We Tweak, la plateforme qui rend le contrôle des contenus aux artistes


David Santos et Christian Barbier, deux des quatre fondateurs aux côtés de Filipe Santos et Marcello Bragadin reviennent pour nous sur l’évolution de leur startup, notamment sur la réalisation d’une seconde levée de fonds pour se développer davantage sur le marché européen et international.

Affiches Parisiennes : David Santos, pouvez-vous nous parler de votre startup We Tweak pour laquelle vous envisagez de réaliser une prochaine levée de fonds ?

j’ai pu en former, en développer, les produire sur le marché, et j’ai compris qu’il y avait un vrai besoin de changer le système. J’ai moi-même travaillé pour ceux qui sont aujourd’hui nos concurrents en termes de distribution de contenus en ligne. Il y a un vrai manque de compréhension de la part des artistes, tant au niveau du revenu et de la transparence qui leur est accordée, qu’au niveau de l’opportunité qu’il y a sur le marché aujourd’hui, notamment avec l’explosion des réseaux sociaux et toute la demande et opportunités de leviers en termes d’audio et de nouvelles technologies.De nouveaux métiers se sont développés en Europe mais il manque des offres qui correspondent à la demande du marché. C’est pour cette raison que nous avons développé, il y a quatre ans, le projet qui aujourd’hui s’appelle We Tweak. Il permet aux créateurs de contenus de les distribuer, donc des échantillons sonores, des bibliothèques audios, mais aussi des formations pour démocratiser l’accès au savoir de la composition et de la production musicale, avec un modèle beaucoup plus transparent et personnalisé pour nos utilisateurs. Aujourd’hui, la plupart des sites internet de distribution et différents labels proposent des rapports après six mois seulement, ce qui implique pour l’artiste d’attendre très longtemps avant de recevoir un premier revenu sur ce qui est distribué et parfois, symbolique. Grâce à We Tweak, nous proposons de rétribuer entre 50 et 80 % des revenus issus de la distribution directement aux artistes et créateurs de sons, avec des rapports 100 % transparents et automatisés. L’un des objectifs de We Tweak est de rendre le contrôle aux artistes sur leurs contenus.

We Tweak, la plateforme qui rend le contrôle des contenus aux artistes

A.- P. : Ça va donc être un booster de la créativité musicale ?

?

C. B. : Je suis né dans l’innovation, dans une région qui est tournée vers l’exportation et la micro précision. J’ai fait partie de plusieurs conseils d’administration, dont celui d’un incubateur de startups technologiques. J’ai fondé ma propre société d’appui à la création de valeur, qui peut être amenée, comme c’est le cas pour We Tweak, à investir ou à être membre d’un conseil administration pour appuyer des startups ou PMI à fort potentiel international à réussir au niveau technologique, nouer des partenariats ou obtenir des financements, par la création de dynamiques ouvertes et collaboratives.

A.- P. : Vous avez déjà effectué une première levée de fonds ?

C. B. : Grâce au Prix d’innovation gagné l’année dernière, 150 000 euros ont été accordés à la startup, ce qui a permis de changer de nom, de préparer une structuration et de lever 1 million d’euros en trois semaines. On a ainsi pu se concentrer sur le développement technologique de la plateforme. Suite à ces premières années de test-marché, nous avons réussi en 12 mois à mettre sur pieds une plateforme « serverless », fiable, sécurisée et scalable à l’échelle internationale, qui, si le marché répond rapidement, pourra héberger plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’utilisateurs. We Tweak a déjà des clients dans 150 pays à l’échelle mondiale.

A.- P. : C’est aussi un grand projet européen, puisque vous avez dans votre advisory board, Jean-Michel Jarre. Ce n’est pas rien !

pourra, depuis l’Europe, déployer un projet d’un média global, ouvert, démocratique. C’est un modèle d’affaires qui est censé remplir les besoins d’une communauté, par le bas, et qui va s’ouvrir à ses utilisateurs.

A.- P. : Qu’attendez-vous de votre prochaine levée de fonds ?

sans attendre qu’on ait réussi à le faire ? C’est la question.

A.- P. : Que pensez-vous que la plateforme va apporter aux artistes français ou aux artistes européens en général ?

A.- P. : Est-ce que vous attendez une aide des Pouvoirs publics dans ce domaine ?

C. B. : L’entreprise recherche avant tout des partenaires financiers qui apportent des compétences et un accompagnement avec différents leviers. Aujourd’hui, nous cherchons des investisseurs stratégiques qui vont nous appuyer à être suffisamment visible sur le marché. Nous sommes en discussion avec France 2030 pour un appui financier et nous préparons un dossier avec la BPI. Nous sommes par ailleurs sur le point d’acquérir des technologies made in France et amies du projet à qui nous offrons des perspectives de marché plus globales et un potentiel de création de valeur depuis la France, Nos partenaires actuels français confirment l’intérêt « public » de We Tweak.

A.- P. : Est-ce que la plateforme ne va pas déranger les maisons de disques ?

D. S. : Non, car nous collaborons déjà avec elles pour, au contraire, leur permettre de créer de nouveaux revenus pour leurs artistes mais aussi pour elles-mêmes, et de pouvoir se développer avec de nouveaux canaux de distribution. C’est vraiment un projet qui est centré sur la rémunération et le pouvoir qu’on veut redonner aux artistes, mais aussi à l’utilisateur. Et les maisons de disques sont aussi des utilisateurs et générateurs de contenus de notre plateforme ouverte.C. B. : Nous invitons tous les membres de la communauté de création de contenus audio à rejoindre la plateforme We Tweak dès son lancement en mars 2023 et sa 1ère version sur le marché, en fonction de leurs besoins et de leurs envies. C’est une invitation à faire partie de l’aventure.