Vaccination : délai réduit pour AstraZeneca, avis favorable pour les 16-17 ans


17 :34

Trois avis ou recommandations attendent les ministres de la Santé, en provenance de la task force vaccination ou du Conseil supérieur de la Santé.

Vaccination : délai réduit pour AstraZeneca, avis favorable pour les 16-17 ans

C’est le cas depuis le lancement des opérations. La campagne de vaccination belge suit une stratégie évolutive, s’adaptant aux événements et aux leçons tirées des données qui s’empilent au fur et à mesure que les vaccins sont injectés de par le monde.

Délais raccourcis pour AstraZeneca

La situation est la suivante, pose Sabine Stordeur, project manager au sein de la task force vaccination. En Belgique, selon les bases de données, 948.342 personnes ont reçu leur première dose d’AstraZeneca, un processus qui a démarré début mars. Conséquence logique : la tournée des secondes doses a débuté le 3 mai et se poursuivra jusqu’en juin; pour l’heure, on comptabilise 1.799 secondes doses signées AstraZeneca.

948.342

premières doses d’AstraZeneca injectées

En Belgique, depuis début mars, pas loin d’un million de premières doses d’AstraZeneca ont été injectées. La tournée des secondes doses a débuté le 3 mai, avec, pour l’heure, 1.799 injections enregistrées dans les bases de données.

Entre les deux, douze semaines, soit l’écart maximum autorisé – le plancher étant fixé à quatre semaines. Un choix qui avait été établi parce qu’assurant le meilleur taux de protection et permettant de toucher au plus vite le plus de personnes.

« Les intervalles de confiance se chevauchent. Ce qui signifie que la différence de protection entre huit et douze semaines n’est statistiquement pas significative. »

Sabine Stordeur

Project manager au sein de la task force vaccination

Bruxelles, Flandre et Wallonie auront épuisé le réservoir des personnes de 41 ans ou plus à vacciner, ce qui relèguera ce vaccin au placard. Et parce que son taux d’efficacité avec un délai de huit semaines entre les deux injections est à peine inférieur à celui affiché après douze semaines. « En fait, les intervalles de confiance se chevauchent, souligne Sabine Stordeur. Ce qui signifie que la différence de protection entre huit et douze semaines n’est statistiquement pas significative. »

Une considération encore. « Pas mal d’échos nous sont revenus, comme quoi ce délai de près de trois mois avait tendance à refroidir l’enthousiasme de la population envers la vaccination. » Notamment à l’approche des vacances. Autant de raisons qui ont poussé la task force à recommander de ramener ce délai à huit semaines – ce que Bruxelles a déjà annoncé, dans son coin, en ce début de semaine. Une proposition qui devrait être au menu d’une CIM électronique en ce vendredi fin de journée.

« Pas mal d’échos nous sont revenus, comme quoi ce délai de près de trois mois avait tendance à refroidir l’enthousiasme de la population envers la vaccination. »

« Tout ce qui peut contribuer à lever l’hésitation vaccinale doit être mis en œuvre », commente Sabine Stordeur. Une précision, toutefois. Cet intervalle raboté ne vaudrait que pour les nouvelles invitations, et pas pour les vaccinations en cours. Histoire de ne pas devoir reprogrammer plus de 900.000 rendez-vous. « Ce serait un cauchemar pour les centres de vaccination. »

Deux doses pour les anciens « Covidés »

« La norme resterait donc les deux doses. Parce que la vaccination offre une protection plus forte et plus durable dans le temps qu’une infection naturelle. »

Non, a répondu une nouvelle fois le CSS, dans un avis qui sera, lui aussi, soumis à la CIM Santé. Qu’il y ait eu infection ou non, c’est le schéma vaccinal complet qui offre la protection optimale. « La norme resterait donc les deux doses, détaille Sabine Stordeur. Parce que la vaccination offre une protection plus forte et plus durable dans le temps qu’une infection naturelle. Mais, si des personnes souhaitent en rester à une injection, cela relève évidemment d’un choix individuel. » Tout en sachant que si certificat vert il devait y avoir, celui-ci ne pourrait renseigner qu’un schéma vaccinal complet.

Feu vert pour les 16-17 ans

Une position qui doit encore être débattue par les ministres de la Santé avant de devenir effective.

Le résumé

  • La task force vaccination recommande d’abaisser le délai entre deux injections d’AstraZeneca de douze à huit semaines.
  • De son côté, le Conseil supérieur de la Santé est d’avis qu’il faut conserver un schéma vaccinal complet pour les personnes ayant déjà été infectées par le coronavirus.
  • Enfin, il se prononce en faveur de la vaccination des 16-17 ans avec le vaccin Pfizer/BioNTech.
  • Aux ministres de trancher, à présent.