Vaccination contre la variole du singe : « Il faut aller beaucoup plus vite à Paris », prévient l’adjointe à la s...


« On montre progressivement en puissance mais il faut aller beaucoup plus vite. » Anne Souyris tire la sonnette d’alarme. Dans un courrier envoyé ce vendredi à l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, l’adjointe à la maire de Paris en charge de la santé publique souligne la nécessité « d’apporter une réponse beaucoup plus massive aux inquiétudes manifestées par les acteurs de santé communautaire, les associations LGBTQI + ainsi que les personnes, habitantes et habitants de Paris, craignant d’être exposées au virus Monkeypox, présent sur le territoire français depuis presque trois mois. »Cette maladie infectieuse, également appelée variole du singe, se transmet, entre autres, lors des rapports sexuels. Elle peut provoquer de fortes fièvres mais aussi des éruptions cutanées accompagnées de ganglions. Hors hôpitaux où l’on vaccine principalement les cas contacts, moins de 1 000 doses de vaccin par semaine sont actuellement administrées à Paris contre ce virus. « Dans ce contexte d’accélération épidémique, il faudrait être en mesure d’arriver à 10 000 très rapidement », estime l’élue.

Environ 150 000 personnes à vacciner en Île-de-France

Les personnes intéressées pourront prendre rendez-vous via Doctolib sur des plages allant de 9 heures à 18 heures du lundi au vendredi et de 9 heures à 13 heures le samedi des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles). « Mais rien qu’avec les personnes qu’ils suivent déjà dans leur file active, les créneaux sont saturés », assure Anne Souyris.

Vaccination contre la variole du singe : « Il faut aller beaucoup plus vite à Paris », prévient l’adjointe à la s...

Des difficultés pour recruter des médecins et des infirmiers

Pour vacciner plus et plus vite, la Ville souhaiterait ouvrir des centres de vaccination dédiés. Problème  : il faut pour cela recruter des médecins et des infirmiers. « Or, nous sommes en période de vacances, les personnels soignants sont épuisés et nous sommes toujours en période de Covid », liste Anne Souyris. À cela s’ajoutent des « tarifs pas suffisamment attractifs » et « un processus de recrutement administrativement très lourd ». « Il faudrait simplifier tout cela sur le modèle de ce qui avait été mis en place pour le Covid, plaide Anne Souyris. C’est à l’État de décider de ça. »Autre motif d’inquiétude  : le nombre de doses de vaccin disponibles. « L’ARS assure qu’il y en a suffisamment mais nous n’arrivons pas à avoir de chiffres, s’inquiète l’adjointe. S’il y en a assez, nous pouvons mettre en place des vaccinodromes pour tous les gens qui souhaitent être protégés contre cette variole. Mais si le nombre de doses n’est pas suffisant, il faut savoir quel public nous priorisons, sur quels critères, etc. Et encore une fois, c’est à l’État de décider. »Pour tous ceux qui aimeraient en savoir plus sur le diagnostic, sur les symptômes ou sur la vaccination, la ligne d’écoute « Monkeypox Info Service » a été ouverte la semaine dernière. Porté par Sida Info Service, ce dispositif d’écoute anonyme et gratuit permet de répondre à toutes les questions autour de la variole du singe. Il est accessible tous les jours de 8 heures à 23 heures, au numéro vert 0 801 90 80 69.