Unravel prépare son premier album


Qui se cache derrière Unravel et d’où vient l’idée du nom ?Antoine – Guitare : Nous sommes 3 à l’origine du projet, Chris, Florian et Antoine.Nous venons tous les 3 d’un groupe de reprises pop rock, TALES. Lorsque nous avons souhaité publier nos compositions, nous avons préféré créer un autre groupe, dans un souci de clarté et de cohérence, car le style de nos créations était plus sombre et plus agressif.Unravel signifie « démêler » en anglais. Nous avons choisi ce nom car nous avons dissocié le projet « compositions » du projet « reprises », qui avait pris une direction trop différente. 

Pouvez-vous nous présenter votre premier album et son univers ?Antoine – Guitare : Cet album a mis un temps considérable à voir le jour, certains morceaux existaient déjà il y a plus de 7 ans. De nombreux changements de line up, notamment à la batterie, nous ont fait perdre un temps fou. Les chansons les plus anciennes ont donc beaucoup mûri, alors que d’autres plus récentes sont plus fraîches disons.L’univers est un mélange de nos influences respectives qui sont extrêmement variées.Mais la note dominante reste la mélancolie, une côté sombre, et une énergie que l’on tente de garder brute.

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d’inspiration ?Antoine – Guitare : Nous sommes 3 compositeurs, avec nos sensibilités respectives.L’un d’entre nous propose un morceau, un riff, une idée, et nous travaillons la matière ensemble.Chris notre chanteur est très influencé par Radiohead, Muse, Archive ou Sigùr Ros, Florian, bassiste et pianiste, la musique classique et la pop avec des groupes comme Coldplay, les Beatles, et pour ma part j’apporte une touche plus Métal et je puise mon inspiration dans des groupes comme Avenged Sevenfold, Alter Bridge, Gojira ou encore Leprous.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?Antoine – Guitare : Nous avons une base classique basse/batterie/guitare électrique, avec en plus une guitare Folk. On retrouve sur certains morceaux du piano et/ou une section cordes.

Souhaitez vous nous parler des enregistrements en studio ?Florian – Basse et Piano : Pour enregistrer l’album en studio, nous avons choisi de travailler avec Jaff qui est ingénieur du son et producteur.Il fait partie de notre entourage depuis déjà plusieurs années mais c’est surtout quelqu’un de très expérimenté, notamment grâce à son parcours au sein de EMI à Los Angeles. Sans oublier que l’on savait dores et déjà qu’on allait partager de bons moments et créer une synergie commune, ce qui n’est pas à négliger lorsque l’on a doit atteindre des objectifs fortement soumis à des contraintes de temps.C’est d’ailleurs Jaff qui nous a proposé l’idée d’enregistrer les batteries, les basses et les guitares acoustiques au studio Besco à Tilly (78).Ce studio est tout simplement fabuleux, un vrai musée ! On a passé trois jours dans un cadre exceptionnel à en prendre plein les yeux étant donné la qualité, la rareté et la diversité du matériel présent sur place.Lors des écoutes des premières versions de mixage, on s’est rendu compte à quel point on entendait la « room » dans laquelle ont été enregistrées les batteries. Cela permet au mix de respirer et d’offrir quelque chose d’agréable à écouter. Enfin c’est notre avis en tout cas.Avec le recul, c’est assez satisfaisant de constater qu’on a fait les bons choix en enregistrant dans ces conditions et avec cette équipe. Merci encore à Jaff et à Loïc du studio Besco !

?Antoine – Guitare : Nous voulions nous donner les moyens d’obtenir un résultat à la hauteur de nos ambitions, il nous fallait donc investir un minimum dans des moyens d’enregistrement professionnels. Vous trouverez sur notre page KissKiss un graphique expliquant en détail les différents coûts. Il nous est impossible d’assumer totalement ces dépenses sans un petit coup de pouce de notre communauté.

Que souhaitez vous apporter au public avec ce premier album ?Antoine – Guitare : A titre personnel, j’aimerais proposer une œuvre accessible mais riche, originale mais familière, efficace mais pleine de nuances.La musique mainstream moderne manque cruellement de diversité, et nous avons pris soin de construire des morceaux ni trop complexes, ni trop simples, pour que l’auditeur puisse y trouver de l’intérêt, sans se perdre dans des mélodies et des rythmes alambiqués, inaccessibles aux non initiés.

