« La victoire nous a fait du bien »  


Au lendemain du succès des Bleus contre l’Australie (4-1), le défenseur de Bayern Munich est revenu, mercredi en conférence de presse, sur l’importance de bien débuter et sur sa première en Coupe du monde. « Que pensez-vous d’Olivier Giroud, co-meilleur buteur de l’histoire des Bleus (51, comme Thierry Henry) ? C’est un grand leader, il nous parle beaucoup et nous donne des conseils. Je suis très content qu’il ait pu marquer hier et j’espère qu’il va nous mettre encore plein de buts.

 Aviez-vous une pression particulière hier pour vos débuts en Coupe du monde ? J’essaie de ne pas me mettre de pression mais c’est sûr, c’était mon premier match de Coupe du monde. Ce n’est pas donné à tout le monde, beaucoup de joueurs auraient aimé être à ma place. J’ai tenté de le prendre comme un match comme les autres.

Il fallait bien commencer. L’équipe a bien fonctionné et je suis très heureux de ma performance. J’ai tout donné sur le terrain.

 Le compte-rendu de France-AustralieVos premières performances en Équipe de France avaient suscité des critiques… Comment les aviez-vous vécues ? (Il sourit) Dans tous les métiers, on est critiqués. J’essaie de me concentrer sur mes performances, de ne pas trop écouter les critiques. J’aime bien quand on me dit que j’ai fait une faute, comme ça j’essaie de la corriger, de m’améliorer.

Je suis à l’écoute et j’en veux toujours plus. Votre qualité de relance est au-dessus de la moyenne et cela vous a parfois valu des critiques en sélection quand vous preniez des risques. Pourquoi n’avez-vous pas voulu changer votre jeu ? C’est mon jeu d’essayer de casser des lignes.

Je vais vite vers l’avant pour créer un équilibre. C’est sûr que c’est un risque, j’essaie d’en prendre moins et je pense que je le fais très bien. J’espère continuer à être performant.

 Vous avez réalisé une très bonne performance dans l’axe gauche de la défense centrale. Avec la blessure de Lucas Hernandez, il ne reste plus que Théo Hernandez comme latéral gauche. Pourriez-vous dépanner à ce poste ?  D’abord, je suis très triste pour Lucas, c’est un joueur important pour nous.

Je l’ai vu, je lui ai dit qu’il fallait garder le moral. Je sais qu’il va revenir vite, c’est quelqu’un qui travaille dur. Au poste de latéral gauche, il vaut mieux mettre Ousmane (Dembélé) ou (Kingsley) Coman que moi (il rigole) ! Il faudrait poser la question au coach (sourire).

Où il me mettra, je donnerai le maximum./ FEP / ICON SPORT). Dans quel secteur, pensez-vous avoir progressé depuis votre arrivée au Bayern ? Comme je l’ai dit : je suis à l’écoute et j’ai beaucoup travaillé sur moi-même.

Aujourd’hui, je me sens très bien avec le Bayern ou en Équipe de France. J’essaie de m’adapter le plus possible. Hier, on l’a vu, j’ai répondu présent.

On est tous très heureux de cette première. Il ne faut pas se reposer sur la victoire, on n’est pas encore qualifiés, il y a le Danemark et la Tunisie à préparer : on va tout faire pour aller chercher le succès. La gestion des émotions : mieux gérer ces matches en bleu.

Je me souviens par exemple de ma première sélection où j’ai marqué un but et on a gagné. Le plus important, c’est de se remettre en question, je sais que je n’ai pas toujours été performant mais l’essentiel, c’est maintenant. J’essaie de ne pas regarder derrière mais plutôt d’aller de l’avant.

Je suis un travailleur, j’espère continuer à être performant. 

« Ah, Kylian, il vaut mieux être dans son équipe ! Après, je ne pense pas au match contre le PSG, c’est dans très longtemps. Ce qui m’intéresse là, c’est le Danemark » 

Quelles impressions vous a fait Kylian Mbappé hier ? Pensez-vous à vos retrouvailles dans quelques mois en Ligue des champions ?  Ah, Kylian, il vaut mieux être dans son équipe ! Après, je ne pense pas au match contre le PSG, c’est dans très longtemps.

Ce qui m’intéresse là, c’est le Danemark. Kylian Mbappé est un très grand attaquant, il marque des buts et je suis heureux de pouvoir jouer avec lui. Quel regard portez-vous sur votre parcours atypique ? Partir à 16 ans à l’étranger, il faut le faire.

Je suis très fier, passer par Valenciennes, Salzbourg, Leipzig, c’est un beau parcours. J’ai senti que je progressais chaque année. Je ne regrette rien aujourd’hui et je suis content de cette trajectoire.

 Le succès contre l’Australie a-t-il libéré l’équipe pour la compétition ? La victoire nous a fait du bien parce que bien démarrer est très important dans ce genre de compétition. On ne va pas se reposer sur le succès d’hier car le Danemark nous attend et on va tout faire pour gagner. C’est une grande équipe, on a déjà eu des difficultés contre eux et on va essayer de trouver la solution pour chercher la victoire.

 Raphaël Varane vous-a-t-il parlé avant la rencontre à vous et Ibrahima Konaté ? Raphaël Varane me donne beaucoup de conseils. C’est un très, très grand défenseur. Il se porte bien, s’entraîne, c’est un joueur important pour nous et j’espère qu’il va pouvoir intégrer le groupe pour le prochain match.

»La fiche de Dayot Upamecano.