Violences policières  : la famille de George Floyd reçue à la Maison-Blanche


La famille de George Floyd attend des actes. Mardi. elle a appelé le Congrès américain à « protéger les personnes de couleur » en votant une loi de réforme de la police. Plus tôt dans la journée, elle avait eu une rencontre hautement symbolique avec le président Joe Biden.

« Si vous pouvez faire une loi fédérale pour protéger un oiseau, le pygargue à tête blanche, vous pouvez faire une loi fédérale pour protéger les personnes de couleur », a lancé l’un de ses frères, Philonise Floyd, en référence à l’aigle, emblème des Etats-Unis.Joe Biden « veut que la loi soit juste, qu’elle ait du sens, et qu’elle garde intact l’héritage de George », a assuré le neveu de George Floyd, Brandon Williams, alors que le texte soutenu par le président, déjà voté par la Chambre basse, reste bloqué au Sénat.

Symbole

Pour conclure cette visite historique, la famille a levé le poing et scandé le nom de George Floyd.

Son agonie, filmée en direct, a provoqué une mobilisation inédite ; sa supplique (« Je ne peux plus respirer ») s’est transformée en cri de ralliement contre les abus des forces de l’ordre. Derek Chauvin, qui s’était agenouillé sur son cou pendant près de dix minutes, a été reconnu coupable de meurtre. Sa peine sera prononcée le 25 juin.

Biden « optimiste »

Au moment de quitter la Maison-Blanche pour une brève visite dans son fief de Wilmington (Delaware), Joe Biden s’est dit « optimiste » sur la possibilité d’aboutir prochainement à un accord au Sénat sur un texte de loi.Le président avait auparavant salué le « courage extraordinaire » des proches de George Floyd. qui doit apporter des changements profonds dans la police. Reprenant les mots de la fille de George Floyd, Gianna, qui répète que son père « a changé le monde », Joe Biden a assuré  : « Il l’a fait ».

La loi retardée

Lors de son premier grand discours devant le Congrès, fin avril. Mais « le calendrier pour le vote de la loi ne sera pas tenu », a reconnu la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

Cette modification est le point dur de la négociation, les républicains se posant en défenseurs des protections légales des forces de l’ordre.