Quels sont vos choix pour la pochette du disque ?Florian – Basse et Piano : Pour ce qui est du choix de la pochette, il me faut évidemment vous parler du graphiste, Damien.L’histoire est assez drôle car Damien et sa sœur ont leur propre salon de tatouage, Arahkun Tattoo, et il se trouve que plusieurs membres du groupe ont été tatoués par leurs soins. Cela fait donc déjà pas mal de temps qu’on se voit pour parler « dessin » entre nous. Damien étant initialement graphiste, le choix tenait plus de l’ordre de l’évidence.Il a donc écouté l’album et nous a fait plusieurs propositions très différentes les unes des autres. Il y a eu de nombreux débats en interne car vous savez, les goûts et les couleurs. On s’est finalement accordés sur le fait qu’il fallait lui faire confiance et choisir la proposition qui lui paraissait la plus adaptée au projet.Pas de regrets car on est très contents du résultat final. Lui aussi a fait du super travail et a été très patient avec nous. Un grand merci à lui !

Comment imaginez vous le clip qui sortira ?Florian – Basse et Piano : L’idée de faire un clip avec l’un des morceaux, en l’occurrence King for a Line, a fait son chemin assez vite. En effet, il se trouve que je travaille dans l’audiovisuel, sur des programmes de télévision majoritairement, mais mon plaisir c’est de filmer des projets en lien avec la musique.J’ai donc proposé aux gars du groupe de prendre la main et de monter une équipe de tournage autour de ce projet.On est tombé d’accord sur le fait qu’on ne voulait pas vraiment apparaître à l’image et qu’on voulait quelque chose d’un peu différent de ce qu’on voit en ce moment. Je veux dire quelque chose de très découpé au montage, de très dynamique, avec beaucoup d’effets de caméra et de lumière qui donnent parfois l’impression que l’attention du spectateur doit être maintenue à tout prix.Actuellement, on travaille sur la finalisation de la préproduction du tournage pour mettre à plat l’écriture, le découpage technique et la logistique générale du tournage. Des points restent encore à affiner mais ce qui est certain c’est que le clip portera sur une chorégraphie et que l’ambiance globale sera relativement contemplative.Suite à la fermeture du lieu dans lequel on devait tourner en novembre, nous cherchons un nouveau décor pour permettre à ce projet d’éclore dès que possible. On vous tient informés sur le sujet.

Des vinyles sont prévus. Que représente ce support pour vous ?Chris – Chant : C’est un choix de cœur mais aussi économique pour être totalement honnête.De cœur car c’est un format que nous affectionnons pour son aspect physique. Au-delà de sa fonction première, la pochette d’un vinyle nous apparaît comme un objet de décoration, de collection. Nous avons nous-mêmes nos platines et nos petites collections respectives au sein du groupe.Et nous pensons que c’est pour ces mêmes raisons que le marché du vinyle fait un retour en force depuis quelques années. Il vient reprendre la place de celui du CD qui se meurt progressivement depuis l’arrivée du format dématérialisé et des plates-formes de streaming musicales.Si nous avions la possibilité de faire une sortie en format physique, le choix est donc évident pour nous.Que peut-on savoir de la résidence prévue en février 2023 ?Chris – Chant : La résidence que nous prévoyons a pour but de construire toute la partie jeu de scène. Un concept se dessine depuis quelques temps et des créations dédiées au live sont prévues.C’est un travail qui nécessite beaucoup de réflexions et de remises en question et donc du temps.Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?Chris – Chant : Des concerts sont évidemment prévus. Comme pour beaucoup d’artistes, pour nous l’expérience se vit réellement face au public. Nous avons l’habitude de régulièrement nous produire avec notre première formation « Tales » et c’est quelque chose que nous attendons impatiemment avec Unravel.Les premières dates annoncées dépendront de la finalisation du travail de mise en scène.Nous avons encore du pain sur la planche.Que souhaitez-vous dire pour terminer ?Chris, Florian et Antoine : Nous avons mis toute notre passion, notre énergie et des milliers d’heures dans cet album, et nous espérons de tout cœur qu’il saura trouver son public.Merci pour votre intérêt pour le projet, n’hésitez pas à nous donner votre avis personnel ! Un premier morceau est dispo sur la page KissKiss.

Merci à Unravel d’avoir répondu à notre interview !