Virginie Efira : «Pour «Revoir Paris», j’ai discuté longuement avec un psychiatre»


Publié23 mai 2022, 12 :43

L’actrice a présenté le film d’Alice Winocour ce week-end au Festival de Cannes. Elle nous a raconté comment elle s’est préparée pour jouer une survivante d’attentat.

Virginie Efira arrive à 11 heures pile ce dimanche 22 mai Il y a un réel besoin.»

Virginie Efira : «Pour «Revoir Paris», j’ai discuté longuement avec un psychiatre»

Virginie Efira, actriceOn retrouve aussi cette thématique dans la série «En thérapie» ou dans les films «Amanda» et «Novembre». Est-il important que la fiction traite ce genre sujet?Bien sûr. Les films peuvent vous expliquer le monde à travers des émotions. J’ai toujours été surprise que le cinéma français ne s’empare pas plus du sujet. Si on compare avec les Britanniques, ils n’ont aucun problème à traiter des thématiques politiques, sociaux et historiques. Il y a un réel besoin. Le fait que ce long métrage répond à une thématique manquante dans le septième art en France rend ce projet encore plus beau. Il est presque pudique et se devait d’être raconté. Je n’ai aucun souvenir d’un film qui laisse la place de cette manière à une personne qui a vécu un attentat.La scène de l’attentat est très intense dans le film. Était-elle aussi forte pour vous sur le plateau?Évidemment. D’abord, car on convoque des émotions pour y croire. Elle a un certain réalisme aussi avec de vrais bruits de kalachnikovs. Certains figurants disaient: «C’est comme si on y était.» Je leur ai vite répondu que non. Nous, on n’y était pas. Juste après il y a un catering et on peut manger un truc. Cela n’a rien à voir avec le fait de le vivre.Quelle était l’idée derrière le look du personnage qui est souvent avec une veste en cuir et sa moto?C’est pour donner au personnage une sorte de force. Sa vulnérabilité est évidente par rapport aux événements. Alice Winocour ne voulait pas quelqu’un qui s’apitoie sur son sort. Elle imaginait une personne solide. Évidemment, c’est une victime, mais qui a une sorte de carapace. La moto permet aussi de voir Paris d’une manière différente. C’est une question d’esthétique.