Toukan Toukän présente l'album Sirocco


Comment le duo s’est-il formé et pourquoi avoir choisi le nom de Toukan Toukän ?Toukan Toukan, c’est une histoire d’amitié de longue date et de confiance mutuelle. On a les mêmes envies, la même énergie. Nous avons monté ce projet ensemble dans une volonté d’évasion et afin de nous lâcher sur scène. On avait également envie  de combattre nos peurs et de gagner en liberté de création musicale et visuelle.Pour le nom, on aimait bien “Toukan Toukan” car il nous évoque le voyage et le rythme. Il est également mnémotechnique et sa répétition était parfaite pour un duo. Son imagerie incarne aussi notre pluralité, ce qui est exotique c’est avant tout quelque chose qui est différent de ce qu’on connaît et qui stimule l’imagination.

Pouvez-vous nous présenter l’album Sirocco et son univers ?Sirocco est une palette d’interprétations du lâcher-prise. Le lâcher prise c’est notre  fil conducteur, c’est même la raison d’être de notre groupe. Apprendre à être nous même, à être heureux, à se dévoiler… etcCe premier album ponctue les deux dernières années un peu rudes mais qu’on a affronté ensemble. Il est plus profond et personnel que les EPs précédents et ceci est dû en grande partie au fait que les chansons sont en français.On s’est mis à nu dans les sentiments, on a joué la carte de la  transparence, avec sa part d’ombre et de lumière.

Quelles sont vos sources d’inspirations et comment le monde qui nous entoure vous influence-t-il ?On aime bien dire que les artistes sont des « éponges ». On absorbe forcément ce qui se passe dans nos vies ou autour, et ces deux dernières années il y avait beaucoup à éponger ! Ça nous a influencé dans la sonorité et dans l’esthétique, on voulait quelque chose de plus vivant, moins projeté dans les attentes extérieures, on l’a, avant tout, fait pour nous.

Comment choisissez-vous de chanter en anglais ou en français sur vos titres ?C’est souvent la mélodie qui va guider ce choix, les mots n’ont pas la même sonorité et cela change beaucoup l’esthétique. Mais globalement dans cet album il y avait une volonté de s’essayer au français et d’être un peu plus dans la confidence.

Dans quelles conditions composez-vous ?On a chacun notre home studio, c’est comme un petit nid pour se lâcher à l’abri et composer sereinement. Les morceaux commencent souvent en solo du côté de Laure puis une fois que l’idée est là on se voit pour avancer à deux. Ça débloque des choses, ça permet d’aller plus loin, de se confronter au ressenti de l‘autre, c’est indispensable.

Quels sont vos choix sur les instruments utilisés ?On compose beaucoup avec la MAO (c’est-à-dire avec un ordinateur), c’est ultra ludique et plein de possibilités. Mais pour cet album on voulait quelque chose de plus vivant, de plus live alors on a utilisé des sons typiques d’un groupe de chansons pop voir de rock (batterie acoustique, synthé analogiques, basse.)  puis  après on a rajouté nos petits sons plus électro, des textures et on a fait notre tambouille.On aime bien mélanger les styles, brouiller les pistes, prendre ce qu’on aime bien de chaque style et en faire du Toukan Toukan.

Quelle était l’ambiance lors des enregistrements en studio ?C’était super, une fois l’album composé on est allé peaufiner tout ça en studio avec Polérik Rouvière et Florent Livet à Paris, un duo qui nous a vraiment aidé à aller plus loin dans la production. On a adoré bosser avec eux.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l’album Sirocco ?Nous voulons partager avec le public les émotions diverses que nous avons pu ressentir ces quelques dernières années et que nous avons transformées en chansons.Et le plus important c’est  notre envie d’y croire, de toujours aller de l’avant, de se faire du bien grâce à la musique. Pour nous ceci résume bien l’album, on espère que c’est ce message qui restera dans les esprits des auditeurs.

Pourquoi avez-vous choisi Sirocco pour le nom de cet opus ?Le Sirocco incarne beaucoup de choses. L’imaginaire populaire le présente parfois comme un vent chaud et doux alors que c’est un phénomène naturel très violent et dévastateur là où il se crée. On l’a vu remonter plus haut sur la France récemment et recouvrir les voitures, il nous rappelle à notre échelle d’être humain, à nos limites, à la force de la nature. Il vient bouleverser nos certitudes.

Est-il possible de nous parler de l’artwork de l’album ?On révèle nos états d’âme dans cet album,  on se met à nu… alors comme on aime aller aux bouts des idées dans ce groupe on a fait cette pochette en accord avec la musique  !. on a beaucoup rigolé et finalement on a gardé cette idée de nous en train de courir avec un zèbre, l’animal sauvage par excellence mais aux motifs pop ! C’est assez énigmatique car on ne sait pas vraiment ce qu’on fuit (un monde cassé, l’industrie musicale, nos pires angoisses…) ni vers où on court (un monde meilleur, la gloire, la liberté.etc) chacun peut y voir ce qu’il veut.Nous la trouvons drôle et mémorisable.

Avez-vous une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter ?C’est une question détournée ça ! Alors oui on s’est vraiment foutu à poil pour faire la cover face à un ventilateur si puissant qu’il a failli tout faire tomber dans le studio.

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?Oui on vit pour  les concerts, on veut jouer  les morceaux devant  un public, leur donner d’autres interprétations et arrangements et partager tout ça. La scène c’est un instant au présent très intense, tu as un set pour prendre le public et essayer de lui faire vivre une histoire qui le sort mentalement du quotidien. Bien sûr qu’il y  aura des concerts tout au long de l’année, on annoncera cela très prochainement.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?Si la musique qu’on fait vous parle n’hésitez pas à l’écouter en boucle, à nous suivre sur les réseaux. Les artistes ont besoin d’eau fraîche, d’amour et de jolies statistiques  ^^

Merci à Toukan Toukän d’avoir répondu à notre interview !