant de s’envoler vers la Rade et le RC Toulon pour une saison. Après un passage au Jaguares, Sanchez rejoint le Stade-Français.

Au total, l’ouvreur de 34 ans a disputé 99 matchs de Top14 et postule pour, peut-être, un centième match ce week-end sur la pelouse du Hameau. En effet, à peine arrivé, Nicolàs Sanchez a beaucoup échangé avec le staff briviste et notamment Arnaud Méla. C’est en répondant aux questions de Rugbyrama que l’Argentin s’est exprimé sur ses impressions quant à son arrivée : « Quand j’ai rencontré mes nouveaux coéquipiers, j’ai vu tout leur engagement pour le club. C’était important pour moi qu’il y ait déjà des Argentins au club (Lucas Paulos, Rodrigo Bruni ou encore Alex Muller). Cela va faciliter mon adaptation. Nous avons déjà parlé de toutes les annonces avec Arnaud Méla. J’apprends vite, et je suis prêt mentalement à jouer le plus vite possible. »

Mission maintien

Plutôt habitué à jouer le haut de tableau, et de grands matchs internationaux comme ceux en Coupe du Monde, Nicolàs Sanchez est face à un autre challenge cette fois-ci. Si les ambitions du club sont de se maintenir coûte que coûte, l’ouvreur argentin ne semble pas impressionné par l’enjeu du reste de la saison. De nature tenace, à l’image de la culture argentine, Sanchez cherche déjà des moyens de maintenir le club corrézien dans l’élite : « En 2020, nous jouions le maintien avec le Stade Français. Nous étions dans une situation assez similaire, avant qu’il y ait la Covid. C’est un défi pour tout le groupe, mais je pense que nous avons les moyens pour nous maintenir. Je vais essayer d’apporter mon travail, mon expérience auprès des jeunes dans les moments un peu compliqués. Il faut gagner à la maison. Quand nous venions avec le Stade français. »

Tout n’est pas mort pour Brive, loin de là, et c’est avec l’espoir de toute une ville sur les épaules que Sanchez aura à cœur de remplir son objectif de maintien.